Réponse électronique des agrégats métalliques à une excitation électrique
I-1-b La distribution des électrons ne diffère de la précédente que par le signe de sa charge, de sorte que, dans la partie commune aux deux sphères, E−(M)=ne3ε0MGe.
En appliquant le théorème de superposition, le champ résultant dans cette partie commune sera uniforme et vaudra Et(M)=ne3ε0OGe. Ce champ induit une force identique sur chaque électron, soit f=−ne23ε0OGe, ce qui est compatible avec l’hypothèse de déplacement en bloc des électrons (en fait, s’ils sont initialement déplacés en bloc et abandonnés sans vitesse initiale, leur mouvement continuera à sa faire en bloc) ; ce type de mouvement est appelé mode collectif.
Les électrons étant en nombre égal à N, la force de rappel qu’ils subiront en bloc sera F=−Nne23ε0OGe si on considère que le nombre d’électrons extérieurs à la partie commune est très faible.
I-1-c L’application du théorème de la résultante cinétique au système des N électrons conduit à l’équation Nmed2OGedt2=−Nne23ε0OGe, soit d2OGedt2+ω2MOGe=0, où ω2M=ne23meε0. Le mouvement est donc oscillant à la période TM=1,22fs.
I-2-a Il se produira un phénomène de résonance pour des pulsations proches de wM. La longueur d’onde dans le vide associée à cette vibration est l0=0,366 µm, c’est-à-dire qu’elle se situe dans le très proche ultraviolet.
Pour avoir un agrégat dont le rayon est de l’ordre de la longueur d’onde l0, il faudrait un nombre d’ions de l’ordre de NM=n4π3λ30=5,1109. Pour des agrégats contenant quelques milliers d’ions, on aura donc Rl0, et on pourra considérer que le champ est uniforme sur tout le domaine occupé par l’agrégat.
I-2-b L’équation du mouvement des électrons devient
d2OGedt2+αmedOGedt+ω2MOGe=−eEmmee−iωtez,
le mouvement étant donc la superposition du régime transitoire à une pulsation proche de wM (pseudopériodique amorti si l’amortissement a est suffisamment faible) et du régime forcé à la pulsation w. Puisque, en outre, le moment dipolaire de la distribution s’écrit p=-NeOGe, il vient
d2pdt2+αmedpdt+ω2Mp=Ne2Emmee−iωtez.
Le régime forcé sera donc caractérisé par (−ω2−iαωme+ω2M)p=Ne2Emmee−iωtez, soit p=p0(w)e-iwtez où p0(ω)=Ne2Emme(ω2M−ω2)−iαω.
I-1-c Par définition, Π=E×Bμ0., et, puisque varie harmoniquement, Π=μ0ω4sin2θ16π2r2cp(t)2er. Sa valeur moyenne vaudra donc ⟨Π⟩=μ0ω4sin2θ16π2r2c⟨p(t)2⟩er=μ0ω4sin2θ32π2r2cp(t)p∗(t)er, en notation complexe, et, finalement, ⟨Π⟩=μ0ω4sin2θ32π2r2c|p0(ω)|2er.
La puissance moyenne totale rayonnée par le dipôle est égale au flux du vecteur de Poynting moyen à travers une sphère centrée sur O. Elle vaut donc ⟨P⟩=∫∫◯S(O,r)Π.dS=π∫02π∫0r2Πsinθdθdφ, soit ⟨P⟩=μ0ω412πc|p0(ω)|2.
I-1-d Avec le I-1-b, on peut écrire ⟨P⟩=μ0ω412πcN2e4E2mm2e((ω2M−ω2)2+α2ω2m2e)=σ(ω)12ε0cE2m, où σ(ω)=8π3(Ne24πε0mec2)2ω4(ω2M−ω2)2+α2ω2m2e. La quantité e24πε0 étant le produit d’une énergie par une distance et mec2 étant une énergie, σ a bien la dimension d’une surface.
I-1-e Pour w=wM+δw, on pourra écrire, si wMt≈1, σA=14δω2ω2M+1ω2Mτ2, en ne gardant δw que dans le terme ω2M−ω2 et en écrivant w=wM dans les autres termes. Pour δw=0, on a σ0=(wMt)2A et pour w=0,05wM, σ=σ02, d’où wMt=10, et t=1,95 fs.
L’agrégat est un oscillateur dont les vibrations se font toujours à une pulsation très voisine de wM ; en dehors d’un domaine étroit autour de cette pulsation, le système ne peut être notablement excité (courbe de résonance). La longueur d’onde associée est donc l0=0,366 µm.
Le rayon d’un agrégat sphérique contenant N ions sera R=(3N4πn)13, donc si 10<N<1000, on aura 0,45 nm<R<2,12 nm. Un paramètre d’impact b≈10→20 nm pourrait alors satisfaire à l’approximation proposée (on verra cependant que la part importante de cette approximation est b≈l0).
Le potentiel crée par le dipôle p(t) en un point M de l’espace est, dans l’hypothèse des potentiels non retardés, V=r.p4πε0r3. Pour le proton on aura p=Nea(t), où a(t) représente le déplacement du nuage d’électrons ; on a donc a≈R. De plus |p.rr3|<pr2<pr20≈NeRr20, où r0 est la distance minimale d’approche du proton ; par conséquent, tout au long de la trajectoire du proton, on a |V(rp)|≈NeR4πε0r20.
C’est dans l’hypothèse de potentiels non retardés que joue l’approximation b≈l0 (l’approximation inverse b≈l0 conduisant à la zone d’onde où les champs du I-2-c sont valables) ; la seconde contrainte sur b pour pouvoir faire l’approximation du champ dipolaire est b=re, ce qui est évidemment réalisé si b≈R, mais aussi si bR≈re !.
II-1-b Lorsque p et rp sont colinéaires (et de sens opposés), le champ crée par le dipôle sur le proton vaut Ed=−2pmax4πε0r3per, de sorte que la force que subit le proton est une force centrale attractive. On en déduit que, sous ces hypothèses, la trajectoire du proton est plane et que le moment cinétique et l’énergie mécanique totale du système se conservent.
A l’infini, ce moment cinétique et cette énergie valent L=−mpvpbey et E=12mpv2p ; en rp=r0, ces grandeurs s’écrivent L=−mpr0v0ey et E=12mpv20−epmax4πε0r20. On en déduit que v0=br0vp et que 12mpv2p=12mpv2pb2r20−epmax4πε0r20, d’où epmax4πε0=12mpv2p(b2−r20).
Cette configuration est la “ plus attractive ” car, en réalité, p<pmax et p et rp ne sont pas tout à fait colinéaires. Il en découle que le r0 réel sera plus grand que celui qui est déterminé par la relation précédente et que, pour le mouvement réel, b2−r20<2epmax4πε0mpv2p. Mais on a aussi pmax=NeamaxNeR, donc 0<b2−r20<2Ne2R4πε0mpv2p.
Puisque b>R, il vient, finalement, b2−r20b2≈2Ne24πε0Rmpv2p=e2ε0Ep(N2n6π2)1/3, où Ep est l’énergie initiale du proton en eV. Le majorant est minimum pour les petits agrégats et les grandes énergies, soit N=10 et Ep=100 keV (il prend alors la valeur 3,2 10-4), et il est maximum pour les petites énergies et les grands agrégats, soit N=1000 et Ep=10 keV (il vaut alors 6,8%). On en déduit que dans tous les cas b2−r20b2≈6,8%, soit b−r0b≈3,4%. Le mouvement du proton peut donc être considéré comme étant rectiligne uniforme.
On remarque cependant que le résultat reste valable si b est de l’ordre de R et non pas seulement très supérieur à lui ; donc, tant que Rre, les contraintes sur b pour justifier les calculs précédents peuvent être alors réduites à re≈Rb≈l0.
II-2-a Le proton est caractérisé par xp=b, yp=0 et zp=vpt.
II-2-b La force exercée par le proton sur le nuage électronique s’applique au centre de ce nuage. L’équation du mouvement du nuage sera donc Nme¨re=−Nmeω2Mre+Ne24πε0rp−re‖rp−re‖3.
En posant C=e24πε0me et en remarquant que rpre, on peut simplifier cette équation en ¨re+ω2Mre=Crpr3p. En projection sur les axes, on trouve {¨xe+ω2Mxe=Cb(b2+v2pt2)3/2¨ye−ω2Mye=0¨ze+ω2Mze=Cvpt(b2+v2pt2)3/2.
II-2-c Les conditions initiales imposent ye(t)=0.
Avec les nouvelles variables, on peut écrire ¨xe+ω2Mxe=˙X−iωMX (et de même pour ze), et si on pose X(t)=l(t)exp(iwMt) et Z(t)=l(t)exp(iwMt), les équation scalaires se réduisent à ˙λ(t)=Cbe−iωMt(b2+v2pt2)3/2 et ˙μ(t)=Cvpte−iωMt(b2+v2pt2)3/2. Les conditions initiales sont telles que l(-∞)=m(-∞)0, d’où les solutions λ(t)=Ct∫−∞be−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt et μ(t)=Ct∫−∞vpte−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt.
On a λ(+∞)=C+∞∫−∞be−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt=2C+∞∫0bcosωMt(b2+v2pt2)3/2dt, soit λ(+∞)=2CωMv2pK1(bωMvp), et, de même, μ(+∞)=C+∞∫−∞vpte−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt=2iC+∞∫0vptsinωMt(b2+v2pt2)3/2dt, soit μ(+∞)=2iCωMv2pK0(bωMvp).
II-2-d Les formes asymptotiques de X et Z sont X≈l(+∞)exp(iwMt) et Z≈m(+∞)exp(iwMt) ; les solutions asymptotiques correspondantes pour xe et ze sont donc xe(t→+∞)=2Cv2pK1(bωMvp)sinωMt et ze(t→+∞)=2Cv2pK0(bωMvp)cosωMt. Ce sont des mouvement sinusoïdaux de pulsation wM et le centre du nuage décrit une ellipse dont le grand axe est porté par l’axe x.
II-2-e Les fonctions u2K0(u) et u2K1(u) sont maximales pour u1,5. bvp est le temps que met le proton pour parcourir la distance b. Si l’on admet que le proton n’interagit fortement avec l’agrégat que s’il se trouve à une distance inférieure à b de M0 (point d’approche maximale), la durée de l’interaction sera justement de l’ordre de bvp. Si cette durée d’interaction est du même ordre que la période du mouvement libre collectif des électrons, se produira une résonance entraînant un maximum de l’amplitude du mouvement final ; ceci se réalisera justement pour bωMvp=u 1.
Alors, pour u≈1,5, b≈32ωM√2Epmp, soit b≈1,3 nm.
L’amplitude du mouvement des électrons est alors remax≈2Cv2pKmax=e24πε0EpKmax où Kmax0,5. On trouve donc remax0,14 pm.
On ne peut pas considérer que bR, mais les remarques du II-1-a et du II-1-b montrent que les conditions des approximations faites sont réalisées puisque re≈Rb≈l0.
II-2-f Pour u→∞, K0 et K1 deviennent des équivalents, même si tous deux tendent vers 0. Le mouvement des électrons est alors circulaire de très petit rayon.
Un observateur dans le plan xOz perçoit le mouvement de l’agrégat comme se faisant périodiquement sur une droite ; il recevra donc une onde polarisée rectilignement.
Un observateur situé sur l’axe Oy voit les électrons se déplacer sur un cercle ; il recevra donc une onde polarisée circulairement.
Caractéristiques de l’agrégat
I-1-a Le champ créé par une répartition de charges à symétrie sphérique possède cette symétrie, c’est-à-dire que le champ électrostatique de la distribution s’écrit, en tout point, E(M)=E(r)ur, où r représente la distance du point M au centre O de la distribution. On peut donc appliquer le théorème de Gauss sur des surfaces sphériques centrées sur le point O ; pour des points extérieurs à la distribution cela conduit à E+(r)=Ne4πε0r2ur=neR33ε0r2ur (r>R), et pour les points intérieurs à la sphère de rayon R, E+(r)=Ner4πε0R3=ner3ε0 (r<R).En appliquant le théorème de superposition, le champ résultant dans cette partie commune sera uniforme et vaudra Et(M)=ne3ε0OGe. Ce champ induit une force identique sur chaque électron, soit f=−ne23ε0OGe, ce qui est compatible avec l’hypothèse de déplacement en bloc des électrons (en fait, s’ils sont initialement déplacés en bloc et abandonnés sans vitesse initiale, leur mouvement continuera à sa faire en bloc) ; ce type de mouvement est appelé mode collectif.
Les électrons étant en nombre égal à N, la force de rappel qu’ils subiront en bloc sera F=−Nne23ε0OGe si on considère que le nombre d’électrons extérieurs à la partie commune est très faible.
I-1-c L’application du théorème de la résultante cinétique au système des N électrons conduit à l’équation Nmed2OGedt2=−Nne23ε0OGe, soit d2OGedt2+ω2MOGe=0, où ω2M=ne23meε0. Le mouvement est donc oscillant à la période TM=1,22fs.
I-2-a Il se produira un phénomène de résonance pour des pulsations proches de wM. La longueur d’onde dans le vide associée à cette vibration est l0=0,366 µm, c’est-à-dire qu’elle se situe dans le très proche ultraviolet.
Pour avoir un agrégat dont le rayon est de l’ordre de la longueur d’onde l0, il faudrait un nombre d’ions de l’ordre de NM=n4π3λ30=5,1109. Pour des agrégats contenant quelques milliers d’ions, on aura donc Rl0, et on pourra considérer que le champ est uniforme sur tout le domaine occupé par l’agrégat.
d2OGedt2+αmedOGedt+ω2MOGe=−eEmmee−iωtez,
le mouvement étant donc la superposition du régime transitoire à une pulsation proche de wM (pseudopériodique amorti si l’amortissement a est suffisamment faible) et du régime forcé à la pulsation w. Puisque, en outre, le moment dipolaire de la distribution s’écrit p=-NeOGe, il vient
d2pdt2+αmedpdt+ω2Mp=Ne2Emmee−iωtez.
Le régime forcé sera donc caractérisé par (−ω2−iαωme+ω2M)p=Ne2Emmee−iωtez, soit p=p0(w)e-iwtez où p0(ω)=Ne2Emme(ω2M−ω2)−iαω.
I-1-c Par définition, Π=E×Bμ0., et, puisque varie harmoniquement, Π=μ0ω4sin2θ16π2r2cp(t)2er. Sa valeur moyenne vaudra donc ⟨Π⟩=μ0ω4sin2θ16π2r2c⟨p(t)2⟩er=μ0ω4sin2θ32π2r2cp(t)p∗(t)er, en notation complexe, et, finalement, ⟨Π⟩=μ0ω4sin2θ32π2r2c|p0(ω)|2er.
La puissance moyenne totale rayonnée par le dipôle est égale au flux du vecteur de Poynting moyen à travers une sphère centrée sur O. Elle vaut donc ⟨P⟩=∫∫◯S(O,r)Π.dS=π∫02π∫0r2Πsinθdθdφ, soit ⟨P⟩=μ0ω412πc|p0(ω)|2.
I-1-d Avec le I-1-b, on peut écrire ⟨P⟩=μ0ω412πcN2e4E2mm2e((ω2M−ω2)2+α2ω2m2e)=σ(ω)12ε0cE2m, où σ(ω)=8π3(Ne24πε0mec2)2ω4(ω2M−ω2)2+α2ω2m2e. La quantité e24πε0 étant le produit d’une énergie par une distance et mec2 étant une énergie, σ a bien la dimension d’une surface.
I-1-e Pour w=wM+δw, on pourra écrire, si wMt≈1, σA=14δω2ω2M+1ω2Mτ2, en ne gardant δw que dans le terme ω2M−ω2 et en écrivant w=wM dans les autres termes. Pour δw=0, on a σ0=(wMt)2A et pour w=0,05wM, σ=σ02, d’où wMt=10, et t=1,95 fs.
Réponse de l’agrégat à une excitation électrique
II-1-a Le proton attirera les électrons vers lui, de sorte que lorsque les électrons de l’agrégat seront plus proches de lui que les ions ; les charges des deux systèmes (électrons et ions de l’agrégat) étant les mêmes au signe près, le proton subira une force attractive de la part des électrons plus importante que la force répulsive des ions : il sera donc attiré par l’agrégat.L’agrégat est un oscillateur dont les vibrations se font toujours à une pulsation très voisine de wM ; en dehors d’un domaine étroit autour de cette pulsation, le système ne peut être notablement excité (courbe de résonance). La longueur d’onde associée est donc l0=0,366 µm.
Le rayon d’un agrégat sphérique contenant N ions sera R=(3N4πn)13, donc si 10<N<1000, on aura 0,45 nm<R<2,12 nm. Un paramètre d’impact b≈10→20 nm pourrait alors satisfaire à l’approximation proposée (on verra cependant que la part importante de cette approximation est b≈l0).
Le potentiel crée par le dipôle p(t) en un point M de l’espace est, dans l’hypothèse des potentiels non retardés, V=r.p4πε0r3. Pour le proton on aura p=Nea(t), où a(t) représente le déplacement du nuage d’électrons ; on a donc a≈R. De plus |p.rr3|<pr2<pr20≈NeRr20, où r0 est la distance minimale d’approche du proton ; par conséquent, tout au long de la trajectoire du proton, on a |V(rp)|≈NeR4πε0r20.
C’est dans l’hypothèse de potentiels non retardés que joue l’approximation b≈l0 (l’approximation inverse b≈l0 conduisant à la zone d’onde où les champs du I-2-c sont valables) ; la seconde contrainte sur b pour pouvoir faire l’approximation du champ dipolaire est b=re, ce qui est évidemment réalisé si b≈R, mais aussi si bR≈re !.
II-1-b Lorsque p et rp sont colinéaires (et de sens opposés), le champ crée par le dipôle sur le proton vaut Ed=−2pmax4πε0r3per, de sorte que la force que subit le proton est une force centrale attractive. On en déduit que, sous ces hypothèses, la trajectoire du proton est plane et que le moment cinétique et l’énergie mécanique totale du système se conservent.
A l’infini, ce moment cinétique et cette énergie valent L=−mpvpbey et E=12mpv2p ; en rp=r0, ces grandeurs s’écrivent L=−mpr0v0ey et E=12mpv20−epmax4πε0r20. On en déduit que v0=br0vp et que 12mpv2p=12mpv2pb2r20−epmax4πε0r20, d’où epmax4πε0=12mpv2p(b2−r20).
Cette configuration est la “ plus attractive ” car, en réalité, p<pmax et p et rp ne sont pas tout à fait colinéaires. Il en découle que le r0 réel sera plus grand que celui qui est déterminé par la relation précédente et que, pour le mouvement réel, b2−r20<2epmax4πε0mpv2p. Mais on a aussi pmax=NeamaxNeR, donc 0<b2−r20<2Ne2R4πε0mpv2p.
Puisque b>R, il vient, finalement, b2−r20b2≈2Ne24πε0Rmpv2p=e2ε0Ep(N2n6π2)1/3, où Ep est l’énergie initiale du proton en eV. Le majorant est minimum pour les petits agrégats et les grandes énergies, soit N=10 et Ep=100 keV (il prend alors la valeur 3,2 10-4), et il est maximum pour les petites énergies et les grands agrégats, soit N=1000 et Ep=10 keV (il vaut alors 6,8%). On en déduit que dans tous les cas b2−r20b2≈6,8%, soit b−r0b≈3,4%. Le mouvement du proton peut donc être considéré comme étant rectiligne uniforme.
On remarque cependant que le résultat reste valable si b est de l’ordre de R et non pas seulement très supérieur à lui ; donc, tant que Rre, les contraintes sur b pour justifier les calculs précédents peuvent être alors réduites à re≈Rb≈l0.
II-2-b La force exercée par le proton sur le nuage électronique s’applique au centre de ce nuage. L’équation du mouvement du nuage sera donc Nme¨re=−Nmeω2Mre+Ne24πε0rp−re‖rp−re‖3.
En posant C=e24πε0me et en remarquant que rpre, on peut simplifier cette équation en ¨re+ω2Mre=Crpr3p. En projection sur les axes, on trouve {¨xe+ω2Mxe=Cb(b2+v2pt2)3/2¨ye−ω2Mye=0¨ze+ω2Mze=Cvpt(b2+v2pt2)3/2.
II-2-c Les conditions initiales imposent ye(t)=0.
Avec les nouvelles variables, on peut écrire ¨xe+ω2Mxe=˙X−iωMX (et de même pour ze), et si on pose X(t)=l(t)exp(iwMt) et Z(t)=l(t)exp(iwMt), les équation scalaires se réduisent à ˙λ(t)=Cbe−iωMt(b2+v2pt2)3/2 et ˙μ(t)=Cvpte−iωMt(b2+v2pt2)3/2. Les conditions initiales sont telles que l(-∞)=m(-∞)0, d’où les solutions λ(t)=Ct∫−∞be−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt et μ(t)=Ct∫−∞vpte−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt.
On a λ(+∞)=C+∞∫−∞be−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt=2C+∞∫0bcosωMt(b2+v2pt2)3/2dt, soit λ(+∞)=2CωMv2pK1(bωMvp), et, de même, μ(+∞)=C+∞∫−∞vpte−iωMt(b2+v2pt2)3/2dt=2iC+∞∫0vptsinωMt(b2+v2pt2)3/2dt, soit μ(+∞)=2iCωMv2pK0(bωMvp).
II-2-d Les formes asymptotiques de X et Z sont X≈l(+∞)exp(iwMt) et Z≈m(+∞)exp(iwMt) ; les solutions asymptotiques correspondantes pour xe et ze sont donc xe(t→+∞)=2Cv2pK1(bωMvp)sinωMt et ze(t→+∞)=2Cv2pK0(bωMvp)cosωMt. Ce sont des mouvement sinusoïdaux de pulsation wM et le centre du nuage décrit une ellipse dont le grand axe est porté par l’axe x.
Alors, pour u≈1,5, b≈32ωM√2Epmp, soit b≈1,3 nm.
L’amplitude du mouvement des électrons est alors remax≈2Cv2pKmax=e24πε0EpKmax où Kmax0,5. On trouve donc remax0,14 pm.
On ne peut pas considérer que bR, mais les remarques du II-1-a et du II-1-b montrent que les conditions des approximations faites sont réalisées puisque re≈Rb≈l0.
II-2-f Pour u→∞, K0 et K1 deviennent des équivalents, même si tous deux tendent vers 0. Le mouvement des électrons est alors circulaire de très petit rayon.
Un observateur dans le plan xOz perçoit le mouvement de l’agrégat comme se faisant périodiquement sur une droite ; il recevra donc une onde polarisée rectilignement.
Un observateur situé sur l’axe Oy voit les électrons se déplacer sur un cercle ; il recevra donc une onde polarisée circulairement.