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Concours Physique Centrale-Supélec (M, P') 1993 (Énoncé)

Centrale–Supélec, M, P’, 1993 (Physique I)
Énoncé
Ce problème comporte trois parties dont certaines questions peuvent être abordées de façon indépendante. La première partie abordera la propagation d’une onde de courant dans une ligne électrique, la deuxième précisera la structure du champ électromagnétique dans la ligne et la troisième traitera de la transmission d’une onde électromagnétique par une lame conductrice. Les données numériques sont regroupées en fin d’énoncé; on posera j2=1.

Onde de courant dans une ligne électrique

Une ligne électrique sans pertes est caractérisée par son coefficient d’inductance propre linéique et sa capacité linéique, respectivement notées L et C. À l’abscisse x et à l’instant t, on désigne par i(x,t) l’intensité du courant dans la ligne et par u(x,t) la tension entre les deux conducteurs de la ligne (cf. fig. [fig1]).
  1. Établir les deux équations différentielles liant i(x,t) et u(x,t).
  2. [I2] On cherche une solution de ces équations représentant une onde de courant de la forme i(x,t)=I(x)exp(jωt) en notation complexe. Déterminer, dans ce cas, la forme la plus générale de i(x,t) et u(x,t). Exprimer en fonction des caractéristiques de la ligne la vitesse de phase vφ de cette onde.
  3. La ligne, située dans l’espace x<0, s’étend jusqu’en x=0 où elle est fermée sur l’impédance Z0 (cf. fig. [fig2]). Montrer qu’il existe une valeur Zc de Z0, appelée impédance caractéristique de la ligne telle que le rapport u/i devienne indépendant de x. On exprimera Zc en fonction de L et C et on précisera la forme de l’onde dans la ligne. Exprimer dans ce cas la puissance moyenne transportée par l’onde à l’abscisse x. Que se passe-t-il physiquement en x=0?
  4. La ligne s’étend maintenant jusqu’à x=+ mais on branche encore l’impédance Z0=Zc en parallèle sur la ligne à l’abscisse x=0 (cf. fig. [fig3]). On s’intéresse à l’onde de courant dans la partie x<0 de la ligne.
    1. Montrer que cette onde voit en x=0 une impédance équivalente Z1 qui s’exprime très simplement en fonction de Zc.
    2. Définir et calculer le module r du coefficient de réflexion (en courant ou en tension) de l’onde en x=0.
  5. On place enfin sur la ligne précédente un court-circuit en parallèle à l’abscisse x= (cf. fig. [fig4]).
    1. Quelle est la forme nécessaire de l’onde de courant entre les abscisses x=0 et x=?
    2. Montrer qu’il existe une valeur minimale 0 de telle que le courant dans la partie positive de la ligne s’annule en x=0. On exprimera 0 en fonction de la longueur d’onde λ de l’onde de courant dans la ligne. En déduire alors le coefficient de réflexion et la forme de l’onde dans la partie négative de la ligne.

Champ électromagnétique dans la ligne

La ligne précédente est constituée de deux rubans conducteurs parfaits, de faible épaisseur, de largeur a, distants de b, l’espace entre les rubans étant vide (cf. fig. [fig5]). Les rubans sont parcourus par des courants de densités surfaciques js=js(x,t)ex et js et présentent entre leurs faces des densités surfaciques de charge σ(x,t) et σ(x,t).
On étudie les champs E et B uniquement dans l’espace situé entre les rubans et on suppose que ces champs ne dépendent que l’abscisse x du point considéré et de l’instant t. On néglige donc tout effet de bord.
  1. Exprimer, en fonction des constantes électromagnétiques du vide ε0 et μ0 et des densités js et σ les champs E(x,t) et B(x,t) dans l’espace vide entre les rubans.
    On considère à nouveau dans toute la suite de cette partie [PartieII] une onde de courant dans la ligne, d’intensité de la forme i(x,t)=Iexp[j(ωtkx)] en notation complexe, où k est une constante positive et I une constante réelle.
  2. [II2] À partir des équations de Maxwell, exprimer deux relations liant σ(x,t) et i(x,t). En déduire la vitesse de phase vφ de l’onde et montrer que la structure du champ électromagnétique est celle d’une onde plane dans le vide illimité.
  3. Déterminer l’énergie magnétique dϵB d’une tranche d’épaisseur dx de la ligne. En déduire le coefficient d’inductance propre L de la ligne.
  4. Déterminer l’énergie dϵE associée au champ électrique E de la même tranche d’épaisseur dx. En déduire la capacité linéique C de la ligne.
  5. Déduire des résultats précédents l’accord entre les questions [I2] et [II2] du problème quant à la vitesse de phase vφ.
  6. Exprimer le champ E en fonction des dimensions de la ligne et de la tension u(x,t) entre les rubans. Peut-on écrire une relation de la forme E=gradV dans l’espace vide entre les rubans?
    On désire fermer la ligne sur son impédance Zc en introduisant, entre les rubans, à l’abscisse x=0, une plaque conductrice de résistivité ϱ, d’épaisseur e, de largeur a et de longueur b (cf. fig. [fig6]).
  7. On considérera dans cette question que l’épaisseur e est suffisamment faible pour que l’on puisse admettre que le courant traversant la plaque soit réparti de manière uniforme.
    1. Déterminer Zc en fonction de ϱ, e, a et b. Montrer que la résistance Rc d’un carré de la plaque, de côté quelconque, s’exprime en fonction des seules constantes ε0 et μ0. On appellera impédance adaptée au vide cette grandeur Rc dont on donnera la valeur numérique.
    2. On veut réaliser cette plaque avec:
      • du cuivre de résistivité ϱ=1,7108Ωm;
      • du carbone de résistivité ϱ=3,5103Ωm.
      Quel devrait être, dans chaque cas, l’épaisseur e de la plaque? Commenter.
  8. Déterminer le vecteur de Poynting associé à l’onde électromagnétique entre les rubans. Quelle est la puissance moyenne transportée par l’onde? Que se passe-t-il quand l’onde arrive en x=0, la ligne étant fermée par la plaque d’impédance Zc?

Réflexion sur une plaque conductrice

On considère à présent une onde électromagnétique plane dans le vide illimité, de pulsation ω qui a des caractéristiques identiques à celles étudiées dans la partie [PartieII]. On écrira les champs de cette onde:
Ei=E0exp[jω(txc)]eyBi=E0cexp[jω(txc)]ez
c est la vitesse de la lumière dans le vide. À l’abscisse x=0 (cf. fig. [fig7]) on place une plaque conductrice plane infinie, orthogonale à ex, de constantes électromagnétiques égales à celles du vide ε0 et μ0, d’épaisseur e et de résistivité ϱ identiques à celles calculées dans la partie précédente: un carré de côté quelconque de la plaque a donc une résistance Rc adaptée au vide.
  1. Expliquer qualitativement pourquoi il existera pourtant une onde réfléchie sur la plaque. En vous inspirant des résultats précédents et en argumentant votre réponse, pouvez-vous indique sans calculs quel sera le module r du coefficient de réflexion de cette onde sur la plaque?
    On se propose de retrouver ce résultat directement à partir de l’étude des ondes dans le vide et la plaque. Pour ce faire, on rappelle que, moyennant l’approximation ϱε0ω1 supposée ici vérifiée, le champ électrique dans la plaque conductrice est de la forme:
    Eϱ={A1exp(xδ)exp[j(ωtxδ)]+A2exp(xδ)exp[j(ωt+xδ)]}ey
    A1 et A2 sont des constantes déterminées par les conditions aux limites de la plaque et δ une distance caractéristique du conducteur et de l’onde, appelée profondeur de peau, et qui vaut δ=2ϱμ0ω.
  2. Expliquer d’où provient l’approximation indiquée et préciser le champ magnétique Bϱ associé dans la plaque. Justifier l’expression de δ.
    (Ei,Bi) étant l’onde incidente arrivant sur la plaque et (Eϱ,Bϱ) l’onde se propageant dans la plaque, on désigne par (Er,Br) l’onde réfléchie sur la plaque et (Et,Bt) l’onde transmise dans l’espace x>e.
    On écrira Er et Et sous la forme:
    Er=αE0exp[jω(t+xc)]eyEt=τE0exp[jω(txc)]ey
  3. Déterminer quatre relations liant α, τ, A1 et A2.
  4. Montrer que l’approximation précédente implique également qu’on ait eδ. En déduire, après simplifications des relations, la valeur de α.
  5. Que faudrait-il placer, et à quel endroit, pour annuler l’onde réfléchie? On pourra d’abord répondre qualitativement en s’appuyant sur des résultats précédents et démontrer ensuite le résultat recherché.
Formulaire et données numériques:
Formule d’analyse vectorielle rotrotu=graddivuΔu
Célérité de la lumière dans le vide c=3,00108ms1
Perméabilité magnétique du vide μ0=4π107Hm1

Concours Physique Centrale-Supélec (M, P') 1991 Physique II (Corrigé)

Corrigé centrale 91 M-P'
Première partie.
I- Collision neutron-noyau
1/ Conservation de la qdm : mV1=mV2+Mw2V1=V2+Aw2
Conservation de l'énergie:  1/2 mV21= 1/2 mV22+ 1/2 Mw22V21=V22+Aw22
2/ De V1=V2+Aw2, on tire : V22=(V1Aw2)2=V21+Aw222AV1w2cosθ
Soit cosθ=V21V22+A2w222AV1w2=Aw22+A2w222AV1w2=w2V11+A2> 0 donc 0 < θ < π/2
En fonction des énergies :  1/2 mV21= 1/2 mV22+ 1/2 Mw22E1E2= 1/2 Amw22 et E1= 1/2 mV21
Alors cosθ=w2V11+A2=E1E2AE11+A2donc E2E1=14Acos2θ(1+A)2

II- Modèle des sphères dures.
1/ La force de contact passe par le centre d'inertie, donc la vitesse w2 sera dirigé suivant la réaction normale. On en déduit : sinθ=bR1+R2
2/ Le paramètre d'impact peut varier entre 0 et la valeur R1 + R2. Ce qui correspond pour le centre du neutron à
à une cible de surface variant de 0 à (R1 + R2)2.
La probablité de recevoir un impact sur une couronne de rayon : b → b + db est :dP1=2πbdbπ(R1+R2)2
3/ Par définition: <Ln[1Kcos2θ]>b=<Ln[1Kb2(R1+R2)2]>b=R1+R20Ln[1Kb2(R1+R2)2]db
En posant x=Kb2(R1+R2)21K[(1x)Ln(1x)(1x)]K0=1K[(1K)Ln(1K)(1K)+1]
Ce qui donne : 1+1KKLn(1K) cqfd . Il faut que 0 < K < 1 pour que la fonction aît un sens.
4/ On a obtenu E2E1=14Acos2θ(1+A)2=1Kcos2θ avec K=4A(1+A)2< 1 si A > 1
on peut utiliser le résultat précédent : K=4A(1+A)21K=(A1A+1)2
Donc coefficient de ralentissement : γ=<Ln[E2E1]>b=1+(1A2A)2Ln(A1A+1)=
5/ a)La dérivée de γ vaut zéro pour : 0=(1AA){(A1/2+A1/222A)Ln(A1A+1)(1A)(1(A+1))}
Le terme entre crochet ne s'annulant pas, la racine est A = 1. On vérifiera que c'est bien un maximum pour le ralentissement.
b) A-N : 1H (A = 1) γ = 1 ; 2H (A = 2) γ = 0,725 ; 12C (A = 12) γ = 0,158 ; 238U (A = 238) γ = 0,008 ;
III- Application aux ralentissements des neutrons.
1/ Il y a ½ kT par degré de liberté, donc E300K = 3/2kT = 3,9.10−2 eV.
C'est très faible devant l'énergie initiale des neutrons. On peut considèrer les noyaux immobiles, sauf pour les dernières collisions.
2 a/ Avec γ=<Ln[E2E1]>b et en écrivant : EnE0=EnEn1En1En2E1E0Ln(EnE0)=n1Ln(EpEp1)
on a en raisonnant sur les valeurs moyennes : Ln(EnE0)=nγEn=E0eγ
2b/ n=1γLn(E300KE0)d'où 1H : n = 17 ; 2H : n = 24 ; 12C : n = 108 ; 238U : n = 214;
3a/ A une date t : v(t)=2E(t)m, la durée moyenne intercollision est: Δt=λv(t)et le nombre de collisions par unité de temps est : dndt=1Δtdndt=1λ2Em.
3b/ L'équation Ln(EnE0)=nγdonne, en passant à la limite : γdn=Ln[E+dEE]=dEE
soit : γdtλ2Em=dEE ; en posant y=EE0 on a γdtλ2E0m=dyy3/2
3c/ L'intégration conduit à : 2[y1/21]=γλt2E0msoit : E0E=1+γ2λt2E0m
4a/ On calcule d'abord E0E5000 puis avec γ = 0,158 on trouve t = 120 µs .
On a toujours : E0E>>1 donc t=2λγm2E indépendant de E0.
4b/ La distance parcourue pendant dt est : dx=v.dt=dt2Em et on a aussi γdtλ2Em=dEE
donc dx=λγdEEx=λγLnE0E300K on trouve ainsi x = 2,8 m.
On peut remarquer que cette distance corespond à nλ puisque n=1γLn(E300KE0).

Deuxième partie.
1a/ Avec ξu=A1M ⇒ le théorème d'Ampère donneB=μ0I2πξ2kξu
1b/A1M→=(racosθ)ur+asinθuθB=B0ξ2{asinθur(racosθ)uθetξ2=a2+r22arcosθ
1c/ B=B0{asinθξ2=[sinθ+2usinθcosθu2sinθ[14cos2θ]](racosθ)ξ2=[ucosθ2ucos2θ+u2cosθ[34cos2θ]]
2a/ Il faut faire une rotation de π et changer le signe du courant. Soit: B(u,θ)=B(u,θ+π)
2b/ B1r=Br(u,θ)Br(u,θ+π)=2B0[sinθu2sinθ[14cos2θ]]
B1θ=Bθ(u,θ)Bθ(u,θ+π)=2B0[cosθu2cosθ[34cos2θ]]
en linéarisant : B1r=2B0[sinθ+u2sin3θ] etB1θ=2B0[cosθ+u2cos3θ]
3a/ Il faut faire une rotation d'angle − 2π/3 et d'angle +2π/3 .
3b/ Donc Br=B1r(u,θ)+B1r(u,θ2π/3)+B1r(u,θ+2π/3)
Bθ=B1θ(u,θ)+B1θ(u,θ2π/3)+B1θ(u,θ+2π/3)
Or {cos(θ2π/3)+cos(θ+2π/3)=cosθsin(θ2π/3)+sin(θ+2π/3)=sinθon a finalement:
Br=2B0[3u2sin3θ]
Bθ=2B0[3u2cos3θ] donc C=6
4a/ Ligne de champ: d//Bdrrdθ=BrBθdrr=sin3θcos3θdθr3=r30/cos3θ
4b/ ci-contre : allure des lignes de champ.
4c/ Module B(r)=6B0r2/a2,
lignes isomodules B(r) = Cte sur un cercle de centre O
II- Action du champ sur un neutron
1a/ Pour un dipôle donc deux cas possibles : E//=B et E=B
Soit en remplaçant B par CB0r2/a2E//= 1/2 mΩ2r2 et E= 1/2 mΩ2r2
1b/ La force est donnée par : F=gradEp donc F//=mΩ2r et F//=mΩ2r
Pour confiner il faut une force de rappel, seuls les neutrons antiparallèles peuvent être confinés.
2a/ La RFD donne : F//=mΩ2r=md2rdt2+md2zdt2kmΩ2r=md2rdt2etd2zdt2=0
2b/ L'intégration donne :r(t)=A1cosΩt+A2sinΩtA1etA2 sont des constantes.
soit avec les conditions initiales: z=v0t et r(t)=x0icosΩt+u0ΩjsinΩt.
2c/ La trajectoire est une hélice d'axe Oz et de section elliptique.
3a/ Le neutron est confiné si le grand axe de l'ellipse est inférieur au rayon a; x0 étant plus petit que a il faut que:a>u0Ω soit encore :uC=aΩ.
3b/ A-N: uC = 5,9 m.s−1ce qui donne EC = 18.10−8 eV et aussi TC = 1,4.10−3 K
Ce résultat justifie l'appellation neutron ultra-froids.
3c/ La fonction de répartition de Boltzmann permet de calculer la fraction de neutrons qui ont une énergie inférieure à la valeur calculée précédemment:
F=EC012π1(kT)3/2Eexp(E/kT)dE
si T = 300 K << TC on peut simplifier ⇒FEC012π1(kT)3/2EdE=12π1(kT)3/223[E3/2]EC0
Soit finalement : F=34π[TCT]3/25.109 donc extrémement faible.
4/ Les neutrons ont un mouvement de dérive suivant l'axe Oz. or les fils créant le champ magnétique ne peuvent être rééllement infinis. Le confinement n'a lieu que dans la partie centrale du dispositif et se termine lorsque les neutrons sortent du dispositif.
III- Amélioration du confinement

1a/ Pour les neutrons confinés : F//=mΩ2r avec maintenant r=OM=(ρR)uρ+zk
1b/ En cylindriques : a=(¨ρρ˙θ2)uρ+(2˙ρ˙θ+ρ¨θ)uθ+¨zk
1c/ Equations du mouvement : {¨ρρ˙θ2=Ω2(ρR)2˙ρ˙θ+ρ¨θ=0¨z=Ω2z
2a/ Compte tenu des conditions initiales: ¨z=Ω2zz=z0cos(Ωt)+V0ΩsinΩt.
2b/ 2˙ρ˙θ+ρ¨θ=1ρd(ρ2˙θ)dt=0ρ2˙θ=Cte=ρ20ω0 "mouvement projeté sur x0y à force centrale".
2c/ Il reste l'équation en ρ(t): ¨ρρ˙θ2=¨ρ(ρ40ω20ρ3)=Ω2(ρR)
3a/ si ω0 = 0 alors θ = θ0 est constant : ¨ρ=Ω2(ρR)(ρR)=(ρ0R)cosΩt,
c'est l'équation paramètrique (z(t),ρ(t)) d'une ellipse de centre O'.
3b/ si ˙θ=Cte=ω0 alors ρ2=ρ20, la trajectoire est sinusoïde dessinée sur un cylindre d'axe Oz.
La trajectoire sera fermée si la durée d'un tour est un multiple de la période, soit Ω=nω0.
4a/ Si ρ=ρm[1+ε(t)] alors l'équation en ε est :ρm¨ε(ρ40ω20ρ3m)[13ε]=Ω2(ρmR+ρmε)
4b/ La valeur moyenne correspond à ε = 0 : (ρ40ω20ρ3m)=Ω2(ρmR)on a
4c/ Par différence : ρm¨ε+3(ρ40ω20ρ3m)ε+Ω2ρmε=0 soit : ¨ε+3(ρ40ω20ρ4m)ε+Ω2ε=0
ce qui s'intègre en ε(t)=ε0cos(Ωt+φ0) en posant : Ω=3(ρ40ω20ρ4m)+Ω2.
Ce qui donne alors la vitesse angulaire: ˙θ=ρ20ω0ρ2ρ20ω0ρ2m[12ε].
4d/ Les trajectoires sont alors ses oscillations autour des sinusoïdes tracées sur un cylindre. La vitesse angulaire étant elle même oscillante.
5/ La pesanteur entaîne un mouvement de chute selon l'équation z = ½ gt2 qui s'ajoute aux oscillations. Au bout d'une période la "chute" vaut donc : h=2gπ2/Ω2 .
On calcule alors : h = 5,6 mm, ce qui n'est pas négligeable.
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Concours Physique Centrale-Supélec (M) 1988 (Corrigé)

Corrigé de physique I M du concours de Centrale 1988

I.a)

mdvdt=qvB.

I.b)

Notons ω=qBm=εωc ; nous utiliserons la notation ω dans la suite à la place de la notation εωc de l’énoncé.
(1)˙vx=ωvy(2)˙vy=ωvx(3)˙vz=0

I.c)

D’après l’équation (3), vz=v//0 est constant au cours du temps.
Posons u=vx+ivy ; en formant la combinaison (1)+i(2), ˙u=iωu, d’où, compte tenu de u(0)=v0 , u=v0exp(iωt).

I.d)

Soit r=x+iω=udt=iv0ωexp(iωt)+cste.
La particule a un mouvement hélicoïdal uniforme qui résulte de la composition de deux mouvements : un mouvement circulaire de rayon ρL=|v0|ωc avec la vitesse angulaire ω dans un plan perpendiculaire au champ magnétique, le centre G de ce cercle décrivant un mouvement

 rectiligne uniforme de vitesse v// parallèle au champ magnétique.

I.e)

Pour un électron :
ωc=eBm=1,6×1019×59,1×1031=8,79×1011rad.s1v=2Em=2×1,6×10159,1×1031=5,93×107m.s1ρL=vωc=6,75×105m
Pour un proton :
ωc=eBmH=1,6×1019×51,67×1027=4,79×108rad.s1v=2EmH=2×1,6×10151,67×1027=1,38×106m.s1ρL=vωc=2,89×103m


II.a)

mdvdt=qvB+qE.
 (4)˙vx=ωvy+qExm(5)˙vy=ωvx(6)˙vz=qEzm
D’après l’équation (6), vz=qEzmt+v//0;z=qEz2mt2+v//0t+cste.
Posons u=vx+ivy ; en formant la combinaison (4)+i(5), on obtient ˙u+iωu=qExm, d’où, compte tenu de u(0)=v0 , u=(v0+iExB)exp(iωt)iExB.
Soit r=x+iy=udt=(iv0ωmExqB2)exp(iωt)iExBt+cste.

II.b)


 La particule décrit un cercle de rayon ρL=|iv0ωmExqB2|=1ωcv20+E2xB2 avec la vitesse angulaire ω (comme l’indique la dérivée iω de l’argument de l’exponentielle complexe), le centre G de ce cercle décrivant un mouvement uniformément varié de vitesse ExBuy+(v//0+qEzmt)uz.

II.c)

vG=ExBuy=EBB2.

III.a)

vG=FBqB2.

III.b)

vG=mgBqB2

III.c)

Il y a création d’un courant de densité j=nqv=nmgBB2=n(m+M)gBB2 ; en pratique, ce courant est négligeable, parce que n est petit.


IV.a)

B(M)=B(G)+(yyG)dBdy(G)uz
F=qvB=qvB(G)uz+qv(yyG)dBdy(G)uz=qvB(G)uz+qdBdy(G)(yyG)(˙yux˙xuy)

IV.b)

L’équation différentielle du mouvement étant non linéaire, on la résout approximativement. En première approximation, F=qvB, d’où x=xG+ρLcosωt, y=yGρLsinωt, G ayant un mouvement rectiligne uniforme parallèle à B.
Dans une meilleure approximation, on considère une force supplémentaire. Compte tenu de v=0, le terme principal est F=qdBdy(G)(yyG)(˙yux˙xuy).
˙xρLωsinωt˙y=ρLωcosωt(yyG)˙y=ρ2Lωcosωtsinωt=0(yyG)˙x=ρ2Lωsin2ωt=12ρ2LωF=12ρ2LωqdBdy(G)uy=mv2L2BB
Cette expression montre que la force est dirigée dans la direction où le module du champ magnétique décroît le plus vite, quelle que soit la charge ou la vitesse.

IV.c)

Appliquons l’expression de la vitesse de dérive de III.a en y remplaçant la force par sa valeur moyenne :
vG=mv2(BB)2qB3
Cette expression, équivalente à celle proposée par l’énoncé, puisque ρL=|mvLqB|, lui est préférable, car elle a un signe bien défini.

V.

Tous les champs magnétiques de révolution n’ont pas nécessairement la forme proposée. Par exemple, le champ magnétique d’une nappe d’un courant régulièrement réparti sur un tore d’axe Oz est de révolution autour de cet axe, mais est de la forme Bθ(r,z)uθ. Il faut faire l’hypothèse supplémentaire que tout plan contenant Oz est un plan de symétrie du champ magnétique ; alors B=Br(r,z)ur+Bz(r,z)uz.
Notons aussi que, contrairement à la formulation de l’énoncé, B n’est pas une fonction de r et zseuls : il dépend aussi de θ par l’intermédiaire de ur.

V.a)

Une spire d’axe Ozcrée un tel champ magnétique. En effet, tout plan contenant Oz est un plan d’antisymétrie du courant donc un plan de symétrie du champ magnétique, donc Bθ=0. D’autre part, la distribution de courant est invariante par rotation autour de Oz, donc les coordonnées du champ magnétique ne dépendent pas de θ : B=Br(r,z)ur+Bz(r,z)uz.

V.b)

Supposons que le champ magnétique ne présente pas de singularité sur l’axe. Exprimons approximativement B au voisinage de l’axe par un développement en puissances successives de r tronqué à l’ordre 1. Comme Oz est un axe de révolution du champ magnétique, c’est un axe de symétrie : Bz(r,z) est une fonction paire de r et Br(r,z) est une fonction impaire de r ; le développement tronqué à l’ordre 1 est de la forme Bz(r,z)Bz(0,z) et Br(r,z)rBrr(0,z).
Soit une surface fermée formée d’un cylindre d’axe Oz, de rayon r petit et de longueur dz complété par deux disques terminaux de rayons r et d’abscisses z et z+dz. Le flux du champ magnétique à travers cette surface fermée est nul :
BdS=Bz(z+dz)πr2Bz(z)πr2+2πrdzBr(r)=dBz(0,z)dzπr2dz+Brr(0,z)2πr2dz=0 ; d’où Brr(0,z)=12dBz(0,z)dz et près de l’axe Brr2dBz(0,z)dz.

V.c)

mdvzdt=(qvB)z=qvθBr=qvθr2dBzdz=mv22BzdBzdzdv//dt=v22BzdBzdz (puisque r=mvθqB).

V.d)

La théorème de la puissance cinétique s’écrit :
 ddt(12m(v2z+v2))=q(vB)vmvzdvzdt+m2dv2dt=0vzv22BzdBzdz+12dv2dt=0v2BzdBzdt+dv2dt=0dv2v2dBzBz=0dln(v2/Bz)=0v2/Bz=csteμ=mv22Bz=cste
μ est le moment du dipôle magnétique équivalent à la particule chargée pour un ou plusieurs tours : μ=12GMqv.

V.e)

μ=mr2ω22Bz=q22mr2Bz=cste, donc le flux du champ magnétique πr2Bz à travers le cercle décrit par la particule autour de G est constant : la trajectoire de la particule est une hélice qui s’enroule sur un tube de champ d’axe Oz.


VI.a)

Comme on a supposé ρL<<R, une ligne de champ est presque rectiligne et on peut lui appliquer localement les résultats de V.e. On pourrait le faire sur une grande distance s’il existait une force égale à mv2//Run , où un est le vecteur unitaire de la normale principale à la ligne de champ. En l’absence d’une telle force, le champ magnétique est la source d’une force mv2//Run qui d’après II.a crée la vitesse de dérive vG=mv2//unBRqB2.

VI.b)

Cette proposition est-elle vraie en toute généralité ? Peut-être.
Supposons que les lignes de champ soient des cercles de même axe. La question posée est alors est un problème de géométrie plane. Soit une ligne de champ, M un de ses points, C, R et un le centre de courbure, le rayon de courbure et le vecteur unitaire de la normale principale en M. Appliquons le théorème d’Ampère à une courbe fermée ADEFA, où AD   est un arc de cette ligne de champ vu de C sous l’angle dα, DE et FA deux segments appartenant à des droites passant par C et EF un arc d’une ligne de champ voisine. D’après le théorème d’Ampère, ADEFABdr=0, soit B(A).CA.dαB(F).CF.dα=0(gradB)n=B(F)B(A)AF=B(A)(CACF1)AF=B(A)CF, d’où (gradB)n=BR.

VI.c)

Pour effectuer le calcul, il faudrait connaître la composante de gradB sur la binormale à la ligne de champ. Supposons qu’elle soit nulle (c’est vrai dans le cas traité à la question précédente), vG=mv22RqB2unB, d’où vG=m(v2//+v2/2)RqB2unB.
Remarque : comme qBm=ω, cette formule est homogène, car de la forme vG=(v2//+v2/2)RωunBB. Si R>>ρL (cas usuel), v>>vG.

VII.a)

Il y a conservation de l’énergie cinétique 12m(v2z+v2)=12m(v2z0+v20) et du moment dipolaire v2B=v20B0. Si le champ magnétique croît, v2 croît, v// décroît et donc peut s’annuler ; si c’est le cas, il change de signe par la suite, car v2// ne peut devenir négatif : la particule est réfléchie.

VII.b)

sinθ=v/vv est constant et v2B=v20B0, d’où sin2θB=sin2θ0B0.

VII.c) et d)

La particule est réfléchie quand sinθ=1.
Elle l’est au niveau de S ou S si θ0=θ0m=arcsinB0B0m.
Si θ0<θ0m, la particule n’est pas réfléchie : elle est dans le cône de perte.
Si θ0>θ0m, la particule est réfléchie : les deux bobinages se comportent comme des miroirs magnétiques.

VII.e)

La durée annoncée par l’énoncé paraît bien grande. C’est la durée moyenne entre collisions qui régit la durée de confinement, le temps pour aller d’un miroir à l’autre étant beaucoup plus petit 
Si les probabilités de l’orientation de la vitesse après une collision sont également réparties dans toutes les directions, la probabilité que la direction de la vitesse soit dans l’un des deux cônes de perte est 2×2π(1cosθ0m)4π=1cosθ0m ; la durée de confinement est tc1cosθ0m.

VIII.a)

Le théorème d’Ampère appliqué à un cercle d’axe Oz et de rayon ρ=R+rcosθ donne Bϕ(r,θ)=μ0NI2π(R+rcosθ)=B01+(r/R)cosθ.

VIII.b)

vG=m(v2//+v2/2)RqB2unB=m(v2//+v2/2)RqBuz.
Les ions sont éjectés dans la direction et le sens de Oz et les électrons dans le sens contraire. Leur vitesse de dérive est la même en moyenne : vG=mv2eBR=2×1,6×10151,6×1019×5=4000m.s1. La durée de confinement est de l’ordre de 2rmvG=2×0,24000=104s.


IX.a)

Déterminons le champ magnétique créé par un courant de densité j=jϕ(r)uϕ.
Tout plan contenant Oz est un plan d’antisymétrie du courant, donc un plan de symétrie du champ magnétique, donc Bϕ=0. La distribution de courant est invariante dans les rotations d’axe Oz. D’où B=Br(r,θ)ur+Bθ(r,θ)uθ.
Or l’énoncé suppose Br=0 (B=Bϕ+Bθ à la question IX.b), ce que la symétrie ne permet pas de conjecturer.
Il faut donc considérer que le champ magnétique est voisin de celui d’un courant cylindrique tangent au courant jϕ(r)uϕ pour la valeur de ϕ considérée. Cette approximation paraît acceptable si rm<<R, ce que nous supposerons.
Si M est le point pour lequel r=0 dans le plan de coordonnée azimutale ϕ considérée, et si Mz est la tangente au cercle d’axe Oz  passant par M, la nouvelle distribution de courant a la symétrie cylindrique par rapport à Mz : tout plan contenant Mz est plan de symétrie du courant, donc d’antisymétrie du champ magnétique, donc B est orthoradial ; cette distribution de courant est invariante par rotation autour de Mz, donc B=Bθ(r)uθ. Enfin, Bθ(r) ne dépend pas de ϕ, car la distribution exacte de courant est invariante par rotation autour de Oz. Appliquons le théorème d’Ampère à un cercle d’axe Mz et de rayon r : 2πrBθ=μ0I(r) d’où Bθ=μ0I(r)2πr.

IX.b)

Un petit déplacement (dr,rdθ,(R+rcosθ)dϕ) le long d’une ligne de champ est parallèle au champ magnétique (0,Bθ,Bϕ) ; pour ce déplacement :
·         dr=0 : toute ligne de champ fait partie d’un tore dont la section est un cercle concentrique avec la section du solénoïde toroïdal ;
·         (R+rcosθ)dϕrdθ=BϕBθ=B01+(r/R)cosθμ0I(r)2πrdϕdθ=2πr2B0μ0RI(r)(1+(r/R)cosθ)2.
Cette équation est de la forme dϕdθ=q(r)=2πr2B0μ0RI(r) si on néglige les termes d’ordre 1 et suivants en r/R, ce qui est conforme à l’approximation qui nous a permis de calculer le champ magnétique.
q(r) est le rapport entre le nombre de tours que fait une ligne de champ dans la direction azimutale et le nombre tours qu’elle fait dans la direction poloïdale.
Remarque : dans les cas simples, les lignes de champ magnétiques sont des courbes fermées. Ici, ce n’est le cas que si  q(r) est un entier, ce qui est peu probable, d’autant que les calculs sont approximatifs.
Si q(0)=1, I(r)jϕ(0)πr2, d’où jϕ(0)=2B0μ0R=2×54π×107=8×106A.m2.

IX.c)

En première approximation, une particule chargée tourne autour de son centre guide, qui se meut le long d’une ligne de champ ; toutefois, le centre guide dérive lentement perpendiculairement à cette ligne de champ, avec une vitesse telle que la force magnétique associée neutralise la force moyenne sur un tour F=mv2//unRcourburemv2B2B, où Rcourbure est le rayon de courbure d’une ligne de champ. Qualitativement, cette force est dirigée dans la direction opposée à celle de la projection du point considéré sur le cercle moyen du tore ; la dérive crée un mouvement qui s’enroule autour de ce cercle moyen du tore. Les particules ont deux raisons de décrire des hélices autour de ce cercle, cette dérive et le fait qu’elles suivent les lignes de champ.
L’énoncé demande de mettre en évidence « que l'effet de dérive est compensé exactement entre les portions de trajectoire du centre guide, situées de part et d'autre du plan équatorial du tore ». Voici en figure 1 la trajectoire sans champ poloïdal et en figure 2 la trajectoire avec champ poloïdal ; ces deux figures sont dilatées dans le sens de l’axe z, pour mieux montrer la dérive :

En l’absence de champ poloïdal, les particules s’évadent en partant dans une direction parallèle à Oz ; le champ poloïdal crée un gradient de champ magnétique ; s’il est supérieur à celui produit par la courbure du tore, alors, après avoir tourné de 180° autour du cercle moyen du tore, les particules prennent une dérive opposée, aussi elles oscillent autour du cercle moyen du tore. L’énoncé suggère que les particules oscillent autour du plan équatorial du tore ; en fait, c’est vrai, mais ce n’est pas un bon argument pour comprendre la stabilité.
En raison du gradient du champ magnétique dû à la distance à l’axe Oz, en réalité les trajectoires sont centrées par rapport à un cercle un peu plus grand que le cercle moyen du tore.

IX.d)

Le module du champ magnétique (B01+(r/R)cosθ)2+(μ0I(r)2πr)2 varie sur la trajectoire parce que θ varie. D’après la question VII, les particules peuvent être piégées et osciller sur une ligne de champ entre deux positions où le champ magnétique est assez grand pour les réfléchir.

IX.e)

Pour ces particules, l’effet de dérive n’est pas compensé, car elles ne sont pas également dans toutes les directions autour du cercle moyen, aussi la dérive due au gradient du champ magnétique a une direction moyenne et ne se compense pas. Notons aussi que le sens de la dérive ne dépend pas du sens de la composante de la vitesse parallèle au champ magnétique et donc que cette dérive ne se compense pas sur un aller et sur le retour suivant.


Concours Physique Centrale-Supélec M, P' 1993 (Corrigé)

Centrale-Supelec 1993 - Physique M et P'

Partie I- Onde de courant dans une ligne électrique:

I.1) Equations différentielles liant i(x,t) et u(x,t):

Loi des noeuds: i(x,t)i(x+dx,t)=CdxutCut=ix
Loi des mailles: u(x,t)=u(x+dx,t)+Ldxitux=Lit

I.2) Vitesse de phase et expressions de i(x,t) et de u(x,t):

On en déduit les équations de propagation: 2ux21LC2ut2=0  et  2ix21LC2it2=0
La vitesse de phase est vφ=1LC; la fonction I(x) vérifie l'équation d2Idx2+LCω2I=0 dont l'équation caractéristique p2+LCω2=0 admet les racines p=±jLCω=±jωvφ; d'où:
I(x)=I1ejωxvφ+I2ejωxvφ et i(x,t)=I1ejω(txvφ)+I2ejω(t+xvφ)
Une des deux équations différentielles liant u et i permet d'obtenir l'expression de u(x,t):
u(x,t)=1vφc(I1ejω(txvφ)I2ejω(t+xvφ))

I.3) Impédance caractéristique:

En x=0: u=Z0i; or à l'abscisse x<0 l'impédance est définie par Z(x)=u(x,t)i(x,t)=1vφcI1ejωxvφI2ejωxvφI1ejωxvφ+I2ejωxvφ; Z(x) est indépendante de x si =0 Zc=1vφc=LC
et Z(0)=Zc. Alors l'onde est progressive et se propage en sens >0 de x'x à la célérité vφ.
p=Re(u)Re(i)=14(u+u)(i+i); mais < ui>=0 et <ui>=0; avec u=Zci, on obtient: P=<p>=12Zc|u|2=I212Zc. En x=0, la puissance moyenne est dissipée dans l'impédance caractéristique Z0, réelle, par effet Joule.

I.4.a) Impédance équivalente:

Z1=Zc//ZcZ1=Zc2

I.4.b)Coefficient de reflexion en intensité:

Par définition: r=ir(0,t)ii(0,t)(coefficient de réflexion) et t=it(0,t)ii(0,t)(coefficient de transmission)
Continuité de la tension: ui+ur=utZciiZcir=Zcitiiir=it et 1r=t
Loi des noeuds: ii+ir=2it(it dans Zc et dans la ligne à droite)1+r=2t; on en déduit r=13.

I.5.a) Forme de l'onde de courant entre x=0 et x=l:

On a la superposition de deux ondes progressives de sens de propagation opposés:
i=Itejω(txvφ)+Irejω(t+xvφ) et uZc=Itejω(txvφ)Irejω(t+xvφ)
En x=l, u=0 (court-circuit): Itejωlvφ=Irejωlvφi=2Itejω(tlvφ)cosω(lx)vφ

I.5.b) Coefficient de réflexion:

i=0 tx=l(2q+1)λ4,qZ; on veut que ceci soit vrai en x=0 d'où l=(2q+1)λ4; la valeur minimale possible est l0=λ4 et alors Ir=It, u(0,t)=2ZcItejωt; en écrivant la continuité de la tension et la loi des noeuds, on a: ui+ur=2ZcItejωt iiir=2Itejωt et ii+ir=2Itejωt r=0.

Partie II-Champ électromagnétique dans la ligne:

II.1) Expression des champs en fonction des densités:

Le champ magnétique est selon z'z et le champ électrique selon y'y.Equation de passage du champ magnétique: B2B1=μ0jsN12B(x,t)=μ0js(x,t) et i(x,t)=ajsB(x,t)=μ0ai(x,t);
Equation de passage du champ électrique: E2E1=σ(x,t)ε0N12E(x,t)=σε0;

II.2) Equations différentielles vérifiées par les densités:

L'équation de Maxwell-Faraday donne: B=1jωExuzi(x,t)=ac2jωσx
L'équation de Maxwell-Ampère donne: E=c2jωBxuyσ=1jωaix

II.3) Coefficient d'autoinduction:

Pour la longeur dx de ligne, de section droite S=ab, dεB=abdxB22μ0=μ0b2ai2dxL=μ0ba

II.4) Coefficient de capacité:

Pour la longueur dx de la ligne: dεE=abdxε0E22=abdxσ22ε0=bq22aε0dxC=ε0ab

II.5) Vitesse de phase:

LC=ε0μ0=1c2vφ=c; il y a accord avec le précédent résultat.

II.6) Définition de la d.d.p. u(x,t):

E=VAt; or le potentiel vecteur est polaire et de ce fait perpendiculaire au plan d'antisymétrie des courants, selon x'xy=0y=bE.dl=y=0y=bV.dl=V(x,b,t)V(x,0,t)=u(x,t) E(x,t)=bu(x,t).

II.3.a) Expression de l'impédance caractéristique:

Zc=ρbeaRc=ρe et Rc=LC=μ0ε0basi b=a, Rc=μ0ε0
A.N.: {{R}_{c}}=377\Omega

II.3b) Calcul numérique de e:

Cuivre: e=45 pm; impossible car e< à la dimension d'un atome.Carbone: e=9,28 µm.

II.8) Puissance moyenne transportée par l'onde:

Vecteur de Poynting: \vec{R}=\vec{E}\wedge \frac{{\vec{B}}}{{{\mu }_{0}}}=\frac{ui}{ab}{{\vec{u}}_{x}} et puissance instantanée: p=Re(u)Re(i)
P=<p>=\frac{1}{4}(u{{i}^{*}}+{{u}^{*}}i)=\frac{1}{2}{{Z}_{c}}\left| {{i}^{2}} \right|\Rightarrow P=\frac{1}{2}{{Z}_{c}}{{I}^{2}}
L'énergie est dissipée dans l'impédance caractéristique (résistance) par effet Joule.

Partie III-Reflexion d'une onde électromagnétique sur une plaque conductrice:

III.1) Coefficient de reflexion:

On est ramené à la question I.4.a; l'onde progressive peut se propager en aval de la plaque\Rightarrow r=\frac{1}{3}

III.2) Expression de l'épaisseur de l'effet de peau:

On suppose la conductivité du métal réelle; c'est possible si la fréquence est nettement inférieure aux fréquences optiques; dans l'équation de Maxwell-Ampère, on peut négliger le courant de déplacement devant le courant ohmique si, en utilisant la notation complexe, \left\| j\omega {{\varepsilon }_{0}}\vec{E} \right\|<<\left\| \sigma \overset{\scriptscriptstyle\rightharpoonup}{E} \right\|\Rightarrow \rho \omega {{\varepsilon }_{0}}<<1
Les équations de Maxwell s'écrivent alors:
\vec{\nabla }\wedge \vec{B}={{\mu }_{0}}\sigma \vec{E}\Rightarrow -j\vec{k}\wedge \vec{E}={{\mu }_{0}}\sigma \vec{E}
\vec{\nabla }\wedge \vec{E}=-j\omega \overset{\scriptscriptstyle\rightharpoonup}{B}\Rightarrow -j\vec{k}\wedge \vec{E}=-j\omega \vec{B}
\vec{\nabla }.\vec{E}=0(m\acute{e}tal\ neutre)\ et\ \vec{\nabla }.\overset{\scriptscriptstyle\rightharpoonup}{B}=0\Rightarrow \vec{k}.\vec{E}=0\ et\ \vec{k}.\vec{B}=0
En reportant le champ magnétique tiré de la seconde équation dans la première et en developpant le produit vectoriel, on obtient: {{k}^{2}}=-j{{\mu }_{0}}\sigma \omega \Rightarrow k=\pm \frac{1-j}{\delta }\ avec\ \delta =\sqrt{\frac{2}{{{\mu }_{0}}\sigma \omega }}
On a deux solutions; la solution générale en est une combinaison linéaire.
{{\vec{E}}_{p}}=\left[ {{A}_{1}}{{e}^{-\frac{x}{\delta }}}{{e}^{j(\omega t-\frac{x}{\delta })}}+{{A}_{2}}{{e}^{\frac{x}{\delta }}}{{e}^{j(\omega t+\frac{x}{\delta })}} \right]{{\vec{u}}_{y}} et {{\vec{B}}_{p}}=\frac{1-j}{\delta \omega }\left[ {{A}_{1}}{{e}^{-\frac{x}{\delta }}}{{e}^{j(\omega t-\frac{x}{\delta })}}-{{A}_{2}}{{e}^{\frac{x}{\delta }}}{{e}^{j(\omega t+\frac{x}{\delta })}} \right]{{\vec{u}}_{z}}

III.3) Relations entre les coefficients:

{{\vec{E}}_{r}}=\alpha {{E}_{0}}{{e}^{j\omega (t+\frac{x}{c})}}{{\vec{u}}_{y}}\ et\ {{\vec{B}}_{r}}=-\frac{\alpha {{E}_{0}}}{c}{{e}^{j\omega (t+\frac{x}{c})}}{{\vec{u}}_{z}} et {{\vec{E}}_{t}}=\tau {{E}_{0}}{{e}^{j\omega (t-\frac{x}{c})}}{{\vec{u}}_{y}}\ et\ {{\vec{B}}_{t}}=\frac{\tau {{E}_{0}}}{c}{{e}^{j\omega (t-\frac{x}{c})}}{{\vec{u}}_{z}}
Equations de passage: en x=0, il y a continuité du champ électrique tangentiel et du champ magnétique tangentiel(car les courants sont volumiques et non surfaciques);
{{{\vec{E}}}_{i}}+{{{\vec{E}}}_{r}}={{{\vec{E}}}_{p}}\Rightarrow (1+\alpha ){{E}_{0}}={{A}_{1}}+{{A}_{2}}
{{{\vec{B}}}_{i}}+{{{\vec{B}}}_{r}}={{{\vec{B}}}_{p}}\Rightarrow (1-\alpha ){{E}_{0}}=\frac{c(1-j)}{\delta \omega }({{A}_{1}}-{{A}_{2}})
Equations de passage en x=e:
{{A}_{1}}{{e}^{-(1+j)\frac{e}{\delta }}}+{{A}_{2}}{{e}^{(1+j)\frac{e}{\delta }}}=\tau {{E}_{0}}{{e}^{-j\omega \frac{e}{c}}} et \frac{1-j}{\delta \omega }({{A}_{1}}{{e}^{-(1+j)\frac{e}{\delta }}}-{{A}_{2}}{{e}^{(1+j)\frac{e}{\delta }}})=\frac{\tau {{E}_{0}}}{c}{{e}^{-j\omega \frac{e}{c}}}

III.4) Expression de :

On considère le seul cas possible: celui du carbone avec e=9,28 µm; \Rightarrow \delta =\frac{29.8}{\sqrt{\nu }}m
e<<δ
\Rightarrow \nu <<{{1,03.10}^{13}}Hz
; or la formule établie pour δ n'est valable qu'aux fréquences très inférieures aux fréquences optiques; la condition qu'on vient d'obtenir étant déjà nécessaire, l'inégalité e<<δ est donc vérifiée.
Les deux dernières relations de III.3, en utilisant {{e}^{\varepsilon }}\approx 1+\varepsilon , conduisent à:
{{A}_{1}}+{{A}_{2}}+\frac{e}{\delta }(1+j)({{A}_{2}}-{{A}_{1}})=\tau {{E}_{0}}{{e}^{-j\omega \frac{e}{c}}} et \frac{c(1-j)}{\delta \omega }\left[ ({{A}_{1}}-{{A}_{2}})-(1+j)\frac{e}{\delta }({{A}_{1}}+{{A}_{2}}) \right]=\tau {{E}_{0}}{{e}^{-j\omega \frac{e}{c}}}
d'où \alpha =\frac{-1+j\frac{1}{2}{{\left( \frac{\delta \omega }{c} \right)}^{2}}}{1+\frac{{{\delta }^{2}}\omega }{ce}+j\frac{1}{2}{{\left( \frac{\delta \omega }{c} \right)}^{2}}}; or \frac{1}{2}{{\left( \frac{\delta \omega }{c} \right)}^{2}}=\rho {{\varepsilon }_{0}}\omega <<1\ et\ \frac{{{\delta }^{2}}\omega }{ce}=2\frac{{{R}_{c}}}{{{\mu }_{0}}c}=2\Rightarrow \alpha \approx \frac{-1}{1+\frac{{{\delta }^{2}}\omega }{ce}}=-\frac{1}{3}
Mais r=\frac{1}{3} est relatif au coefficient de réflexion de i(x,t), donc de B(x,t) opposé à celui de E(x,t).

III.5) Positionnement d'une plaque de métal parfait:

D'aprèsI.5.b, pour annuler l'onde réfléchie, il faut placer, à la distance x=e+\frac{\lambda }{4}, une plaque de métal parfaitement conducteur. On peut le vérifier: sur le métal parfait, on a un noeud de champ électrique, donc en x= e on a un noeud de champ magnétique(propriété des ondes stationnaires) et de ce fait en x=e: \frac{1-j}{\delta \omega }\left[ {{A}_{1}}-{{A}_{2}}-(1+j)\frac{e}{\delta }({{A}_{1}}+{{A}_{2}}) \right]=0\Rightarrow \frac{{{A}_{1}}-{{A}_{2}}}{{{A}_{1}}+{{A}_{2}}}=(1+j)\frac{e}{\delta }; par ailleurs les deux premières relations de III.3 restent valables\Rightarrow \frac{{{A}_{1}}-{{A}_{2}}}{{{A}_{1}}+{{A}_{2}}}=\frac{\delta \omega }{c(1-j)}\frac{1-\alpha }{1+\alpha }; on en déduit \alpha =0 comme prévu.

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