PROBLÈME
DE MÉCANIQUE (sur 75 points)
(Les
candidats sont invités à écrire en marge et en regard de chaque réponse le
numéro de la question)
I
Un point matériel M, de masse m, est relié à un point fixe O par une tige
rigide sans masse de longueur a. Le
mouvement de M sera rapporté au repère orthonormé (O,→i,→j,→k) fixe dans un espace
galiléen. La trajectoire du point M dans l'espace est sur une sphère de rayon a et de centre O. L'articulation en O est
sans frottement. La position de M sera donnée par :
→OM=r(→icosϕ+→jsinϕ)+z→k
avec r2+z2=a2
L'accélération de la pesanteur est
donnée par : →g=−g→k, (g>0).
1°
Montrer que la force de réaction m→R
passe par O.
2°
Calculer le moment cinétique de M par rapport à Oz (projection sur Oz du moment
cinétique par rapport à O).
3°
Démontrer que r2˙ϕ=C=Constante.
II
1°
Calculer l'énergie cinétique Ec du
point M.
2°
Quelle est l'énergie potentielle de M (on considérera que l'énergie potentielle
est nulle pour z = 0) ?
3°
Que peut-on dire de l'énergie mécanique totale Em
du point M ?
4°
Donner son expression. On introduira ici la constante K définie par K=2Em/m.
5°
Tenant compte de la relation obtenue en II.4°, et de la relation r2+z2=a2, exprimer K à l'aide de z,˙z
et des constantes a, g, et C.
6°
En déduire que a2˙z2 est
égal à un polynôme de degré 3 en z qui
s'écrit :
a2˙z2=(a2−z2)(K−2gz)−C2=P(z)
7°
En déduire que ˙z s'annule pour
une valeur au moins de z qu'on
appellera z0.[1]
III
On
se propose dans cette partie d'étudier le mouvement et de montrer qu'il se
situe entre deux plans horizontaux.
1°
Justifier qu'en tout point de la trajectoire où ˙z=0, celle-ci est tangente à un
cercle z=cte (parallèle
géographique).
2°
On prendra comme instant initial t=0,
l'un de ceux où cette tangence se produit, avec →v0=r0˙ϕ0→j (r0≠0 et ˙ϕ0≥0)[2] et
avec la position initiale M0 prise dans le plan xOz et définie par :
→OM0=r0→i+z0→k(r20+z20=a2)
Exprimer
les constantes C et K à l'aide des conditions initiales.
3°
Décomposer alors P(z), défini en
II.6°, sous la forme : P(z)=(z0−z)Q(z) et exprimer Q(z) en fonction des conditions initiales.
4°
Montrer qu'une racine z1 de Q(z) et
une seule est comprise entre −a et a.
5°
Exprimer ˙ϕ20 à l'aide de a, g,
z0 et z1. En déduire le signe de (z0+z1) et montrer que la
trajectoire reste comprise entre les plans z=z0 et z=z1.
6°
Montrer que :Q(z)=2g(z1−z)(z−z2) avec z2=−a2+z0z1z0+z1
7°
Quelle est la valeur v0C de
v0 pour que la trajectoire soit
circulaire ? Quelle est la valeur minimale v0E
de v0 pour que, z0 étant négatif, le point atteigne le
plan de l'équateur (z=0) ?
8°
Dans le cas où z0 est négatif,
donner à l'aide d'un dessin les projections sur xOy des trajectoires possibles en fonction
des valeurs de v0 par rapport à v0C et v0E.
IV
On
se propose d'étudier dans cette partie le mouvement du point M au cours du
temps.
1° Pendant
l'intervalle de temps infinitésimal dt,
z varie de dz. Exprimer dt en fonction de dz, de a
et du polynôme P(z).
2°
Quel est le déplacement angulaire dϕ
correspondant à dz ?
3°
On appellera T la durée qui sépare
deux passages consécutifs de la trajectoire à la côte z0 (ou z1) ;
c'est une période temporelle. Exprimer T/2
à l'aide d'une intégrale prise entre z0
et z1.
Soit
Φ la variation de ϕ correspondante pendant le temps T ; c'est la période angulaire.
Exprimer Φ/2 à l'aide d'une
intégrale du même type.
N.B.
- On ne cherchera pas à résoudre les intégrales précédentes.
V
Dans
la suite, on n'envisagera plus que le cas des oscillations de faible amplitude,
c'est-à-dire que z0 et z1 resteront voisins de −a. On posera alors : z=−a+u,
où u est très petit devant a (u/a<<1). Ainsi, u restera compris entre u0 et u1.
Les intégrales introduites en IV.3° se transformeront en intégrales prises
entre u0 et u1, qui deviendront alors calculables
grâce à des développements limités justifiés par les hypothèses énoncées
ci-dessus.
1°
Dans ce but on donnera d'abord un développement limité de (z2−z)−1/2 sous la forme : k+lu, les coefficients k et l
ne dépendant que de a.
2°
Donner un développement limité de 1r2=1a2−z2 sous la forme mu+n, m et n
ne dépendant que de a.
3° Même question pour le produit (z2−z)−1/2×r−2
qui s'exprimera sous la forme pu+q.
4°
Écrire alors l'intégrale qui exprime T
compte tenu des expressions précédentes.
5°
Donner l'expression de C à l'aide de u0, u1,
a et g
(on devra aboutir à une expression simple grâce aux approximations définies en
V.).
6°
Écrire maintenant l'intégrale qui exprime Φ.
VI
En
vue de l'achèvement des calculs, on donne ici les valeurs des intégrales
définies suivantes. Posons pour cela :
In=∫u1u0undu√(u−u0)(u1−u)
avec :
I−1=π√u0u1;I0=π;I1=(u0+u1)π2
1°
A l'aide de ces données, calculer T et
Φ.
2°
Entre deux tangences consécutives de la trajectoire au cercle de rayon r0 (ou r1),
le déplacement angulaire Φ est
voisin de π, dont il s'écarte de ΔΦ. Donner l'expression de ΔΦ.
3° Supposons r0≠r1. Montrer que la trajectoire
est pratiquement elliptique[3] et
que les axes sont animés d'un mouvement de rotation lente dont on calculera la
vitesse angulaire ΔΦ/T. On
prendra T=π√a/g.
4° Considérer le cas où r1=0. Que devient T ? On posera ici α=r0/a. Que remarque-t-on ?
[1] Il
faudrait spécifier que cette racine est comprise entre −a et +a.
[2] Le
problème est plus simple si on suppose ˙ϕ0>0.
[3] Il
serait plus raisonnable de l’admettre.
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