Loading [MathJax]/jax/output/CommonHTML/jax.js

Recherche sur le blog!

Concours Physique ENS de Cachan et Lyon 1994 (Corrigé)

E.N.S. Cachan et Lyon 1994; physique; durée 4 h.
A.I.1°) Δφ=2πλδ avec δ=HM2H=(uiut).M1M2, ki=2πλui, kt=2πλut
Δφ=M1M2.(kikt)
Δφ=(R2R1)(kikt)
A.I.2°) Δφ=2πn,nZ
A.I.3°) Δφ=[(l2l1)a+(m2m1)b+(n2n1)c].K=2πnl1,l2,m1,m2,n1,n2
si l2l1=1,m2m1=0,n2n1=0 soit K.a=2πp
et l2l1=0,m2m1=1,n2n1=0 soit K.b=2πq
et l2l1=0,m2m1=0,n2n1=1 soit K.c=2πr avec (p,q,r)Z3 et K=kikt
On peut développer K dans la base des vecteurs réciproques: K=αA+βB+γC et tenir compte que a.A=2π, a.B=0 et a.C=0 d’où K.a=2πα=2πp et α=p et de même β=q, γ=r; on en déduit:
K=pA+qB+rC
Les deux vecteurs d’onde ont la même norme ki=kt et ont leurs extrémités sur un cercle dont le rayon est cette norme; en projetant ces deux vecteurs sur K, on obtient: 2ki.KK=K2 soit 2ki.K=K2

A.II.1°) Le volume de la cellule élémentaire est V=a.(bc); or la surface du parallélélogramme construit sur les vecteurs aet b est S=ab et si d est la distance entre deux plans atomiques successifs perpendiculaires à C alors V=Sd d’où d=2πC
A.II.2°) La relation démontrée en A.I.3° s’écrit 2kisinα=K; or K=rC implique K=r2πd; comme ki=2πλ on en déduit la relation cherchée: 2dsinα=rλ rZ (on peut toujours noter s à la place de r).
A.II.3°) La distance interatomique est de l’ordre de 0,1 nm; il faut sinα1 ce qui implique λ2d,domainedesrayonsX.
A.III.1°) Par réflexion sur la surface du cristal (parallèle aux plans atomiques équidistants de d), seules les radiations vérifiant la relation 2dsinα=rλont une amplitude non nulle ce qui sélectionne ces radiations; si on veut sélectionner une seule radiation, il faut λ>d ce qui correspond à une seule valeur possible de r égale à l’unité.
A.III.2°) Pour faire varier la longueur d’onde, il suffit de faire tourner le cristal; si on dispose de deux cristaux identiques à faces parallèles, le faisceau émergent est parallèle au faisceau incident.
A.IV) La normale en M au cristal est MC; par réflexion, l’angle entre MP et MC est égal à l’angle entre MC et MP’; ils valent π2α; l’angle entre MP et MP’ est constant et vautπα; le point M est sur le cercle de centre C et donc pratiquement sur le cercle de centre C’ au deuxième ordre près; de ce fait P étant fixé, P’ est à l’extrémité d’une corde fixe du cercle de centre C’; en fait P’ est symétrique de P par rapport à CC’.
B.I.1°) On fait un calcul approché voire faux en supposant que les coordonnées de M dépendent peu de celles de P (quasiment fixe); çe qui donne un résultat exact pour le champ magnétique mais pas pour le champ électrique! mais le calcul rigoureux est bien trop difficile pour les étudiants; visiblement, le texte imposait de faire ce calcul faux.
B=A soit B=μ04πqv(trc)r = μ0q4π(1rv(trc)+1rv(trc)); or 1r=rr3
(v(trc)).ux=yvz(trc)zvy(trc) d’où (v(trc)).ux=rvz(trc)ryrvy(trc)rz; soit x, y, z les coordonnées de M dans un repère cartésien fixe Oxyz et xP,yP,zP celles de la charge q, au point P; r2=(xxP)2+(yyP)2+(zzP)2; par différentiation: rx=xxPr; idem en y et z; par ailleurs f(trc)r=1cf(trc)t; d’où (v(trc)).ux=1c(tvz(trc)(xxP)rtvy(trc)(yyP)r); idem pour les composantes y et z; on introduit l’accélération retardée: a(trc)=v(trc)t et on en déduit: v(trc)=1ca(trc)rr et B=μ0q4π(1ca(trc)rr2rr3v(trc)).

B.I.2°) Si M est à grande distance, le second terme en 1r2 est négligeable devant le premier en 1r; d’où B=μ0q4πca(trc)rr2; en fait l’approximation correspond à r>>cvretaret; la dépendance en 1r est prévisible car la puissance rayonnée dans toutes les directions est indépendante de la distance et est proportionnelle au carré de l’amplitude; l’amplitude est donc inversement proportionnelle à la distance r.
B.I.3°) L’onde étant quasi-plane: E=Bc d’où E=μ0q4πc(a(trc)rr2)c; avec c=crr, on obtient:
E=μ0q4πr3(a(trc)r)r
B.I.4°) Le vecteur de Poynting est R=1μ0EB; or E=Bc d’où en remplaçant le champ électrique par sa valeur et en développant le double produit vectoriel, on a: R=B2μ0c=μ0e216π2cr2a2retsin2θrr ; la puissance rayonnée à travers l’élément de surface (normal à PM) dS=r2dΩ est dP=R.dS; on en déduit:
dPdΩ=μ0e216π2ca2retsin2θ d’où la courbe ci-contre:
B.I.5°) dΩ=sinθdθdφ
P=μ0e2a2ret16π2cθ[0,π]φ[0,2π]sin3θdθdφ ; l’intégrale π0sin3θdθ=43 et ε0μ0c2=1; on en déduit
P=μ0e2a2ret6πc soit une forme plus classique: P=23e24πε0a2retc3
B.I.6°) a2ret=ddt(vret.aret)vret.daretdt; on considère les valeurs moyennes sur une période;
ddt(vret.aret)=1TT0ddt(vret.aret)dt=1T[vret.aret]T0=0 du fait de la périodicité, d’où a2ret=vret.ddtaret; la puissance perdue en moyenne se met sous la forme: Pperdue=+μ0e216πcvret.daretdt
soit sous la forme: Pperdue=Fret.vret c’est-à-dire la puissance d’une force de freinage retardée Fret=+μ0e216πcdaretdt soit une force de freinage instantanée: F=+μ0e216πcdaPdt.
B.II.1°) Force de Lorentz: f=e(E+vB); onde quasi-plane: E=Bc; vBvB=vcE<<E car la charge n’est pas relativiste d’où feE.
B.II.2°) Théorème de la quantité de mouvement pour l’électron: md2rdt2=mω20rmΓv+μ0e216πcdaPdteE
B.II.3°) L’équation peut se mettre sous la forme: μ0e216πcm+¨r+Γ˙r+ω20r=emE
On a un mouvement sinusoïdal forcé de pulsation ω; de ce fait la dérivation par rapport au temps est la multiplication par -iω; on en déduit r=emEω20ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ω et l’accélération instantanée en multipliant par -ω2 soit a=emω2E0ei(ki.OPωt)ω20ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ω; l’accélération retardée s’en déduit en remplaçant t par tPMc; attention! ne pas confondre OP et r=PM;
aret=emω2E0ei(ki.OPω(tPMc))ω20ω2i(Γ+μ0e216πcmω2)ω soit en introduisant kr=ωcrr et K=kikr
aret=emω2E0eiK.OPω20ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(kr.rωt) et B=μ0e2ω24πr2cmE0r eiK.OPω20ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(kr.rωt)
On a le champ magnétique d’une onde sphérique issue de O (en 1rei(krrωt)) d’amplitude proportionnelle à celle de l’onde plane primaire incidente soit E0 et de même pulsation que l’onde primaire (diffusion sans changement de fréquence).
B.II.4°) R=1μ0EB=(E+E)(B+B)4μ0
R=EB+EB4μ0 avec E=Bc donne R=B.Bc2μ0=f(ω)μ0e432π2cm2sin2θr2E02ur avec
f(ω)=ω4(ω20ω2)2+(Γ+μ0e2ω216πcm)2ω2; dP1=R.dS=Rr2dΩsoit dP1=f(ω)μ0e432π2cm2sin2θE02dΩ
B.II.6°) Avec les valeurs du texte: T=μ0e2ω216πcm<<Γ si ω<<6,5.1018s1; on ne peut négliger le terme T dans le domaine des rayons X.
Si ω → 0 f(ω)(ωω0)40 et si ω → ∞ f(ω)=(6πcmμ0e2)21ω20; pour ω=ω0, T est négligeable, d’où l’existence du maximum au voisinage de ω0 et la courbe.

B.III.1°) dP1edP1p(mpme)2=18302=3,3.106
L’électron rayonne plusieurs millions de fois plus que le proton.
B.III.2°) Bp=μ0e2ω24πrcmE0ueiK.rPω20ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(kr.rωt)
B.III.3°) B=Z1Bp avec ret donc uquasiment indépendants du proton, du fait que la distance à l’atome est très supérieure aux dimensions de l’atome.
Bp=μ0e2ω24πrcmE0uZ1eiK.rPω20ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(kr.rωt)
B.III.4°) On trouve dPZdΩ=dP1dΩS(K)2 avec S(K)=Z1eiK.rP
B.III.5°) Le déplacement forcé de tous les électrons est le même mais les positions de départ ne sont pas forcément les mêmes: rp=r+rop.
S(K)2=Zp=1Zq=1eiK.(rprq) avec K=2πλ(uuz)
S(K)2=Zp=1Zq=1eiK.(r0pr0q).(uuz)
r0Pr0Q est de l’ordre de a;
si λ>>a les exponentielles valent 1 et S(K)2=Z2; en fait tous les facteurs de phase sont nuls et les Z ondes sont en phase: il s’agit de diffusion cohérente dans ces conditions;
si λ<<a, on peut écrire S(K)2=Z+2Zp=1p<qZq=1cos2πλ(uuz).(r0Pr0Q) et si on admet que les valeurs de r0P sont aléatoires et que Z est élévé la double somme est nulle; cette fois S(K)2=Z sauf si u=uz auquel cas S(K)2=Z2; en général, la diffusion est incohérente sauf dans la direction de z’z.
B.IV.1°) Bp=μ0e2ω24πrcmE0uN1Z1eiK.rnPω20ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(kr.(rRn)ωt)eiki.Rn; le dernier facteur exponentiel tient compte de la différence de placement des atomes quand ils reçoivent l’onde incidente; par ailleurs rRn représente le vecteur allant de l’atome considéré au point M considéré.
On en déduit: dPNdΩ=dP1dΩNn=1(Zp=1eiK.rnP)eiK.Rn2
B.IV.2°) λ>>rnP et K=2πλ(uuz) d’où Zp=1eiK.rnPZ et S=ZSN(K) avec SN(K)=Nn=1eiK.Rn.
B.IV.3°.a) l=20λ et K0; SN(K)2=Nn=1Nq=1eiK.(RnRq)=N+2Nn=1n<qNq=1cos(K.(RnRq)); la double somme est nulle car les vecteurs Rn sont aléatoires; d’où SN(K)2=N; on en déduit:
dPNdΩ=NZ2dP1dΩ.

B.IV.3°.b) On a la même dépendance que pour un seul électron; mais dans le visible on peut supposer ωω0 et f(ω)ω4(ω20ω2)2
B.IV.3°.c) On a le phénomène de résonance optique.
B.IV.4°.a) SN(K)=N1l=0N1m=0N1n=0eiK.(la+mb+nc)
SN(K)=N1l=0eiK.laN1m=0eiK.lbN1n=0eiK.lc
SN(K)=eiK.Na1eiK.a1eiK.Nb1eiK.b1eiK.Nc1eiK.c1
SN(K)=ei(N1)2K.(a+b+c)sin(K.N2a)sin(K.a2)sin(K.N2b)sin(K.b2)sin(K.N2c)sin(K.c2)
B.IV.4°.b) dPNdΩ=Z2(sin(K.N2a)sin(K.a2)sin(K.N2b)sin(K.b2)sin(K.N2c)sin(K.c2))2dP1dΩ
Cette fonction est maximale si K.a=2πp,K.b=2πq,K.c=2πr ce qui est bien le résultat obtenu en A.
B.IV.4°.c)
B.IV.4°.d) dPNdΩ=Z2N4(sin(K.N2c)sin(K.c2))2dP1dΩ; la largeur angulaire est déterminée par les deux premières annulations de part et d’autre d’un pic principal soit par K.N2c=N2πr±π ou dkr.c=±2πN
soit Δkr.c=4πN; or kr=2πλ et en plus, c’est un vecteur perpendiculaire à kr; on en déduit:
Δθ=2λNdcosθ.
B.IV.5°.a) Au troisième ordre près, SN(K)Nn=1eiK.Rn0(1+iK.ρn(t)12(K.ρn(t))2)
SN(K)2=Nn=1Nn=qeiK.(Rn0Rq0)(1+iK.ρn(t)12(K.ρn(t))2)(1+iK.ρq(t)12(K.ρq(t))2)
SN(K)2=Nn=1Nn=qeiK.(Rn0Rq0)(1+iK.(ρn(t)ρq(t))12(K.ρn(t))2)12(K.ρq(t))2+(K.ρn(t))(K.ρq(t))
or K.(ρn(t)ρq(t))=0; il reste SN(K)2=Nn=1Nn=qeiK.(Rn0Rq0)(112(K.ρn(t))212(K.ρq(t))2+(K.ρn(t))(K.ρq(t))
SN(K)2=Nn=1Nn=qeiK.(Rn0Rq0)(112(K.(ρn(t)ρq(t))2)
Soit z’z la direction de K; SN(K)2=Nn=1Nn=qeiK.(Rn0Rq0)(112(K2(ρnz(t)ρqz(t))2); en développant le carré parfait, on fait apparaître le double produit de deux déplacements, sans corrélations entre eux; en moyenne, il est nul; on fait apparaître deux carrés de deplacement selon z’z; chaque terme quadratique indépendant représente un degré de liberté et est affecté d’une énergie moyenne kT/2 (k constante de Boltzmann); en appelant C la constante de rappel des atomes à leur position d’équilibre, l’énergie potentielle élastique liée à ce degré de liberté est donnée par 12Cρ2=32kT et donc ρ2nz=kTC

SN(K)2=Nn=1Nn=qeiK.(Rn0Rq0)(1K2kTC)
On en déduit dPNdΩ=Z2dP1dΩNn=1Nn=qeiK.(Rn0Rq0)(1K2kTC)
soit (dPNdΩ)T=(dPNdΩ)T=0(1ε)+ξ avec ε=K2kTC et ξreprésentant le reste du développement.
En conséquence εest proportionnel à la température absolue.
B.IV.5°.b) (dPNdΩ)T et (dPNdΩ)T=0sont proportionnelles et de cefait les maximums et les annulations ont lieu pour les mêmes valeurs de θ; les pics ont donc la même largeur angulaire à T quelconque et au zéro absolu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Autres Concours

2011  : Concours ENAC de  physique 2011  :  énoncé ,  corrigé Concours ICNA de  physique 2011  :  énoncé ,  corrigé Concours ICNA de ...