Processing math: 92%

Recherche sur le blog!

Affichage des articles dont le libellé est M. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est M. Afficher tous les articles

Concours Physique Concours Commun M Physique II 1994 (Corrigé)

Deuxième épreuve Physique II. Mines 94.
Première partie.
1.1. chaque composante Ei ou Bi vérifie l’équation différentielle
Δ Ei + (ω/c)2 Ei = 0 (1)
Les composantes tangentielles du champ électrique E sont nulles sur les parois.
Les composantes normales du champ B sont nulles sur les parois.
Par exemple
paroi, X1 = o : E2 = E3 = o B1 = o
paroi, X1 = a1 : E2 = E3 = o B1 = o
1.2. Le champ proposé vérifie les conditions aux limites. L’application de (1) à l’une des composantes de E donne :
ω2/c2 = π2 Σ (mi/ai)2

1.3. div.3. = o (absence de charge dans la cavité) entraîne :
Σ (mi Ei°/ai) = o (2) soit K.E = 0
Le champ électrique est perpendiculaire au vecteur K.
Pour une pulsation donnée le vecteur champ est déterminé par deux vecteurs de base perpendiculaire à K.
Remarquons aussi que la relation 2 impose une relation entre les Ei ; donc le champ dépend de deux composantes seulement.
1.4. Les deux miroirs sont parallèles et supposés infinis.
L’invariance par translation suivant x2 et x3 entraîne que le champ ne dépend que de x1.
Si on ne s’intéresse qu’aux ondes qui se propagent suivant x1, alors
E1 = o (champ transverse)
E2 = E°2 sin (m1 π x/a1) exp jωt
E3 = E°3 sin (m1 π x/a1) exp jωt
avec m1 π/a1 = ω/c
L’analogie mécanique est le mouvement d’une corde sans raideur liée à ses deux extrémités.
1.5.
dU ω = (ε°/u) [BB*.c2+ E.E* ]. dτ
Il suffit d’intégrer sur le volume.
1.6.
∫∫∫ B.B* dτ = - (1/jω) ∫∫∫ rot E.B*
= (1/jω [∫∫∫ div (E Λ B*) dτ + ∫∫∫ (E.rot.B*) dτ
rot B* = µo εο ((d*E*/dt) = - jω/c2 E*
d’où ∫∫∫ BB* dτ = - 1/jω [∫∫ (E Λ B*). n ds - jω/c2 ∫∫∫. E.E*
or, sur la surface E = o donc
∫∫∫ BB* dτ = 1/c2 ∫∫∫ ( E.E*) dτ
d’où l’expression :
d U = ε°/2 ( E.E*) dτ = u dτ
u = ε°/2 [ (E1 E1*+ E2E2* + E3E3*)
en prenant une valeur moyenne dans l’espace.
<u > = ε°/16 [ (E°1)2 + (E°2)2 + (E°3)2 ]

1.7.
Dans le domaine visible 400 nm < L < 800 nm, calculons l’ordre de grandeur du volume pour lequel on ait M grand.
V = (λ4/8πdλ) M = 1,3.10-20M
Per exemple si M = 100, V = 10-18 m3
Donc une cavité de côté a = 10-6m, il y a 100 modes possibles.
Deuxième partie.
2.1.1. On peut admettre qu’un miroir sphérique est équivalent à une lentille mince dont l’espace du rayon émergent est caractérisé par un milieu d’indice n = -1.
On peut également considérer que le foyer image et le foyer objet se confondent lorsqu’on replie le milieu émergent d’une lentille sur le milieu incident.
La distance focale de chaque lentille est donc R1/2 et R2/2.
Donc N aller-retours dans la cavité est équivalent à la propagation du rayon lumineux dans N motifs {L1 - L2 } , les deux lentilles sont distantes de L.
2.2.1.
α1 (p) = tan α1 (p) = (y2p - y1p) /L.
α2 (p) = (yp+11 - yp2) /L.
2.2.2. soient deux points conjugués A et A’ (A’ est virtuel) sur l’axe.
1/O1A’ - 1/O1A = 1/f’1.
avec α2(p-1) = - y1p/O1A α1p = - yp1/O1A’
d’où α1p - α2p-1 = - y1p/f’1 α2p - α1p = - y1p/f’2.
2.2.3. A partir de 2.2.1. et 2.2.2. , on obtient :
y2p-1 + y2p+1 + (2-u1 u2) y2p = o
soit f’1 f’2 (y2p-1 + y2p+1) + [ 2L (f’1+f’2) - 2f’1f’2 - L2] y2p = o
2.3.1. α1 (p+1) = (y2p+1 - y1p+1 )/L α1 (P) = (y2p - y1p)/L.
d’où y2p+1 - y1p+1 = - y2p + y1p
y2p+1 = - y2p
d’où α1 (p)- α2 (p)=( y1p - y2p + y1p+1 - y2p )= - (2 y2p/L) = - (y1p/f’2)
d’où f’2 = L/2
De même, on montre que les 2 conditions entraînent y2p+1 = - y2p
y2p - y1p - y1p + y2p-1 = - 2 y1p /L = - y1p /f’1
d’où f’1 = L/2.
La construction est classique. Remarquons que
F’1(p) = F2 (p) ; F’2 (p) = F1 (p+1)
F’1 (p+1) = F2 (p+1)

2.3.2. Les distances focales sont égales ; les foyers sont confondus.
Donc, C2 confondu avec S1 et C1 avec S2 .
Cavité confocale : S1 C1 = - S2C2 = L.
2.3.3. On trouve facilement que A et A’ sont confondus après un aller et retour.
2.3.4. En étudiant la progression selon la méthode du 2.3.1., on obtient
. après un aller-retour A’B’ = - AB
. après deux aller-retours A’B ’’ = AB.
On peut aussi le montrer par les relations classiques.
Relation des sinus d’Abbe AB. α = - A’B’ . α’.
AB -- M1 -- A1 B1 -- M2 -- A’B’.
Relation de Newton : FA. FA1 = f2 FA’.FA1 = f2
donc FA=FA’ AB = -A’B’
2.4.1. On remplace dans l’équation
y2p-1 + y2p+1 + (2-u1u2) y2p = o
il vient y2p [4 cos2 (φ/2) - u1u2] = o
donc cos2 φ/2 = u1u2/4
d’autre part o < cos2 (φ/2) < 1.
d’où o < 4 + L2/f’1f’2 - 2L [1/f’1 + 1/f’2] L4.
D’autre part, y2p doit être telle que son module soit inférieure à D/2 exprimant que les rayons restent confinés.
donc si A et A’ sont des réels, alors (A) + (A’) < D/2
2.4.2. Pour une cavité focale y2p+1 = y2p
Dans ce cas, rien n’est possible que si φ = (2k+1) π
D’autre part, si f’1 = f’2 = L/2 u1 = u2 = o et cos2 φ/2 = o
donc φ = π.
Troisième partie.
3.1.1. Pertes par diffusion et absorption si le milieu n’est pas le vide parfait.
Les miroirs diffractent ; une partie de la lumière est alors envoyée à
à l’extérieur de la cavité.
3.1.2. Un faisceau plan monochromatique λ arrivant sur un miroir plan de côté D
diffracte. La tache centrale est localisée dans un cône d’angle θ =λ/D.
Pour que tous les rayons lumineux situés dans ce cône atteigne l’autre
miroir, il faut que θ < D/L.
soit 1< D2/λL = N.

3.2.1. Les relations écrites traduisent le principe d’Huyghens Fresnel.
Chaque point réémet une onde sphérique dont l’amplitude et la phase dépendent
de l’onde incidente.
Le déphasage j = exp (j. π/2) correspond au passage par un foyer.
3.2.2. Soit la projection P1 sur oz
(P1M)2 = [P1H1 + H1H + HM]2
(P1M)2 = (P1H1)2 + (H1H)2 + (HM)2 - 2 H1P1. HM
(P1M)2 = R’1)2 + (H1H)2 - 2 R’1. R.
Le point P1 appartient au cercle de rayon L,
donc
(H1P1)2 + (Z - L)2 = L2 Z cote du point P1
comme D << L, alors Z << L.
d’où Z ≈ (R’1)2/2L.
P1M2 = R2 + z2 + (R’1)2 [1 - z/L]
P1M = z + [R2 - 2.R. R’1 + R’12 (1- z/L)] /2z
on peut donc écrire :
(1/P1M) (exp jk. P1M) = (1/z) (exp jk z) exp (jk/2z) [R2+(R’1)2 (1-z/L) -2R.R’1
Le principe d’Huyghens entraîne alors l’expression donnée dans l’énoncé.
3.2.3. Evaluons U (P2).
U (P2) = Aγ2/L ∫∫s U(P1) K (P1P2) ds.
or K(P1P2) = exp jk/2L [R’21 - 2R’1.R’2]
car z ≈ L et R ≈ R’2
K (P1P2) ≈ exp - (jk/L) R’1.R’2 = exp - j k/L [x1x2 + y1y2)
d’où U (P2) = Aγ2/L ∫∫s1 [K1 exp [- π(R’1)2/D21] exp - (jk/L) (x1x2+y1y2) dx, dy2
car ds ≈ dx1 dy1.
U (P2) = Aγ2K1/ J (x2). J (y2).
avec J (x2) = ∫x1 exp [- π(x21)/D12 - j k/L (x1x2)]. dx1
à l’intervalle de variation de x1 étant étendue à l’∞.
J(x2) = ∫ exp [- (π/D12 )x12 - jk x2x1/L] dx1
J(x2) = ∫ exp - π/D12 [x1 + jkD12x2/L.2 π]2 . exp - k2D21x22//4πL2 . dx1

d’où J (x2) = exp (- k2d12x22D1/4.π.L2)
d’où U (P2) =Aγ2K1L-1.D21 exp (-k2D12 [x22 + y22]/4. π.2L2)
U (P2) = Aγ2K1L-1.D21 exp - (k2D12.R’2/4. π.L2)
or U (P2) = K2 exp [-π (R’2)2/D22]
d’où k2D12/4. π.L2 = π/D22 soit D1D2 = λL
(D21.A γ2K1) = K2.L
Par permutation des indices on obtient en fait, une troisième relation :
(D22. A γ1K2) = K1.L
il vient γ1. γ2. (A. λ)2 = 1.
3.2.4.
A = J/λ alors γ1. γ2 = - 1
donc exp - 2j.k.L = - 1. alors 2J.kL = (2m+1) π
k = π (2m + 1)/2L + ωm/c
ωm = (2m+1) .πc/2L
En reprenant les relations on obtient
K2 = (-1)m K1D1/D2
soit une cavité oscillant à la pulsation xo moyenne.
ωo - Δω/2 < ωo + Δω/2
Le nombre de mode N dans la cavité est égal au nombre d’entiers satisfaisant à
ω = (2m+1) π c/2L dans la bande de pulsation considérée.
Δω = Δm πc/2L soit N = Δm = 2L Δω/πc
soit N = 2L Δλ/.λ.2
Dans le visible, si on prend L = 1µm comme pour la cavité cubique
Δλ = 400 nm λ = 600 nm
N = 2 modes alors que l’on avait 100 modes pour la cavité cubique.
La cavité confocale est donc plus sélective.

Concours Physique Centrale-Supélec (M, P') 1993 (Énoncé)

Centrale–Supélec, M, P’, 1993 (Physique I)
Énoncé
Ce problème comporte trois parties dont certaines questions peuvent être abordées de façon indépendante. La première partie abordera la propagation d’une onde de courant dans une ligne électrique, la deuxième précisera la structure du champ électromagnétique dans la ligne et la troisième traitera de la transmission d’une onde électromagnétique par une lame conductrice. Les données numériques sont regroupées en fin d’énoncé; on posera j2=1.

Onde de courant dans une ligne électrique

Une ligne électrique sans pertes est caractérisée par son coefficient d’inductance propre linéique et sa capacité linéique, respectivement notées L et C. À l’abscisse x et à l’instant t, on désigne par i(x,t) l’intensité du courant dans la ligne et par u(x,t) la tension entre les deux conducteurs de la ligne (cf. fig. [fig1]).
  1. Établir les deux équations différentielles liant i(x,t) et u(x,t).
  2. [I2] On cherche une solution de ces équations représentant une onde de courant de la forme i(x,t)=I(x)exp(jωt) en notation complexe. Déterminer, dans ce cas, la forme la plus générale de i(x,t) et u(x,t). Exprimer en fonction des caractéristiques de la ligne la vitesse de phase vφ de cette onde.
  3. La ligne, située dans l’espace x<0, s’étend jusqu’en x=0 où elle est fermée sur l’impédance Z0 (cf. fig. [fig2]). Montrer qu’il existe une valeur Zc de Z0, appelée impédance caractéristique de la ligne telle que le rapport u/i devienne indépendant de x. On exprimera Zc en fonction de L et C et on précisera la forme de l’onde dans la ligne. Exprimer dans ce cas la puissance moyenne transportée par l’onde à l’abscisse x. Que se passe-t-il physiquement en x=0?
  4. La ligne s’étend maintenant jusqu’à x=+ mais on branche encore l’impédance Z0=Zc en parallèle sur la ligne à l’abscisse x=0 (cf. fig. [fig3]). On s’intéresse à l’onde de courant dans la partie x<0 de la ligne.
    1. Montrer que cette onde voit en x=0 une impédance équivalente Z1 qui s’exprime très simplement en fonction de Zc.
    2. Définir et calculer le module r du coefficient de réflexion (en courant ou en tension) de l’onde en x=0.
  5. On place enfin sur la ligne précédente un court-circuit en parallèle à l’abscisse x= (cf. fig. [fig4]).
    1. Quelle est la forme nécessaire de l’onde de courant entre les abscisses x=0 et x=?
    2. Montrer qu’il existe une valeur minimale 0 de telle que le courant dans la partie positive de la ligne s’annule en x=0. On exprimera 0 en fonction de la longueur d’onde λ de l’onde de courant dans la ligne. En déduire alors le coefficient de réflexion et la forme de l’onde dans la partie négative de la ligne.

Champ électromagnétique dans la ligne

La ligne précédente est constituée de deux rubans conducteurs parfaits, de faible épaisseur, de largeur a, distants de b, l’espace entre les rubans étant vide (cf. fig. [fig5]). Les rubans sont parcourus par des courants de densités surfaciques js=js(x,t)ex et js et présentent entre leurs faces des densités surfaciques de charge σ(x,t) et σ(x,t).
On étudie les champs E et B uniquement dans l’espace situé entre les rubans et on suppose que ces champs ne dépendent que l’abscisse x du point considéré et de l’instant t. On néglige donc tout effet de bord.
  1. Exprimer, en fonction des constantes électromagnétiques du vide ε0 et μ0 et des densités js et σ les champs E(x,t) et B(x,t) dans l’espace vide entre les rubans.
    On considère à nouveau dans toute la suite de cette partie [PartieII] une onde de courant dans la ligne, d’intensité de la forme i(x,t)=Iexp[j(ωtkx)] en notation complexe, où k est une constante positive et I une constante réelle.
  2. [II2] À partir des équations de Maxwell, exprimer deux relations liant σ(x,t) et i(x,t). En déduire la vitesse de phase vφ de l’onde et montrer que la structure du champ électromagnétique est celle d’une onde plane dans le vide illimité.
  3. Déterminer l’énergie magnétique dϵB d’une tranche d’épaisseur dx de la ligne. En déduire le coefficient d’inductance propre L de la ligne.
  4. Déterminer l’énergie dϵE associée au champ électrique E de la même tranche d’épaisseur dx. En déduire la capacité linéique C de la ligne.
  5. Déduire des résultats précédents l’accord entre les questions [I2] et [II2] du problème quant à la vitesse de phase vφ.
  6. Exprimer le champ E en fonction des dimensions de la ligne et de la tension u(x,t) entre les rubans. Peut-on écrire une relation de la forme E=gradV dans l’espace vide entre les rubans?
    On désire fermer la ligne sur son impédance Zc en introduisant, entre les rubans, à l’abscisse x=0, une plaque conductrice de résistivité ϱ, d’épaisseur e, de largeur a et de longueur b (cf. fig. [fig6]).
  7. On considérera dans cette question que l’épaisseur e est suffisamment faible pour que l’on puisse admettre que le courant traversant la plaque soit réparti de manière uniforme.
    1. Déterminer Zc en fonction de ϱ, e, a et b. Montrer que la résistance Rc d’un carré de la plaque, de côté quelconque, s’exprime en fonction des seules constantes ε0 et μ0. On appellera impédance adaptée au vide cette grandeur Rc dont on donnera la valeur numérique.
    2. On veut réaliser cette plaque avec:
      • du cuivre de résistivité ϱ=1,7108Ωm;
      • du carbone de résistivité ϱ=3,5103Ωm.
      Quel devrait être, dans chaque cas, l’épaisseur e de la plaque? Commenter.
  8. Déterminer le vecteur de Poynting associé à l’onde électromagnétique entre les rubans. Quelle est la puissance moyenne transportée par l’onde? Que se passe-t-il quand l’onde arrive en x=0, la ligne étant fermée par la plaque d’impédance Zc?

Réflexion sur une plaque conductrice

On considère à présent une onde électromagnétique plane dans le vide illimité, de pulsation ω qui a des caractéristiques identiques à celles étudiées dans la partie [PartieII]. On écrira les champs de cette onde:
Ei=E0exp[jω(txc)]eyBi=E0cexp[jω(txc)]ez
c est la vitesse de la lumière dans le vide. À l’abscisse x=0 (cf. fig. [fig7]) on place une plaque conductrice plane infinie, orthogonale à ex, de constantes électromagnétiques égales à celles du vide ε0 et μ0, d’épaisseur e et de résistivité ϱ identiques à celles calculées dans la partie précédente: un carré de côté quelconque de la plaque a donc une résistance Rc adaptée au vide.
  1. Expliquer qualitativement pourquoi il existera pourtant une onde réfléchie sur la plaque. En vous inspirant des résultats précédents et en argumentant votre réponse, pouvez-vous indique sans calculs quel sera le module r du coefficient de réflexion de cette onde sur la plaque?
    On se propose de retrouver ce résultat directement à partir de l’étude des ondes dans le vide et la plaque. Pour ce faire, on rappelle que, moyennant l’approximation ϱε0ω1 supposée ici vérifiée, le champ électrique dans la plaque conductrice est de la forme:
    Eϱ={A1exp(xδ)exp[j(ωtxδ)]+A2exp(xδ)exp[j(ωt+xδ)]}ey
    A1 et A2 sont des constantes déterminées par les conditions aux limites de la plaque et δ une distance caractéristique du conducteur et de l’onde, appelée profondeur de peau, et qui vaut δ=2ϱμ0ω.
  2. Expliquer d’où provient l’approximation indiquée et préciser le champ magnétique Bϱ associé dans la plaque. Justifier l’expression de δ.
    (Ei,Bi) étant l’onde incidente arrivant sur la plaque et (Eϱ,Bϱ) l’onde se propageant dans la plaque, on désigne par (Er,Br) l’onde réfléchie sur la plaque et (Et,Bt) l’onde transmise dans l’espace x>e.
    On écrira Er et Et sous la forme:
    Er=αE0exp[jω(t+xc)]eyEt=τE0exp[jω(txc)]ey
  3. Déterminer quatre relations liant α, τ, A1 et A2.
  4. Montrer que l’approximation précédente implique également qu’on ait eδ. En déduire, après simplifications des relations, la valeur de α.
  5. Que faudrait-il placer, et à quel endroit, pour annuler l’onde réfléchie? On pourra d’abord répondre qualitativement en s’appuyant sur des résultats précédents et démontrer ensuite le résultat recherché.
Formulaire et données numériques:
Formule d’analyse vectorielle rotrotu=graddivuΔu
Célérité de la lumière dans le vide c=3,00108ms1
Perméabilité magnétique du vide μ0=4π107Hm1

Concours Physique Centrale-Supélec (M, P') 1991 Physique II (Corrigé)

Corrigé centrale 91 M-P'
Première partie.
I- Collision neutron-noyau
1/ Conservation de la qdm : mV1=mV2+Mw2V1=V2+Aw2
Conservation de l'énergie:  1/2 mV21= 1/2 mV22+ 1/2 Mw22V21=V22+Aw22
2/ De V1=V2+Aw2, on tire : V22=(V1Aw2)2=V21+Aw222AV1w2cosθ
Soit cosθ=V21V22+A2w222AV1w2=Aw22+A2w222AV1w2=w2V11+A2> 0 donc 0 < θ < π/2
En fonction des énergies :  1/2 mV21= 1/2 mV22+ 1/2 Mw22E1E2= 1/2 Amw22 et E1= 1/2 mV21
Alors cosθ=w2V11+A2=E1E2AE11+A2donc E2E1=14Acos2θ(1+A)2

II- Modèle des sphères dures.
1/ La force de contact passe par le centre d'inertie, donc la vitesse w2 sera dirigé suivant la réaction normale. On en déduit : sinθ=bR1+R2
2/ Le paramètre d'impact peut varier entre 0 et la valeur R1 + R2. Ce qui correspond pour le centre du neutron à
à une cible de surface variant de 0 à (R1 + R2)2.
La probablité de recevoir un impact sur une couronne de rayon : b → b + db est :dP1=2πbdbπ(R1+R2)2
3/ Par définition: <Ln[1Kcos2θ]>b=<Ln[1Kb2(R1+R2)2]>b=R1+R20Ln[1Kb2(R1+R2)2]db
En posant x=Kb2(R1+R2)21K[(1x)Ln(1x)(1x)]K0=1K[(1K)Ln(1K)(1K)+1]
Ce qui donne : 1+1KKLn(1K) cqfd . Il faut que 0 < K < 1 pour que la fonction aît un sens.
4/ On a obtenu E2E1=14Acos2θ(1+A)2=1Kcos2θ avec K=4A(1+A)2< 1 si A > 1
on peut utiliser le résultat précédent : K=4A(1+A)21K=(A1A+1)2
Donc coefficient de ralentissement : γ=<Ln[E2E1]>b=1+(1A2A)2Ln(A1A+1)=
5/ a)La dérivée de γ vaut zéro pour : 0=(1AA){(A1/2+A1/222A)Ln(A1A+1)(1A)(1(A+1))}
Le terme entre crochet ne s'annulant pas, la racine est A = 1. On vérifiera que c'est bien un maximum pour le ralentissement.
b) A-N : 1H (A = 1) γ = 1 ; 2H (A = 2) γ = 0,725 ; 12C (A = 12) γ = 0,158 ; 238U (A = 238) γ = 0,008 ;
III- Application aux ralentissements des neutrons.
1/ Il y a ½ kT par degré de liberté, donc E300K = 3/2kT = 3,9.10−2 eV.
C'est très faible devant l'énergie initiale des neutrons. On peut considèrer les noyaux immobiles, sauf pour les dernières collisions.
2 a/ Avec γ=<Ln[E2E1]>b et en écrivant : EnE0=EnEn1En1En2E1E0Ln(EnE0)=n1Ln(EpEp1)
on a en raisonnant sur les valeurs moyennes : Ln(EnE0)=nγEn=E0eγ
2b/ n=1γLn(E300KE0)d'où 1H : n = 17 ; 2H : n = 24 ; 12C : n = 108 ; 238U : n = 214;
3a/ A une date t : v(t)=2E(t)m, la durée moyenne intercollision est: Δt=λv(t)et le nombre de collisions par unité de temps est : dndt=1Δtdndt=1λ2Em.
3b/ L'équation Ln(EnE0)=nγdonne, en passant à la limite : γdn=Ln[E+dEE]=dEE
soit : γdtλ2Em=dEE ; en posant y=EE0 on a γdtλ2E0m=dyy3/2
3c/ L'intégration conduit à : 2[y1/21]=γλt2E0msoit : E0E=1+γ2λt2E0m
4a/ On calcule d'abord E0E5000 puis avec γ = 0,158 on trouve t = 120 µs .
On a toujours : E0E>>1 donc t=2λγm2E indépendant de E0.
4b/ La distance parcourue pendant dt est : dx=v.dt=dt2Em et on a aussi γdtλ2Em=dEE
donc dx=λγdEEx=λγLnE0E300K on trouve ainsi x = 2,8 m.
On peut remarquer que cette distance corespond à nλ puisque n=1γLn(E300KE0).

Deuxième partie.
1a/ Avec ξu=A1M ⇒ le théorème d'Ampère donneB=μ0I2πξ2kξu
1b/A1M→=(racosθ)ur+asinθuθB=B0ξ2{asinθur(racosθ)uθetξ2=a2+r22arcosθ
1c/ B=B0{asinθξ2=[sinθ+2usinθcosθu2sinθ[14cos2θ]](racosθ)ξ2=[ucosθ2ucos2θ+u2cosθ[34cos2θ]]
2a/ Il faut faire une rotation de π et changer le signe du courant. Soit: B(u,θ)=B(u,θ+π)
2b/ B1r=Br(u,θ)Br(u,θ+π)=2B0[sinθu2sinθ[14cos2θ]]
B1θ=Bθ(u,θ)Bθ(u,θ+π)=2B0[cosθu2cosθ[34cos2θ]]
en linéarisant : B1r=2B0[sinθ+u2sin3θ] etB1θ=2B0[cosθ+u2cos3θ]
3a/ Il faut faire une rotation d'angle − 2π/3 et d'angle +2π/3 .
3b/ Donc Br=B1r(u,θ)+B1r(u,θ2π/3)+B1r(u,θ+2π/3)
Bθ=B1θ(u,θ)+B1θ(u,θ2π/3)+B1θ(u,θ+2π/3)
Or {cos(θ2π/3)+cos(θ+2π/3)=cosθsin(θ2π/3)+sin(θ+2π/3)=sinθon a finalement:
Br=2B0[3u2sin3θ]
Bθ=2B0[3u2cos3θ] donc C=6
4a/ Ligne de champ: d//Bdrrdθ=BrBθdrr=sin3θcos3θdθr3=r30/cos3θ
4b/ ci-contre : allure des lignes de champ.
4c/ Module B(r)=6B0r2/a2,
lignes isomodules B(r) = Cte sur un cercle de centre O
II- Action du champ sur un neutron
1a/ Pour un dipôle donc deux cas possibles : E//=B et E=B
Soit en remplaçant B par CB0r2/a2E//= 1/2 mΩ2r2 et E= 1/2 mΩ2r2
1b/ La force est donnée par : F=gradEp donc F//=mΩ2r et F//=mΩ2r
Pour confiner il faut une force de rappel, seuls les neutrons antiparallèles peuvent être confinés.
2a/ La RFD donne : F//=mΩ2r=md2rdt2+md2zdt2kmΩ2r=md2rdt2etd2zdt2=0
2b/ L'intégration donne :r(t)=A1cosΩt+A2sinΩtA1etA2 sont des constantes.
soit avec les conditions initiales: z=v0t et r(t)=x0icosΩt+u0ΩjsinΩt.
2c/ La trajectoire est une hélice d'axe Oz et de section elliptique.
3a/ Le neutron est confiné si le grand axe de l'ellipse est inférieur au rayon a; x0 étant plus petit que a il faut que:a>u0Ω soit encore :uC=aΩ.
3b/ A-N: uC = 5,9 m.s−1ce qui donne EC = 18.10−8 eV et aussi TC = 1,4.10−3 K
Ce résultat justifie l'appellation neutron ultra-froids.
3c/ La fonction de répartition de Boltzmann permet de calculer la fraction de neutrons qui ont une énergie inférieure à la valeur calculée précédemment:
F=EC012π1(kT)3/2Eexp(E/kT)dE
si T = 300 K << TC on peut simplifier ⇒FEC012π1(kT)3/2EdE=12π1(kT)3/223[E3/2]EC0
Soit finalement : F=34π[TCT]3/25.109 donc extrémement faible.
4/ Les neutrons ont un mouvement de dérive suivant l'axe Oz. or les fils créant le champ magnétique ne peuvent être rééllement infinis. Le confinement n'a lieu que dans la partie centrale du dispositif et se termine lorsque les neutrons sortent du dispositif.
III- Amélioration du confinement

1a/ Pour les neutrons confinés : F//=mΩ2r avec maintenant r=OM=(ρR)uρ+zk
1b/ En cylindriques : a=(¨ρρ˙θ2)uρ+(2˙ρ˙θ+ρ¨θ)uθ+¨zk
1c/ Equations du mouvement : {¨ρρ˙θ2=Ω2(ρR)2˙ρ˙θ+ρ¨θ=0¨z=Ω2z
2a/ Compte tenu des conditions initiales: ¨z=Ω2zz=z0cos(Ωt)+V0ΩsinΩt.
2b/ 2˙ρ˙θ+ρ¨θ=1ρd(ρ2˙θ)dt=0ρ2˙θ=Cte=ρ20ω0 "mouvement projeté sur x0y à force centrale".
2c/ Il reste l'équation en ρ(t): ¨ρρ˙θ2=¨ρ(ρ40ω20ρ3)=Ω2(ρR)
3a/ si ω0 = 0 alors θ = θ0 est constant : ¨ρ=Ω2(ρR)(ρR)=(ρ0R)cosΩt,
c'est l'équation paramètrique (z(t),ρ(t)) d'une ellipse de centre O'.
3b/ si ˙θ=Cte=ω0 alors ρ2=ρ20, la trajectoire est sinusoïde dessinée sur un cylindre d'axe Oz.
La trajectoire sera fermée si la durée d'un tour est un multiple de la période, soit Ω=nω0.
4a/ Si ρ=ρm[1+ε(t)] alors l'équation en ε est :ρm¨ε(ρ40ω20ρ3m)[13ε]=Ω2(ρmR+ρmε)
4b/ La valeur moyenne correspond à ε = 0 : (ρ40ω20ρ3m)=Ω2(ρmR)on a
4c/ Par différence : ρm¨ε+3(ρ40ω20ρ3m)ε+Ω2ρmε=0 soit : ¨ε+3(ρ40ω20ρ4m)ε+Ω2ε=0
ce qui s'intègre en ε(t)=ε0cos(Ωt+φ0) en posant : Ω=3(ρ40ω20ρ4m)+Ω2.
Ce qui donne alors la vitesse angulaire: ˙θ=ρ20ω0ρ2ρ20ω0ρ2m[12ε].
4d/ Les trajectoires sont alors ses oscillations autour des sinusoïdes tracées sur un cylindre. La vitesse angulaire étant elle même oscillante.
5/ La pesanteur entaîne un mouvement de chute selon l'équation z = ½ gt2 qui s'ajoute aux oscillations. Au bout d'une période la "chute" vaut donc : h=2gπ2/Ω2 .
On calcule alors : h = 5,6 mm, ce qui n'est pas négligeable.
___________________________

Concours commun Mines-Ponts (M, P', TA) 1990 Physique I (Corrigé)

Mines–Ponts, M, P’, TA, 1990 (Physique I)
Solutions proposées
    1. L’énergie interne U et l’entropie S vérifient respectivement dU=δW+δQ donc dU=CLdT+(F+h)dL et dS=δQT donc dS=CLTdT+hTdL pour des transformations réversibles; les expressions obtenues relient des différentielles de fonctions et variables d’état, donc ces expressions en sont pas limitées aux seules transformations réversibles et on peut écrire UT=CL, UL=F+h, ST=CLT et SL=hT. On peut alors affirmer le lemme de Schwartz pour les deux fonctions U(T,L) et S(T,L), ce qui conduit aux deux relations CLL=FT+hT et LCLT=ThT, cette dernière pouvant être recopiée sous la forme CLL=hThT. L’identification des deux expressions mène à hT=FT, cette dernière dérivée partielle (calculée à L constant) s’identifie ici à σ, d’où enfin le résultat h=Tσ.

    2. Revenant aux expressions établies ci-dessus, CLL=hThT s’écrit, puisque σ est constant, sous la forme CLL=0.
    3. On revient enfin à l’expression dS=CLTdT+hTdL écrite dS=CLTdTσdL qui s’intègre donc immédiatement en S(T,L)=Sm+CLlnTTmσ(LLm).
    4. Si L augmente à température constante, σ>0 donc ΔST=σΔL<0. Ce comportement est évidemment différent de celui d’un gaz parfait pour lequel l’identité thermodynamique dU=TdSPdV et la première loi de Joule dU=0 si dT=0 permettent d’écrire dS=PTdV donc, au vu de l’équation d’état, dS=nRdVV soit ΔST=nRlnVfinalVinitial>0. Il n’y a rien de surprenant ici puisqu’une augmentation de volume implique une augmentation de l’indétermination sur les positions des molécules de gaz (augmentation du désordre) alors que l’augmentation de longueur d’un fil de caoutchouc se traduit par un alignement des molécules de polymère (diminution du désordre).
    5. À partir de la relation déjà posée dU=CLdT+(F+h)dL on peut, au vu de l’expression h=σT, écrire dU=CLdT+[FmσTm+ρ(LLm)]dL donc U=Um+CL(TTm)+(FmσTm)(LLm)+ρ2(LLm)2 et F=UTS s’en déduit, après regroupement des termes et en fonction de Fm=F(Tm,Lm), il vient F=Fm+[CLSm](TTm)CLTlnTTm+[Fmσ(TTm)](LLm)+ρ2(LLm)2. On remarque alors que si T=Tm, les variations de F sont données par la relation FFm=ρ2(LLm)2; plus généralement, on sait que dF=δWSdT donc, pour une transformation isotherme, dF s’identifie au travail reçu par le fil, opposé du travail qu’il fournit δW=dEp; on peut donc identifier W=ΔF=ΔEp pour cette transformation réversible. La relation Ep=ρ2(LLm)2 identifie un ressort élastique, de longueur à vide Lm et de raideur k=ρ.
    6. Un cycle de Carnot est constitué de deux isothermes et de deux adiabatiques réversibles. L’équation d’une isotherme est FFm=ρ(LLm); c’est donc une droite de pente ρ. L’équation d’une adiabatique réversible (isentropique) est SSm=CLlnTTmσ(LLm) dont on doit éliminer T avec l’équation d’état FFm=σ(TTm)+ρ(LLm); il vient F=Fm+ρ(LLm)+σTm[αexp[σCL(LLm)]1] où on a posé α=exp(SSmCL). La pente de la courbe correspondante est dFdL=ρ+ασ2TmCLexp[σCL(LLm)] donc dFdL>ρ, ce qui permet de tracer l’allure du diagramme de Clapeyron (cf. figure). Le sens de parcours se déduit du caractère moteur du cycle: W=FdL<0 donc le parcours doit être à dL<0 pour les valeurs élevées de F (sens trigonométrique).

  1. Moteur d’Archibald.
      1. OA=OC+CA=aex+Rer en utilisant une base polaire d’angle θ; on en déduit donc (c’est en fait le théorème d’Al-Kashi) OA2=a2+2aRcosθ+R2 donc en se limitant au terme du premier ordre en a/R, OA2=R2(1+2aRcosθ) soit OA=R+acosθ.
      2. La longueur la plus élevée est OA=R+a, au moment où le fil se trouve à l’horizontale (θ=0) à l’entrée dans le bain d’eau chaude; la partie suivante du cycle AB correspond à l’évolution isotherme avec diminution de longueur (c’est donc une droite de pente ρ) jusqu’à atteindre θ=π et la sortie de ce fil en B du bain d’eau chaude. À cet instant on observe une phase de diminution rapide (quasiment instantanée dans le modèle choisi) de la température à longueur constante, donc une diminution de la force donnée par ΔF=σ(T2T1)<0. Le fil est alors passé en C dans l’air et subit une seconde évolution isotherme avec diminution de θ de π à 0 qui l’amène en D, prêt à rentrer à nouveau dans le bain d’eau chaude; pendant la dernière transformation iso-longueur DA, le fil subit une augmentation de la force donnée par ΔF=σ(T1T2)>0. Le cycle est parcouru dans le sens (trigonométrique) moteur selon le schéma ci-dessous.
      1. La relation δQ=CLdTTσdL appliquée à une transformation isotherme réversible AB fournit QAB=2aT1σ; il faut ajouter à ce terme de transfert thermique lors du chauffage iso-longueur DA pour lequel on peut supposer une transformation réversible et écrire QDA=CL(T1T2) et on obtient Q1=CL(T1T2)+2aT1σ.
        Remarquons que, sans supposer une transformation réversible entre D et A, l’expression de U établie plus haut permet d’écrire ΔU=CLΔT à L fixé donc Q=ΔUW s’écrit encore Q=ΔU si on se souvient que, même pour une évolution irréversible, W=FextdL est nul à longueur constante; finalement, le résultat affirmé ci-dessus ne dépend pas de l’hypothèse de réversibilité du changement de température iso-longueur DA.
      2. Les mêmes raisonnements amènent immédiatement à Q2=CL(T2T1)2aT2σ. Le premier principe de la thermodynamique s’écrit, pour un cycle, ΔU=0=Q1+Q2W si W est le travail fourni par le fil lors d’un tour; on a donc W=2aσ(T1T2).
      3. Le travail fourni est égal à l’aire du cycle; l’aire du parallélogramme tracé est le produit de la largeur 2a par la hauteur σ(T1T2), ce qui confirme le résultat W=2aσ(T1T2).
      4. Lorsque le point A se trouve à la position définie par l’angle θ, le moment de la force F est défini par M=CAFF=Fu est dirigé de A vers O; on écrit alors CA=Rer tandis que AO=aexRer donc le vecteur unitaire dirigé de A vers O s’écrit u=aex+RerR(1+aRcosθ) donc, à l’ordre le plus bas, M=aFez qu’on écrit M=Mez avec M=aF(T,L).
        Le moment exercé sur la roue lors du demi-tour entre θ=0 et θ=π (le fil étant dans l’eau chaude) est donc M1=a[Fm+σ(T1Tm)+ρ(R+acosθLm)] et le travail reçu par la roue pendant ce demi-tour est W1=π0M1dθ. De la même manière, lors du demi-tour ultérieur (le fil étant alors dans l’air), M2=a[Fm+σ(T2Tm)+ρ(R+acosθLm)] et W2=0πM2dθ. L’intégration sur un tour complet conduit à W=π0(M1M2)dθ donc W=π0aσ(T1T2)cosθdθ soit ici encore W=2aσ(T1T2).
      5. La définition générale du rendement d’un moteur thermique conduit à poser η=WQ1 donc on en déduit immédiatement η=2aσ(T1T2)CL(T1T2)+2aT1σ.
      1. Le rendement du cycle moteur de Carnot s’obtient en écrivant les premier et second principes sous la forme 0=Q1+Q2W (comme pour le cycle de Stirling) et Q1T1+Q2T2=0 (l’inégalité de Clausius est une égalité dans le cas d’une évolution complètement réversible) donc ηC=1+Q2Q1 s’écrit aussi ηC=1T2T1 ce qui mène à α=11+CL2aσ(1T2T1) qu’on peut aussi écrire α=11+CLηC2aσ. On remarque bien sûr que α<1 donc η<ηC, conformément au théorème de Carnot (voir aussi la question suivante).
      2. On a vu que QDA=CL(T1T2), et de même QBC=CL(T2T1) donc QBCDA=0 donc cet ensemble est adiabatique. Toutefois, un cycle de Carnot doit être complètement adiabatique; les deux évolutions de température en BC et DA sont irréversibles donc le rendement dans un cycle de Stirling est plus faible que le rendement dans un cycle de Carnot.

      1. L’expression ci-dessus du rendement mène à η=1,2105 (valeur intensive donc indépendante du nombre de fils). La puissance moyenne du moteur est P=2NWτ où la durée d’un cycle est τ=2πω (valeur extensive donc proportionnelle au nombre de fils fonctionnant en même temps); numériquement, P=2Nωaσ(T1T2)π=0,51W.
      2. Le débit Dm s’identifie à la masse d’eau remontée par unité de temps d’une hauteur h, avec donc une puissance mécanique consommée P>Dmgh; on a donc Dm<Pgh=5,2103kgs1 en prenant g=9,8ms2; c’est une valeur assez élevée (310 litres par minute) ce qui conduit à recommander l’utilisation de ce appareil, la valeur très faible du rendement étant compensée par le caractère gratuit de la source thermique (on peut imaginer le chauffage de l’eau par le rayonnement solaire par exemple).

Concours commun Mines-Ponts (M, P', TA) 1990 Physique I (Énoncé)

Mines–Ponts, M, P’, TA, 1990 (Physique I)
Le moteur à fils de caoutchouc
  1. Thermodynamique d’un fil de caoutchouc.
    Les paramètres thermodynamiques d’un fil de caoutchouc sont la longueur L, la tension F et la température T. Au voisinage d’une température moyenne Tm, d’une longueur moyenne Lm et d’une tension moyenne Fm, l’équation d’état est linéarisable et prend la forme: F(L,T)=Fm+ρ(LLm)+σ(TTm)ρ et σ sont des constantes positives. Le travail élémentaire reçu quand le fil s’allonge de dL lors d’une transformation réversible est noté δW=FdL. On désigne par CL la capacité calorifique du fil à longueur constante et on note la chaleur reçue dans une transformation élémentaire par: δQ=CLdT+hdL h étant a priori une fonction de T et L. On suppose enfin que CL est indépendant de la température.

    1. À l’aide de l’expression différentielle des deux principes de la thermodynamique, exprimer h en fonction de T et de σ.
    2. Montrer que CL ne dépend pas de L; on dira que CL est une constante.
    3. Donner l’expression de l’entropie du fil, S(T,L), en fonction de la longueur L, de la température T et de Tm, Lm, CL et σ. On posera Sm=S(Tm,Lm).
    4. On tire sur le fil de façon isotherme. Quel est le signe de la variation d’entropie? Déterminer l’expression et indiquer le signe de la variation d’entropie d’une mole de gaz parfait dont le volume augmente de façon isotherme; commenter le résultat obtenu, sachant que le fil de caoutchouc est un polymère constitué de longues chaînes de molécules.
    5. Déterminer l’expression de l’énergie libre F du fil; on posera Fm=F(Tm,Lm); retrouver ainsi qu’à température constante le fil se comporte comme un ressort élastique, dont on déterminera la raideur.
      Pour ce qui suit, on rappelle que dans le diagramme de Clapeyron d’un gaz, le volume est en abscisse et la pression en ordonnée; on conviendra d’appeler ici diagramme de Clapeyron du fil le diagramme où la longueur L est en abscisse et la tension F en ordonnée.
    6. Représenter qualitativement un cycle de Carnot moteur dans le diagramme de Clapeyron en indiquant le sens de circulation sur le cycle. On précisera en outre les relations F(L) associées à des transformations réversibles dans ce cycle.
  2. Moteur d’Archibald.
    Une roue circulaire de rayon R tourne sans frottement avec une vitesse angulaire constante ω autour d’un axe horizontal perpendiculaire au plan de la figure et passant par son centre C. La moitié inférieure de la roue est en équilibre thermique avec un bain d’eau chaude à la température T1, la moitié supérieure est à la température T2 de l’atmosphère (T1>T2). D’un point O fixe, situé dans le plan de la roue, sur l’horizontale passant par le centre C et tel que OC=a, avec a très petit devant R, rayonnent 2N fils de caoutchouc analogues à celui qui est décrit dans la première partie et fixés régulièrement à la périphérie de la roue.
    La position d’un fil particularisé OA étant déterminée par l’angle θ entre OC et CA (figure [fig1]) , les autres fils font avec OC les angles θ+pπN, θ+2pπN (p entier variant de 1 à 2N1) et ainsi de suite. En accord avec l’hypothèse des équilibres thermiques de la roue, on admet que cette dernière tourne suffisamment lentement pour que chaque fil franchissant l’horizontale prenne sa nouvelle température instantanément, c’est-à-dire que l’excursion du fil dans l’atmosphère (ou le bain d’eau chaude) se fait à la température constante T2 (ou T1).

    1. Cycle de Stirling.
      1. Donner l’expression de la longueur du fil particularisé OA en fonction de a, R et θ, en négligeant le terme du deuxième ordre en a/R.
      2. [Q212] Soit A le point du diagramme de Clapeyron correspondant à la longueur et la température la plus élevée; tracer qualitativement le schéma du cycle moteur A, B, C et D décrit par ce fil quand la roue fait un tour (cycle de Stirling).
    2. Rendement.
      1. Donner l’expression de la quantité de chaleur Q1 reçue par le fil OA de la part de la source chaude, en fonction de T1, T2, σ, CL et a.
      2. Donner de la même manière l’expression de la quantité de chaleur Q2 reçue par ce fil de la part de la source froide et en déduire le travail fourni lors d’un tour de roue.
      3. Retrouver directement l’expression de ce travail à partir de la considération du cycle de la question [Q212].
      4. Donner, en négligeant toujours le terme du deuxième ordre en a/R, l’expression du moment M par rapport à C de la tension du fil appliquée à la roue. Retrouver ainsi l’expression du travail reçu par un fil pour un tour de roue.
      5. [Q225] Exprimer le rendement η du système au cours d’un cycle en fonction de T1, T2, σ, a et CL.
    3. Performances.
      1. Soit ηC l’expression du rendement de Carnot d’un moteur ditherme travaillant entre une source chaude à la température T1 et une source froide à la température T2; exprimant le rendement η de la question [Q225] sous la forme η=αηC, donner l’expression de α.
      2. L’ensemble des transformations (BC et DA) est-il adiabatique? Expliquer qualitativement pourquoi le rendement dans un cycle de Stirling est plus faible que le rendement dans un cycle de Carnot.
    4. Applications numériques.
      On adoptera les valeurs numériques suivantes: T1=340K, T2=300K, a=2cm, σ=102NK1, CL=3,3JK1, 2N=32 et ω=2πrads1.
      1. Calculer les valeurs numériques respectives du rendement et de la puissance du moteur.
      2. On désire utiliser ce dispositif pour pomper de l’eau dans le désert, la nappe étant à une profondeur de 10m. Quel serait le débit de la pompe ainsi constituée? Recommanderiez-vus l’utilisation d’un tel appareil?

Concours Physique Centrale-Supélec (M) 1988 (Corrigé)

Corrigé de physique I M du concours de Centrale 1988

I.a)

mdvdt=qvB.

I.b)

Notons ω=qBm=εωc ; nous utiliserons la notation ω dans la suite à la place de la notation εωc de l’énoncé.
(1)˙vx=ωvy(2)˙vy=ωvx(3)˙vz=0

I.c)

D’après l’équation (3), vz=v//0 est constant au cours du temps.
Posons u=vx+ivy ; en formant la combinaison (1)+i(2), ˙u=iωu, d’où, compte tenu de u(0)=v0 , u=v0exp(iωt).

I.d)

Soit r=x+iω=udt=iv0ωexp(iωt)+cste.
La particule a un mouvement hélicoïdal uniforme qui résulte de la composition de deux mouvements : un mouvement circulaire de rayon ρL=|v0|ωc avec la vitesse angulaire ω dans un plan perpendiculaire au champ magnétique, le centre G de ce cercle décrivant un mouvement

 rectiligne uniforme de vitesse v// parallèle au champ magnétique.

I.e)

Pour un électron :
ωc=eBm=1,6×1019×59,1×1031=8,79×1011rad.s1v=2Em=2×1,6×10159,1×1031=5,93×107m.s1ρL=vωc=6,75×105m
Pour un proton :
ωc=eBmH=1,6×1019×51,67×1027=4,79×108rad.s1v=2EmH=2×1,6×10151,67×1027=1,38×106m.s1ρL=vωc=2,89×103m


II.a)

mdvdt=qvB+qE.
 (4)˙vx=ωvy+qExm(5)˙vy=ωvx(6)˙vz=qEzm
D’après l’équation (6), vz=qEzmt+v//0;z=qEz2mt2+v//0t+cste.
Posons u=vx+ivy ; en formant la combinaison (4)+i(5), on obtient ˙u+iωu=qExm, d’où, compte tenu de u(0)=v0 , u=(v0+iExB)exp(iωt)iExB.
Soit r=x+iy=udt=(iv0ωmExqB2)exp(iωt)iExBt+cste.

II.b)


 La particule décrit un cercle de rayon ρL=|iv0ωmExqB2|=1ωcv20+E2xB2 avec la vitesse angulaire ω (comme l’indique la dérivée iω de l’argument de l’exponentielle complexe), le centre G de ce cercle décrivant un mouvement uniformément varié de vitesse ExBuy+(v//0+qEzmt)uz.

II.c)

vG=ExBuy=EBB2.

III.a)

vG=FBqB2.

III.b)

vG=mgBqB2

III.c)

Il y a création d’un courant de densité j=nqv=nmgBB2=n(m+M)gBB2 ; en pratique, ce courant est négligeable, parce que n est petit.


IV.a)

B(M)=B(G)+(yyG)dBdy(G)uz
F=qvB=qvB(G)uz+qv(yyG)dBdy(G)uz=qvB(G)uz+qdBdy(G)(yyG)(˙yux˙xuy)

IV.b)

L’équation différentielle du mouvement étant non linéaire, on la résout approximativement. En première approximation, F=qvB, d’où x=xG+ρLcosωt, y=yGρLsinωt, G ayant un mouvement rectiligne uniforme parallèle à B.
Dans une meilleure approximation, on considère une force supplémentaire. Compte tenu de v=0, le terme principal est F=qdBdy(G)(yyG)(˙yux˙xuy).
˙xρLωsinωt˙y=ρLωcosωt(yyG)˙y=ρ2Lωcosωtsinωt=0(yyG)˙x=ρ2Lωsin2ωt=12ρ2LωF=12ρ2LωqdBdy(G)uy=mv2L2BB
Cette expression montre que la force est dirigée dans la direction où le module du champ magnétique décroît le plus vite, quelle que soit la charge ou la vitesse.

IV.c)

Appliquons l’expression de la vitesse de dérive de III.a en y remplaçant la force par sa valeur moyenne :
vG=mv2(BB)2qB3
Cette expression, équivalente à celle proposée par l’énoncé, puisque ρL=|mvLqB|, lui est préférable, car elle a un signe bien défini.

V.

Tous les champs magnétiques de révolution n’ont pas nécessairement la forme proposée. Par exemple, le champ magnétique d’une nappe d’un courant régulièrement réparti sur un tore d’axe Oz est de révolution autour de cet axe, mais est de la forme Bθ(r,z)uθ. Il faut faire l’hypothèse supplémentaire que tout plan contenant Oz est un plan de symétrie du champ magnétique ; alors B=Br(r,z)ur+Bz(r,z)uz.
Notons aussi que, contrairement à la formulation de l’énoncé, B n’est pas une fonction de r et zseuls : il dépend aussi de θ par l’intermédiaire de ur.

V.a)

Une spire d’axe Ozcrée un tel champ magnétique. En effet, tout plan contenant Oz est un plan d’antisymétrie du courant donc un plan de symétrie du champ magnétique, donc Bθ=0. D’autre part, la distribution de courant est invariante par rotation autour de Oz, donc les coordonnées du champ magnétique ne dépendent pas de θ : B=Br(r,z)ur+Bz(r,z)uz.

V.b)

Supposons que le champ magnétique ne présente pas de singularité sur l’axe. Exprimons approximativement B au voisinage de l’axe par un développement en puissances successives de r tronqué à l’ordre 1. Comme Oz est un axe de révolution du champ magnétique, c’est un axe de symétrie : Bz(r,z) est une fonction paire de r et Br(r,z) est une fonction impaire de r ; le développement tronqué à l’ordre 1 est de la forme Bz(r,z)Bz(0,z) et Br(r,z)rBrr(0,z).
Soit une surface fermée formée d’un cylindre d’axe Oz, de rayon r petit et de longueur dz complété par deux disques terminaux de rayons r et d’abscisses z et z+dz. Le flux du champ magnétique à travers cette surface fermée est nul :
BdS=Bz(z+dz)πr2Bz(z)πr2+2πrdzBr(r)=dBz(0,z)dzπr2dz+Brr(0,z)2πr2dz=0 ; d’où Brr(0,z)=12dBz(0,z)dz et près de l’axe Brr2dBz(0,z)dz.

V.c)

mdvzdt=(qvB)z=qvθBr=qvθr2dBzdz=mv22BzdBzdzdv//dt=v22BzdBzdz (puisque r=mvθqB).

V.d)

La théorème de la puissance cinétique s’écrit :
 ddt(12m(v2z+v2))=q(vB)vmvzdvzdt+m2dv2dt=0vzv22BzdBzdz+12dv2dt=0v2BzdBzdt+dv2dt=0dv2v2dBzBz=0dln(v2/Bz)=0v2/Bz=csteμ=mv22Bz=cste
μ est le moment du dipôle magnétique équivalent à la particule chargée pour un ou plusieurs tours : μ=12GMqv.

V.e)

μ=mr2ω22Bz=q22mr2Bz=cste, donc le flux du champ magnétique πr2Bz à travers le cercle décrit par la particule autour de G est constant : la trajectoire de la particule est une hélice qui s’enroule sur un tube de champ d’axe Oz.


VI.a)

Comme on a supposé ρL<<R, une ligne de champ est presque rectiligne et on peut lui appliquer localement les résultats de V.e. On pourrait le faire sur une grande distance s’il existait une force égale à mv2//Run , où un est le vecteur unitaire de la normale principale à la ligne de champ. En l’absence d’une telle force, le champ magnétique est la source d’une force mv2//Run qui d’après II.a crée la vitesse de dérive vG=mv2//unBRqB2.

VI.b)

Cette proposition est-elle vraie en toute généralité ? Peut-être.
Supposons que les lignes de champ soient des cercles de même axe. La question posée est alors est un problème de géométrie plane. Soit une ligne de champ, M un de ses points, C, R et un le centre de courbure, le rayon de courbure et le vecteur unitaire de la normale principale en M. Appliquons le théorème d’Ampère à une courbe fermée ADEFA, où AD   est un arc de cette ligne de champ vu de C sous l’angle dα, DE et FA deux segments appartenant à des droites passant par C et EF un arc d’une ligne de champ voisine. D’après le théorème d’Ampère, ADEFABdr=0, soit B(A).CA.dαB(F).CF.dα=0(gradB)n=B(F)B(A)AF=B(A)(CACF1)AF=B(A)CF, d’où (gradB)n=BR.

VI.c)

Pour effectuer le calcul, il faudrait connaître la composante de gradB sur la binormale à la ligne de champ. Supposons qu’elle soit nulle (c’est vrai dans le cas traité à la question précédente), vG=mv22RqB2unB, d’où vG=m(v2//+v2/2)RqB2unB.
Remarque : comme qBm=ω, cette formule est homogène, car de la forme vG=(v2//+v2/2)RωunBB. Si R>>ρL (cas usuel), v>>vG.

VII.a)

Il y a conservation de l’énergie cinétique 12m(v2z+v2)=12m(v2z0+v20) et du moment dipolaire v2B=v20B0. Si le champ magnétique croît, v2 croît, v// décroît et donc peut s’annuler ; si c’est le cas, il change de signe par la suite, car v2// ne peut devenir négatif : la particule est réfléchie.

VII.b)

sinθ=v/vv est constant et v2B=v20B0, d’où sin2θB=sin2θ0B0.

VII.c) et d)

La particule est réfléchie quand sinθ=1.
Elle l’est au niveau de S ou S si θ0=θ0m=arcsinB0B0m.
Si θ0<θ0m, la particule n’est pas réfléchie : elle est dans le cône de perte.
Si θ0>θ0m, la particule est réfléchie : les deux bobinages se comportent comme des miroirs magnétiques.

VII.e)

La durée annoncée par l’énoncé paraît bien grande. C’est la durée moyenne entre collisions qui régit la durée de confinement, le temps pour aller d’un miroir à l’autre étant beaucoup plus petit 
Si les probabilités de l’orientation de la vitesse après une collision sont également réparties dans toutes les directions, la probabilité que la direction de la vitesse soit dans l’un des deux cônes de perte est 2×2π(1cosθ0m)4π=1cosθ0m ; la durée de confinement est tc1cosθ0m.

VIII.a)

Le théorème d’Ampère appliqué à un cercle d’axe Oz et de rayon ρ=R+rcosθ donne Bϕ(r,θ)=μ0NI2π(R+rcosθ)=B01+(r/R)cosθ.

VIII.b)

{\vec v_{ \bot G}} =  - \frac{{m\left( {v_{//}^2 + v_ \bot ^2/2} \right)}}{{Rq{B^2}}}{\vec u_n} \wedge \vec B = \frac{{m\left( {v_{//}^2 + v_ \bot ^2/2} \right)}}{{RqB}}{\vec u_z}.
Les ions sont éjectés dans la direction et le sens de Oz et les électrons dans le sens contraire. Leur vitesse de dérive est la même en moyenne : {v_{ \bot G}} = \frac{{mv_ \bot ^2}}{{eBR}} = \frac{{2 \times 1,6 \times {{10}^{ - 15}}}}{{1,6 \times {{10}^{ - 19}} \times 5}} = 4{\kern 1pt} 000m.{s^{ - 1}}. La durée de confinement est de l’ordre de \frac{{2{r_m}}}{{{v_{ \bot G}}}} = \frac{{2 \times 0,2}}{{4000}} = {10^{ - 4}}s.


IX.a)

Déterminons le champ magnétique créé par un courant de densité \vec j = {j_\phi }\left( r \right){\vec u_\phi }.
Tout plan contenant Oz est un plan d’antisymétrie du courant, donc un plan de symétrie du champ magnétique, donc {B_\phi } = 0. La distribution de courant est invariante dans les rotations d’axe Oz. D’où \vec B = {B_r}\left( {r,\theta } \right){\vec u_r} + {B_\theta }\left( {r,\theta } \right){\vec u_\theta }.
Or l’énoncé suppose {B_r} = 0 (\vec B = {\vec B_\phi } + {\vec B_\theta } à la question IX.b), ce que la symétrie ne permet pas de conjecturer.
Il faut donc considérer que le champ magnétique est voisin de celui d’un courant cylindrique tangent au courant {\vec j_\phi }\left( r \right){\vec u_\phi } pour la valeur de \phi considérée. Cette approximation paraît acceptable si {r_m} <  < R, ce que nous supposerons.
Si M est le point pour lequel r = 0 dans le plan de coordonnée azimutale \phi considérée, et si Mz' est la tangente au cercle d’axe Oz  passant par M, la nouvelle distribution de courant a la symétrie cylindrique par rapport à Mz' : tout plan contenant Mz' est plan de symétrie du courant, donc d’antisymétrie du champ magnétique, donc \vec B est orthoradial ; cette distribution de courant est invariante par rotation autour de Mz', donc \vec B = {B_\theta }\left( r \right){\vec u_\theta }. Enfin, {B_\theta }\left( r \right) ne dépend pas de \phi , car la distribution exacte de courant est invariante par rotation autour de Oz. Appliquons le théorème d’Ampère à un cercle d’axe Mz' et de rayon r : 2\pi r{B_\theta } = {\mu _0}I\left( r \right) d’où {B_\theta } = \frac{{{\mu _0}I\left( r \right)}}{{2\pi r}}.

IX.b)

Un petit déplacement \left( {dr,rd\theta ,\left( {R + r\cos \theta } \right)d\phi } \right) le long d’une ligne de champ est parallèle au champ magnétique \left( {0,{B_\theta },{B_\phi }} \right) ; pour ce déplacement :
·         dr = 0 : toute ligne de champ fait partie d’un tore dont la section est un cercle concentrique avec la section du solénoïde toroïdal ;
·         \frac{{\left( {R + r\cos \theta } \right)d\phi }}{{rd\theta }} = \frac{{{B_\phi }}}{{{B_\theta }}} = \frac{{\frac{{{B_0}}}{{1 + \left( {r/R} \right)\cos \theta }}}}{{\frac{{{\mu _0}I\left( r \right)}}{{2\pi r}}}} \Rightarrow \frac{{d\phi }}{{d\theta }} = \frac{{2\pi {r^2}{B_0}}}{{{\mu _0}RI\left( r \right){{\left( {1 + \left( {r/R} \right)\cos \theta } \right)}^2}}}.
Cette équation est de la forme \frac{{d\phi }}{{d\theta }} = q\left( r \right) = \frac{{2\pi {r^2}{B_0}}}{{{\mu _0}RI\left( r \right)}} si on néglige les termes d’ordre 1 et suivants en r/R, ce qui est conforme à l’approximation qui nous a permis de calculer le champ magnétique.
q\left( r \right) est le rapport entre le nombre de tours que fait une ligne de champ dans la direction azimutale et le nombre tours qu’elle fait dans la direction poloïdale.
Remarque : dans les cas simples, les lignes de champ magnétiques sont des courbes fermées. Ici, ce n’est le cas que si  q\left( r \right) est un entier, ce qui est peu probable, d’autant que les calculs sont approximatifs.
Si q\left( 0 \right) = 1, I\left( r \right) \approx {j_\phi }\left( 0 \right)\pi {r^2}, d’où {j_\phi }\left( 0 \right) = \frac{{2{B_0}}}{{{\mu _0}R}} = \frac{{2 \times 5}}{{4\pi  \times {{10}^{ - 7}}}} = 8 \times {10^6}A.{m^{ - 2}}.

IX.c)

En première approximation, une particule chargée tourne autour de son centre guide, qui se meut le long d’une ligne de champ ; toutefois, le centre guide dérive lentement perpendiculairement à cette ligne de champ, avec une vitesse telle que la force magnétique associée neutralise la force moyenne sur un tour \left\langle {\vec F} \right\rangle  =  - \frac{{mv_{//}^2{{\vec u}_n}}}{{{R_{courbure}}}} - \frac{{mv_ \bot ^2\vec \nabla B}}{{2B}}, où {R_{courbure}} est le rayon de courbure d’une ligne de champ. Qualitativement, cette force est dirigée dans la direction opposée à celle de la projection du point considéré sur le cercle moyen du tore ; la dérive crée un mouvement qui s’enroule autour de ce cercle moyen du tore. Les particules ont deux raisons de décrire des hélices autour de ce cercle, cette dérive et le fait qu’elles suivent les lignes de champ.
L’énoncé demande de mettre en évidence « que l'effet de dérive est compensé exactement entre les portions de trajectoire du centre guide, situées de part et d'autre du plan équatorial du tore ». Voici en figure 1 la trajectoire sans champ poloïdal et en figure 2 la trajectoire avec champ poloïdal ; ces deux figures sont dilatées dans le sens de l’axe z, pour mieux montrer la dérive :

En l’absence de champ poloïdal, les particules s’évadent en partant dans une direction parallèle à Oz ; le champ poloïdal crée un gradient de champ magnétique ; s’il est supérieur à celui produit par la courbure du tore, alors, après avoir tourné de 180° autour du cercle moyen du tore, les particules prennent une dérive opposée, aussi elles oscillent autour du cercle moyen du tore. L’énoncé suggère que les particules oscillent autour du plan équatorial du tore ; en fait, c’est vrai, mais ce n’est pas un bon argument pour comprendre la stabilité.
En raison du gradient du champ magnétique dû à la distance à l’axe Oz, en réalité les trajectoires sont centrées par rapport à un cercle un peu plus grand que le cercle moyen du tore.

IX.d)

Le module du champ magnétique \sqrt {{{\left( {\frac{{{B_0}}}{{1 + \left( {r/R} \right)\cos \theta }}} \right)}^2} + {{\left( {\frac{{{\mu _0}I\left( r \right)}}{{2\pi r}}} \right)}^2}} varie sur la trajectoire parce que \theta varie. D’après la question VII, les particules peuvent être piégées et osciller sur une ligne de champ entre deux positions où le champ magnétique est assez grand pour les réfléchir.

IX.e)

Pour ces particules, l’effet de dérive n’est pas compensé, car elles ne sont pas également dans toutes les directions autour du cercle moyen, aussi la dérive due au gradient du champ magnétique a une direction moyenne et ne se compense pas. Notons aussi que le sens de la dérive ne dépend pas du sens de la composante de la vitesse parallèle au champ magnétique et donc que cette dérive ne se compense pas sur un aller et sur le retour suivant.


Autres Concours

2011  : Concours ENAC de  physique 2011  :  énoncé ,  corrigé Concours ICNA de  physique 2011  :  énoncé ,  corrigé Concours ICNA de ...