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Concours Physique Centrale M 1982 (Corrigé)

ÉTUDE DE LA STABILISATION D'UN SATELLITE PAR GRADIENT DE GRAVITÉ Remarque : l’énoncé admet, parfois implicitement, que le centre d’inertie du satellite a un mouvement circulaire uniforme ; la justification que les oscillations ne perturbent pratiquement pas ce mouvement se trouve en II.3.d.

I - SATELLITE EN FORME D'HALTĒRE



 1) Le moment en G des forces de gravitation est nul pour α=0, α=π et α=±π/2 :
- si α=0 ou π, les supports des forces passent par G ;
- si α=±π/2, les deux forces, symétriques par rapport à G, ont des moments opposés.

2)  MG=μm(GAOAOA3+GBOBOB3)=μm(GAOG+GAOA3+GBOG+GBOB3)
 MG=μmGBOG(1OB31OA3) qui est parallèle à Gz.
Pour un point M proche de G, en notant x et y les projections de GM sur u et v :
OM=OG+GM 
OM2=OG2+GM2+2OGGM=r2+x2+y2+2rx
1OM3=1r3(1+2xr+x2+y2r2)3/21r33xr4+...
1OB31OA36xBr4 

D’autre part, GBOG=yBrz. D’où MG=6μmxByBr3=6μmL2sinαcosαr3=3μmL2sin2αr3
3) Plaçons nous dans le référentiel tournant R1. Les moments en G des forces d’inertie de Coriolis et de la tension de la tige sont nuls, car les supports de ces forces passent par G. Montrons que le moment des forces d’inertie d’entraînement est nul : MG(Fie)=GAmω2OA+GBmω2OB=GBmω2(OBOA)=0 car AB parallèle à GB.
Dans R1, le moment des forces se réduit à celui des forces de gravitation. Soit JG le moment d’inertie du satellite.
JG¨α=MG
2mL2¨α=3μmL2sin2αr3 

Si α petit, sin2α2α ; l’équation devient ¨α+ω2oscα0, avec ωosc3μr3et la période d’oscillation est Tosc=2πr33μ=2π(7×106)33×4×1014=3360s.

II - SATELLITE PLAN



1.a) Dans le référentiel géocentrique R, dW=Frdr+Fθrdθ+MG(dθ+dα).
1.b) dU=Urdr+Uαdα=dW est vrai quels que soient dr, dθ et dα, variables indépendantes. En identifiant leurs coefficients dans les deux membres de cette égalité, Fr=UrMG=UαFθ=MGr=1rUα.
1.c) Le moment des forces de gravitation en O est nul, car toutes ces forces ont des supports passant par O.
2.a) Dans R et dans R3, σG=(A+B)(˙α+˙θ)z.
Dans R, en utilisant le théorème de König et en tenant compte de ce que la masse du système est 2m, Ec=m(˙r2+r2˙θ2)+12(A+B)(˙α+˙θ)2

2.b) Dans le référentiel géocentrique R, le moment cinétique σO=σG+2mr2(˙α+˙θ) en O  est une constante du mouvement. En effet, les seules forces extérieures sont les forces de gravitation, dont les supports passent par O.
Dans le référentiel géocentrique R, l’énergie totale Ec+U est une constante du mouvement. En effet, les forces intérieures ne travaillent pas puisque le satellite est indéformable et les forces extérieures dérivent de l’énergie potentielle U.
3.a) Soit x=XcosαYsinα et y les projections de GMsur u et v.
Pρ2dm=A+B par définition des moments d’inertie.
Pρcosφdm=Pxdm=0 par définition du centre d’inertie.
Pρ2cos2φdm=P(XcosαYsinα)2dm. Or PX2dm=B, PY2dm=A et PXYdm=0. D’où
Pρ2cos2φdm=Bcos2α+Asin2α=B1+cos2α2+A1cos2α2 
Pρ2cos2φdm=A+B2+BA2cos2α 
3.b)
OM2=(r+x)2+y2
1OM=1r(1+2xr+ρ2r2)1/2=1rxr2+3x2ρ22r3+3xρ25x32r4+...
U=PμdmOM=μmr+μr2Pxdm+μ2r3P(ρ23x2)dm+μ2r4P(5x33xρ2)dm+... 
U=μmr+μ2r3[(A+B)3(A+B2+BA2cos2α)]+...
U=μmrμ4r3[(A+B)+3(BA)cos2α]+...

Le terme en 1/r4 n’est pas nul dans le cas général ; il l’est si le satellite a un centre de symétrie.
3.c) MG=Uα=3μ(BA)2r3sin2α
Dans la partie I, A=0 et B=2mL2 ; l’expression obtenue donne le même résultat qu’en I : MG=3μmL2r3sin2α.
Fθ=MGr=3μ(BA)2r4sin2α.
3.d) BA=2mR2.
max(|MG|)=3μmR2r3=3×4×1014×3×42(7×106)3=1,7×104N.m.
max(|Fθ|)=max(|MG|)r=1,7×1047×106=2,4×1011N.
Le terme principal de Fr est μr2=4.1014(7.106)=57N. Sous l’action de cette force, le mouvement est circulaire uniforme. Il est intéressant de considérer le terme suivant du développement de Fr , soit 3μ4r4(A+B+3(BA)cos2α), dont la variation maximale est 9μmR22r4=32max(|Fθ|). On voit que Fθ et la variation de Fr sont négligeables devant le terme indépendant de α du développement de Fr ; les oscillations du satellite ne déforment guère son mouvement, qui reste sensiblement circulaire uniforme.
4.a) ω=2πT=2π86164=7,29×105rad.s1.
La loi fondamentale de la dynamique appliquée au satellite s’écrit μmr2=mω2r, d’où r=(μ/ω2)1/3=(4×1014)1/3/(7,29×105)2/3=4,22×107m.
v=2πrT=2π×4,22×10786164=3080m.s1.
4.b) Le moment en G des forces d’inertie de Coriolis est nul, car les supports de ces forces passent par G. Montrons que le moment des forces d’inertie d’entraînement est nul :
MG(Fie)=PGMdmω2OM=PGMdmω2(OG+GM)=0 car PGMdm=0.
Le moment des forces est donc égal à celui des forces de gravitation. Le théorème du moment cinétique donne :
(A+B)¨α=3μ(BA)sin2α2r3
¨α+3μ2r3BAA+Bsin2α=0
4.c) Une orientation d’équilibre est stable si le moment des forces est une fonction décroissante de l’angle.
Les orientations d’équilibres sont :
α=0 et α=π, qui sont instables si A>B et stables si A<B ;
α=±π/2, qui sont stables si A>B et instables si A<B.
Au voisinage d’une orientation αeq d’équilibre stable, si α=αeq+ε (ε<<1), ¨ε+3μr3|BA|A+Bε=0.
Tosc=2πr33μA+B|BA|=Torb3A+B|BA|=4386164=99500s.
4.d) La conservation de l’énergie s’écrit :
12(A+B)˙α23μ(BA)4r3cos2α=12(A+B)˙α203μ(BA)4r3cos2α0
˙α2=f(α)=˙α20+3μ(BA)2r3(A+B)(cos2αcos2α0) 
Pour que le mouvement soit non révolutif, il faut que ˙α puisse s’annuler, donc que le minimum de f(α) soit négatif.
Si B>A, le minimum de f(α) a lieu quand cos2α est minimum, soit pour cos2α=1. La condition devient
˙α203μ|AB|2r3(A+B)(1+cos2α0)<0 
|˙α0|<3μ|AB|r3(A+B)cos|α0|=2πToscsin|α0|=2π99500cos40M=4,84×105rad.s1
Si B<A, la condition est |˙α0|<2πToscsin|α0|.

III - SATELLITE DE FORME QUELCONQUE



1.a) MG=GMμOMOM3dm=μGM(OG+GM)OM3dm=μOGGMOM3dm.
OM2=OG2+GM2+2OGGM
1OM3=1OG3(1+2OGGMOG2+GM2OG2)3/21OG3(13OGGMOG2) 
MG=μOGOG3GMdm3μOGOG5(OGGM)GMdm 
OG=(αX+βY£γZ)rGM=XX+YY+ZZ 
MG=3μr3dm(αX+βY+γZ)|αβγ|XYZ
MGX=3μr3(αX+βY+γZ)(βZγY)dm

Rappelons que (X2+Y2)dm=C, (Y2+Z2)dm=A, (Z2+X2)dm=B et  XYdm=YZdm=ZXdm=0.
MGX=3μr3βγ(Y2Z2)dm=3ω2βγ(CB).
Par permutation circulaire sur les indices de coordonnées,
MGY=3ω2γα(AC) 
MGZ=3ω2αβ(BA) 

1.b) Notons l’angle entre la radiale et la tige de la première partie α=(x,u) pour le distinguer de la coordonnée α du vecteur unitaire radial ; A=0, B=C=2mL2, α=cosα, β=sinα, γ=0 ; d’où MGX=MGY=0, MGZ=3ω2αβ(BA)=6ω2mL2cosαsinα en accord avec les résultats de la première partie.
2.a)Pour passer de la base (u,v,w) de R1 à la base (X,Y,Z) de R2, on peut enchaîner les trois rotations suivantes :
(v,w) tourne de ψ autour de u, devenant (N,N) ;
(u,N) tourne de θ autour de N, donnant (Z,N ;
\left( \vec{N},\vec{{N}''} \right) tourne de \varphi autour de \vec{Z}, donnant \left( \vec{X},\vec{Y} \right).
Le vecteur rotation de {{R}_{2}} par rapport à {{R}_{1}} est donc \dot{\psi }\vec{u}+\dot{\theta }\vec{N}+\dot{\varphi }\vec{Z} et celui de {{R}_{2}} par rapport à R est \vec{\Omega }=\dot{\psi }\vec{u}+\dot{\theta }\vec{N}+\dot{\varphi }\vec{Z}+\omega \vec{w}
\begin{array}{l}\vec N = \vec X\cos \varphi  - \vec Y\sin \varphi \\\vec N'' = \vec X\sin \varphi  + \vec Y\cos \varphi \end{array}
\begin{array}{l}\vec u = \vec Z\cos \theta  + \vec N''\sin \theta \\\vec N' =  - \vec Z\sin \theta  + \vec N''\cos \theta \end{array}
\begin{array}{l}\vec w = \vec N\sin \psi  + \vec N'\cos \psi \\\vec v = \vec N\cos \psi  - \vec N'\sin \psi \end{array}
\vec{\Omega }=\dot{\psi }\left( \vec{Z}\cos \theta +\left( \vec{X}\sin \varphi +\vec{Y}\cos \varphi  \right)\sin \theta  \right)+\dot{\theta }\left( \vec{X}\cos \varphi -\vec{Y}\sin \varphi  \right)+\dot{\varphi }\vec{Z}+\omega \vec{w}
\vec{w}=\omega \left( \left( \vec{X}\cos \varphi -\vec{Y}\sin \varphi  \right)\sin \psi +\left( -\vec{Z}\sin \theta +\left( \vec{X}\sin \varphi +\vec{Y}\cos \varphi  \right)\cos \theta  \right)\cos \psi  \right)
En projetant :
{{\Omega }_{X}}=\dot{\psi }\sin \varphi \sin \theta +\dot{\theta }\cos \varphi +\omega \left( \cos \varphi \sin \psi +\sin \varphi \cos \theta \cos \psi  \right)
{{\Omega }_{Y}}=\dot{\psi }\cos \varphi \sin \theta -\dot{\theta }\sin \varphi +\omega \left( -\sin \varphi \sin \psi +\cos \varphi \cos \theta \cos \psi  \right)  
{{\Omega }_{Z}}=\dot{\psi }\cos \theta +\dot{\varphi }-\omega \sin \theta \cos \psi   
2.b) En supposant \omega fini et constant et \psi ,\varepsilon ,\varphi ainsi que leurs dérivées infiniment petits :\cos \theta \approx -\varepsilon
{{\Omega }_{X}}=\dot{\varepsilon }+\omega \psi   
{{\Omega }_{Y}}=\dot{\psi }-\omega \varepsilon   
{{\Omega }_{z}}=\dot{\varphi }-\omega   
On peut se demander s’il n’aurait pas fallu considérer \dot{\omega }, non pas comme nul, mais comme un infiniment petit comparable à \dot{\psi },\dot{\varepsilon },\dot{\varphi }. En réalité, la conservation du moment cinétique total, orbital et oscillatoire, montre que \dot{\omega } est plus petit que \dot{\psi },\dot{\varepsilon },\dot{\varphi } d’un facteur égal au carré du rapport de la dimension du satellite au rayon de son orbite.
2.c)
{{\sigma }_{GX}}=A{{\Omega }_{X}}\approx A\left( \dot{\varepsilon }+\omega \psi  \right)  
{{\sigma }_{GY}}=B{{\Omega }_{y}}\approx B\left( \dot{\psi }-\omega \varepsilon  \right)  
{{\sigma }_{GY}}=C{{\Omega }_{Z}}\approx C\left( \dot{\varphi }-\omega  \right)  
Nous avons montré en 2.a que \vec{u}=\vec{Z}\cos \theta +\left( \vec{X}\sin \varphi +\vec{Y}\cos \varphi  \right)\sin \theta , d’où
\alpha =\sin \varphi \sin \theta \approx \varphi   
\beta =\cos \varphi \sin \theta \approx 1  
\gamma =\cos \theta \approx -\varepsilon   
{{\mathfrak{M}}_{GX}}\approx 3{{\omega }^{2}}\left( B-C \right)\varepsilon   
{{\mathfrak{M}}_{GY}}\approx 0
{{\mathfrak{M}}_{GZ}}\approx 3{{\omega }^{2}}\left( B-A \right)\varphi  


3.a) Dans le référentiel géocentrique R, \frac{d{{{\vec{\sigma }}}_{G}}}{dt}={{\vec{\mathfrak{M}}}_{G}}, soit
A\left( \frac{d{{\Omega }_{X}}}{dt}\vec{X}+{{\Omega }_{X}}\frac{d\vec{X}}{dt} \right)+B\left( \frac{d{{\Omega }_{Y}}}{dt}\vec{Y}+{{\Omega }_{Y}}\frac{d\vec{Y}}{dt} \right)+C\left( \frac{d{{\Omega }_{Z}}}{dt}\vec{Z}+{{\Omega }_{Z}}\frac{d\vec{Z}}{dt} \right)={{\vec{\mathfrak{M}}}_{G}}
Comme \frac{d\vec{X}}{dt}=\vec{\Omega }\wedge \vec{X}={{\Omega }_{Z}}\vec{Y}-{{\Omega }_{Y}}\vec{Z}, \frac{d\vec{Y}}{dt}=\vec{\Omega }\wedge \vec{Y}={{\Omega }_{X}}\vec{Z}-{{\Omega }_{Z}}\vec{X} et \frac{d\vec{Z}}{dt}=\vec{\Omega }\wedge \vec{Z}={{\Omega }_{Y}}\vec{X}-{{\Omega }_{X}}\vec{Y}, les projections de cette équation sur les trois directions principales d’inertie du satellite sont
A\frac{d{{\Omega }_{X}}}{dt}+\left( C-B \right){{\Omega }_{Y}}{{\Omega }_{Z}}={{\mathfrak{M}}_{GX}}  
B\frac{d{{\Omega }_{Y}}}{dt}+\left( A-C \right){{\Omega }_{Z}}{{\Omega }_{X}}={{\mathfrak{M}}_{GY}}  
C\frac{d{{\Omega }_{Z}}}{dt}+\left( B-A \right){{\Omega }_{X}}{{\Omega }_{Y}}={{\mathfrak{M}}_{GZ}}  
Faisons l’approximation linéaire :
A\left( \ddot{\varepsilon }+\omega \dot{\psi } \right)+\left( B-C \right)\omega \left( \dot{\psi }-\omega \varepsilon  \right)=3{{\omega }^{2}}\left( B-C \right)\varepsilon  
B\left( \ddot{\psi }-\omega \dot{\varepsilon } \right)+\left( C-A \right)\omega \left( \dot{\varepsilon }+\omega \psi  \right)=0  
C\ddot{\varphi }+\left( B-A \right)\omega \left( \dot{\psi }-\omega \varepsilon  \right)=3{{\omega }^{2}}\left( B-A \right)\varphi   
3.b) Si C=A+B, le couplage entre \psi et \varepsilon disparaît dans les deux premières équations.
Pour interpréter cette relation, explicitons-la : \int{\left( {{X}^{2}}+{{Y}^{2}} \right)dm}=\int{\left( {{Y}^{2}}+{{Z}^{2}} \right)dm}+\int{\left( {{X}^{2}}+{{Z}^{2}} \right)}dm\Rightarrow \int{{{Z}^{2}}dm}=0. {{Z}^{2}} est positif ou nul et les masses sont positives ; le fait qu’une somme de termes positifs ou nuls soit nulle implique que tous les termes de la somme sont nuls : le solide est plan et situé dans le plan Z=0.
3.c) Si C=A+B, les équations deviennent :
A\ddot{\varepsilon }+4{{\omega }^{2}}\left( C-B \right)\varepsilon =0
B\ddot{\psi }+4{{\omega }^{2}}\left( C-A \right)\psi =0  
C\ddot{\varphi }+3{{\omega }^{2}}\left( A-B \right)\varphi =0  
ou
\ddot{\varepsilon }+4{{\omega }^{2}}\varepsilon =0  
\ddot{\psi }+4{{\omega }^{2}}\psi =0
C\ddot{\varphi }+3{{\omega }^{2}}\left( A-B \right)\varphi =0  
Pour que la position d’équilibre considérée soit stable, il faut que ces trois équations soient de la forme \ddot{x}+ax=0a>0. L’équilibre est donc stable si A>B. Il est instable si A<B. Si A=B, notre développement n’est pas assez poussé pour trancher.
3.d) La position d’équilibre considérée est stable, puisque les conditions C=A+B et A>B sont vérifiées.
3.e) La période orbitale est {{T}_{orb}}=2\pi \sqrt{\frac{{{r}^{3}}}{\mu }}=2\pi \frac{{{\left( 7\times {{10}^{6}} \right)}^{3/2}}}{{{\left( 4\times {{10}^{14}} \right)}^{1/2}}}=5818s.
Les périodes d’oscillation des trois modes sont :
{{T}_{\psi }}={{T}_{\varepsilon }}=\frac{\pi }{2\omega }=\frac{{{T}_{orb}}}{2}=2909s.
{{T}_{\varphi }}={{T}_{orb}}\sqrt{\frac{C}{3\left( A-B \right)}}=5818\sqrt{\frac{360}{3\left( 300-60 \right)}}=4114s.
L’expression de {{T}_{\varphi }} est la même que celle trouvée en II.4.c.
Les oscillations sont amorties si les forces subies dans {{R}_{2}} déforment le satellite et s’il existe une résistance, du type viscosité, à la vitesse de déformation.  
4.a) Si A=B, les équations linéarisées sont :
A\ddot{\varepsilon }+\left( 2A-C \right)\omega \dot{\psi }+4\left( C-A \right){{\omega }^{2}}\varepsilon =0  
A\ddot{\psi }+\left( C-2A \right)\omega \dot{\varepsilon }+\left( C-A \right){{\omega }^{2}}\psi =0  
\ddot{\varphi }=0
La troisième équation signifie que le satellite tourne librement autour de \vec{Z}, cette rotation n’étant guère affectée par les oscillations d’orientation.
Cherchons une solution aux deux premières équations de la forme \varepsilon =\operatorname{Re}\left( \underline{\varepsilon } \right)\quad \underline{\varepsilon }={{\underline{\varepsilon }}_{0}}\exp \left( i{{\Omega }_{0}}t \right)\quad \psi =\operatorname{Re}\left( \underline{\psi } \right)\quad \underline{\psi }={{\underline{\psi }}_{0}}\exp \left( i{{\Omega }_{0}}t \right).
\left( -\Omega _{0}^{2}A+4\left( C-A \right){{\omega }^{2}} \right){{\underline{\varepsilon }}_{0}}+i{{\Omega }_{0}}\left( 2A-C \right)\omega {{\underline{\psi }}_{0}}=0
i{{\Omega }_{0}}\left( C-2A \right)\omega {{\underline{\varepsilon }}_{0}}+\left( -\Omega _{0}^{2}A+\left( C-A \right){{\omega }^{2}} \right){{\underline{\psi }}_{0}}=0  
Ce système n’admet que la solution {{\underline{\varepsilon }}_{0}}={{\underline{\psi }}_{0}}=0 sauf si
\left| \begin{matrix} -\Omega _{0}^{2}A+4\left( C-A \right){{\omega }^{2}} & i{{\Omega }_{0}}\left( 2A-C \right)\omega   \\ i{{\Omega }_{0}}\left( C-2A \right)\omega  & -\Omega _{0}^{2}A+\left( C-A \right){{\omega }^{2}}  \\ \end{matrix} \right|=0
ce qui conduit à l’équation du second degré en \Omega _{0}^{2} :
{{A}^{2}}\Omega _{0}^{4}-\left[ 5A\left( C-A \right)+{{\left( C-2A \right)}^{2}} \right]{{\omega }^{2}}\Omega _{0}^{2}+4{{\left( C-A \right)}^{2}}{{\omega }^{4}}=0 ou
{{A}^{2}}\Omega _{0}^{4}-\left( {{C}^{2}}+AC-{{A}^{2}} \right){{\omega }^{2}}\Omega _{0}^{2}+4{{\left( C-A \right)}^{2}}{{\omega }^{4}}=0.
4.b) Le discriminant de cette équation est \Delta ={{\left( {{C}^{2}}+AC-{{A}^{2}} \right)}^{2}}-16{{A}^{2}}{{\left( C-A \right)}^{2}}.
La solution proposée existe si les racines de cette équation existent et sont positives (elles sont du même signe). Le discriminant est positif si \left| {{C}^{2}}+AC-{{A}^{2}} \right|>4A\left| C-A \right| ; les racines sont alors positives si {{C}^{2}}+AC-{{A}^{2}}>0 ; d’où la condition d’existence des solutions du type considéré :
{{C}^{2}}+AC-{{A}^{2}}>4A\left| C-A \right| ou 1+x-{{x}^{2}}>4x\left| 1-x \right| ou x<\frac{1+\sqrt{3}}{2}
Si cette condition n’est pas vérifiée, l’orientation d’équilibre \psi =0,\varepsilon =\pi /2 est instable.

Concours Physique Centrale M 1982 (Énoncé)


ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES 1982 ÉCOLE SUPERIEURE D'ELECTRICITE
ÉCOLE CENTRALE DE LYON ÉCOLE SUPERIEURE D'OPTIQUE
Option M PHYSIQUE I (4 h)

ÉTUDE DE LA STABILISATION D'UN SATELLITE PAR GRADIENT DE GRAVITÉ
La terre est supposée constituée de couches concentriques homogènes de centre O. Elle exerce sur un point matériel M de masse m une force attractive : \vec{F}=-\mu m\overrightarrow{OM}/O{{M}^{3}} avec \mu ={{4.10}^{14}}{{m}^{3}}.{{s}^{-2}}.
Soit :
R\left( O,\vec{x},\vec{y},\vec{z} \right) le repère barycentrique de la terre, considéré ici comme repère absolu Galiléen
{{R}_{1}}\left( G,\vec{u},\vec{v},\vec{w} \right) le repère associé aux coordonnées polaires d'un point G du plan x0y : \vec{u} est radial, \vec{v} est orthoradial.
{{R}_{2}}\left( G,\vec{X},\vec{Y},\vec{Z} \right) le repère principal d'inertie d'un satellite.
{{R}_{3}}\left( G,\vec{x},\vec{y},\vec{z} \right) le repère barycentrique d'un satellite.
On envisage dans ce problème différents satellites dont le centre d'iner¬tie G décrit une trajectoire circulaire de rayon r dans le plan xOy, à la vitesse angulaire \omega , et on s'intéresse au mouvement autour du centre d'inertie.
Les 3 parties du problème sont indépendantes, à l'exception des questions II-3)c) et III-1)b).

I - SATELLITE EN FORME D'HALTĒRE

On considère un satellite constitué de deux mas¬ses ponctuelles A et B de même masse m, reliées par une tige rigide AB de masse négligeable (AB=2L).
On s'intéresse à la rotation de AB autour de Gz, repérée par l'angle \alpha =\left( \vec{u},\overrightarrow{AB} \right)
1) Pour quelles valeurs de \alpha le moment en G des forces gravitation que la terre exerce sur l'haltère est-il nul ?
2) En effectuant un développement limité en L/r, montrer que le terme princi¬pal de ce moment est {{\vec{}}_{G}}=-\frac{3\mu m}{L}{{\left( \frac{L}{r} \right)}^{3}}\sin \left( 2\alpha  \right)\,\vec{z}
3) Calculer la période des petites oscillations autour de la position d'é¬quilibre stable.
Application numérique : r=7000km ; L=5m ; m=4kg.

II - SATELLITE PLAN

On considère un satellite en forme de plaque (P), de masse m. Dans toute cette partie, le plan GXY du satellite restera confondu avec le plan xOy.
La matrice représentant l'opérateur d'inertie en G du satellite sur la base \vec{X},\vec{Y},\vec{Z} de {{R}_{2}} a pour expression :
(J)=\begin{pmatrix}A & 0 & 0  \\ 0 & B & 0  \\ 0 & 0 & A+B  \\ \end{pmatrix}
La position du satellite est repérée par r=OG\quad \theta =\left( \vec{x},\vec{u} \right) et \alpha =\left( \vec{u},\vec{X} \right)
1)a) On appelle \vec{F} et {{\vec{}}_{G}} les éléments de réduction en G du torseur des for¬ces de gravitation appliquées au satellite :
\left[ T \right]\quad \left\{ \begin{array}{c} & \vec{F}={{F}_{r}}\vec{u}+{{F}_{\theta }}\vec{v} \\ & {{{\vec{\mathfrak{M}}}}_{G}}=\mathfrak{M}\vec{z} \end{array} \right.
Exprimer le travail élémentaire dW des forces de gravitation en fonction de dr, d\theta , et d\alpha .
b) Soit U\left( r,\alpha  \right) l'énergie potentielle du satellite dans le champ de gravi¬tation terrestre. Exprimer {{F}_{r}}, {{F}_{\theta }} et M en fonction des dérivées partielles de U.
c) Calculer le moment en O des forces de gravitation appliquées au satellite. Commenter le résultat.
2)a) Calculer le moment cinétique barycentrique {{\vec{\sigma }}_{G}} du satellite et son énergie cinétique barycentrique {{E}_{c}} dans R (repère barycentrique de la terre).
b) Donner deux intégrales premières du mouvement en précisant leur signification physique.
3) L'expression de U est : U=\iint_{P}{-\mu \frac{dm}{OM}}
On pose \rho =GM et \varphi =\left( \vec{u},\overrightarrow{GM} \right)
a) Calculer \iint_{P}{{{\rho }^{2}}dm} et  \iint_{P}{\rho \cos \varphi \,dm}.
Montrer que \iint_{P}{{{\rho }^{2}}{{\cos }^{2}}\varphi \ dm}=\frac{A+B}{2}+\frac{B-A}{2}\cos 2\alpha
b) En effectuant un développement limité en \rho /r, montrer que l'expres¬sion de U au quatrième ordre près est : U=-\frac{\mu m}{r}-\frac{\mu }{4{{r}^{3}}}\left[ \left( A+B \right)+3\left( B-A \right)\cos 2\alpha  \right]
c) En déduire M et {{F}_{\theta }}. Retrouver l'expression du I-2)
d) Application : (P) est une plaque circulaire homogène de masse m, de rayon R, portant deux surcharges ponctuelles symétriques par rapport à G, distantes de 2R et situées sur G\vec{X}
r=42000km m=200kg {m}'=3kg R=4m
Calculer les valeurs maximales de \left| {{F}_{\theta }} \right| et \left|  \right|, ainsi que le terme principal de {{F}_{r}}. Commenter les résultats numériques.
4) On fait maintenant les approximations : {{F}_{r}}\approx -\frac{\mu m}{{{r}^{2}}} et {{F}_{\theta }}\approx 0. La valeur de M est celle trouvée au 3)c)
a) Calculer \omega , r et la vitesse de G pour un satellite géostationnaire (période T=23h56mn04s).
b) Ecrire le théorème du moment cinétique dans {{R}_{3}}
c) Donner l'équation différentielle en \alpha dans le cas des petits angles. Montrer que le mouvement n'est stable que si B>A
Application numérique : calculer la période des petites oscillations pour \frac{B-A}{B+A}=\frac{1}{4}
d) Lorsque l'angle \alpha n'est pas petit, trouver une équation différentiel¬le du type : {{\dot{\alpha }}^{2}}=f\left( \alpha  \right)
Pour B>A et une position {{\alpha }_{0}} donnée (0<{{\alpha }_{0}}<\pi /4) déterminer la condition sur {{\dot{\alpha }}_{0}} ({{\dot{\alpha }}_{0}}>0) pour que le mouvement ne soit pas révolutif.
Application numérique : {{\alpha }_{0}}=40{}^\circ


III - SATELLITE DE FORME QUELCONQUE
On note : \alpha ,\beta ,\gamma les composantes dans {{R}_{2}} du vecteur unitaire \vec{u} de \overrightarrow{OG}. La matrice représentant l'opérateur d'inertie en G du satellite dans {{R}_{2}} est
\left( J \right)= \begin{pmatrix} A & 0 & 0  \\ 0 & B & 0  \\ 0 & 0 & C \\ \end{pmatrix}
Dans toute cette partie, on utilisera comme repère de projection le repère {{R}_{2}}
1)a) Montrer que les composantes du moment en G des forces de gravitation ont pour équivalents
{{\mathfrak{M}}_{GX}}=3{{\omega }^{2}}\beta \gamma (C-B)
{{\mathfrak{M}}_{GY}}=3{{\omega }^{2}}\gamma \alpha (A-C)
{{\mathfrak{M}}_{GZ}}=3{{\omega }^{2}}\alpha \beta (B-A)
b) Retrouver le résultat du I-2)

2) La figure ci-contre indique la signification géométrique des angles d' Euler \left( \psi ,\theta ,\varphi  \right) repérant l'orientation de {{R}_{2}} par apport à {{R}_{1}}.
\vec{N} est le vecteur unitaire porté par \vec{u}\wedge \vec{Z} (\vec{u} et \vec{Z} sont supposés non colinéaires).
On rappelle que le vecteur rotation de {{R}_{1}} par rapport à R est \omega \vec{w}.
a) Exprimer en fonction de \omega ,\psi ,\theta ,\varphi et des déri¬vées \dot{\psi },\dot{\theta },\dot{\varphi } les composantes sur la base \vec{X},\vec{Y},\vec{Z} de {{R}_{2}} du vecteur rotation \vec{\Omega } de {{R}_{2}} par rapport à R.
b) On pose \theta =\pi /2+\varepsilon . En considérant \psi ,\varepsilon ,\varphi et leurs dérivées comme des infiniment petits, montrer que les composantes "linéarisées" de \vec{\Omega } s'écrivent {{\Omega }_{X}}=\dot{\varepsilon }+\omega \psi \quad ;\quad {{\Omega }_{Y}}=\dot{\psi }-\omega \varepsilon \quad ;\quad {{\Omega }_{Z}}=\dot{\varphi }-\omega
c) Calculer les composantes "linéarisées" du moment cinétique {{\vec{\sigma }}_{G}} et du moment dynamique {{\vec{\delta }}_{G}} barycentriques.
3)a) Former le système d'équations différentielles linéaires en \psi , \varepsilon et \varphi .
b) Quelle relation doivent vérifier A, B et C pour que le couplage entre \varepsilon et \psi disparaisse ? Interpréter géométriquement ce résultat.
c) En supposant pour simplifier que la condition précédente est véri¬fiée, quelles inégalités doivent vérifier A, B et C pour que le mouvement autour de la position \psi =0, \theta =\pi /2, \varphi =0 soit stable ?
d) Application numérique : A=300{{m}^{2}}.kg ; B=60{{m}^{2}}.kg ; C=360{{m}^{2}}.kg ; r=7000km.
e) Calculer la période orbitale et les trois périodes d'oscillations en \psi , \varepsilon et \varphi..
Comment peut-on envisager l'amortissement des oscillations précédentes ?
4) On suppose maintenant que A=B. On étudie les solutions de la forme, en notation complexe : \varepsilon ={{\varepsilon }_{0}}{{e}^{i{{\Omega }_{0}}t}} et \psi ={{\psi }_{0}}{{e}^{i{{\Omega }_{0}}t}}{{\Omega }_{0}} est la pulsation des oscilla¬tions considérées.
a) Ecrire l'équation satisfaite par la pulsation {{\Omega }_{0}}.
b) Trouver la condition sur le rapport x=A/C pour que le type de solution considérée existe. Que se passe-t-il si cette condition n'est pas satis¬faite ?

Physique Centrale P’ 1995

Physique Centrale P’ 1995 : énoncé, corrigé
Étude d’une onde de Zenneck. Ordres de grandeur en thermodynamique.

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