E.N.S. Cachan et Lyon 1994; physique; durée 4 h.
A.I.1°) Δφ=2πλδ avec δ=HM2H′=(→ui−→ut).→M1M2, →ki=2πλ→ui, →kt=2πλ→ut
⇒Δφ=→M1M2.(→ki−→kt)
Δφ=(→R2−→R1)(→ki−→kt)
A.I.2°) Δφ=2πn,n∈Z
A.I.3°) Δφ=[(l2−l1)→a+(m2−m1)→b+(n2−n1)→c].→K=2πn∀l1,l2,m1,m2,n1,n2
si l2−l1=1,m2−m1=0,n2−n1=0 soit →K.→a=2πp
et l2−l1=0,m2−m1=1,n2−n1=0 soit →K.→b=2πq
et l2−l1=0,m2−m1=0,n2−n1=1 soit →K.→c=2πr avec (p,q,r)∈Z3 et →K=→ki−→kt
On peut développer →K dans la base des vecteurs réciproques: →K=α→A+β→B+γ→C et tenir compte que →a.⇀A=2π, →a.→B=0 et →a.→C=0 d’où →K.→a=2πα=2πp et α=p et de même β=q, γ=r; on en déduit:
→K=p→A+q→B+r→C
Les deux vecteurs d’onde ont la même norme ‖→ki‖=‖→kt‖ et ont leurs extrémités sur un cercle dont le rayon est cette norme; en projetant ces deux vecteurs sur →K, on obtient: 2→ki.→KK=K2 soit 2→ki.→K=K2
A.II.1°) Le volume de la cellule élémentaire est V=→a.(→b∧→c); or la surface du parallélélogramme construit sur les vecteurs →aet →b est S=‖→a∧→b‖ et si d est la distance entre deux plans atomiques successifs perpendiculaires à →C alors V=Sd d’où d=2π‖→C‖
A.II.2°) La relation démontrée en A.I.3° s’écrit 2kisinα=K; or →K=r→C implique K=r2πd; comme ki=2πλ on en déduit la relation cherchée: 2dsinα=rλ r∈Z (on peut toujours noter s à la place de r).
A.II.3°) La distance interatomique est de l’ordre de 0,1 nm; il faut sinα≤1 ce qui implique λ≤2d,domainedesrayonsX.
A.III.1°) Par réflexion sur la surface du cristal (parallèle aux plans atomiques équidistants de d), seules les radiations vérifiant la relation 2dsinα=rλont une amplitude non nulle ce qui sélectionne ces radiations; si on veut sélectionner une seule radiation, il faut λ>d ce qui correspond à une seule valeur possible de r égale à l’unité.
A.III.2°) Pour faire varier la longueur d’onde, il suffit de faire tourner le cristal; si on dispose de deux cristaux identiques à faces parallèles, le faisceau émergent est parallèle au faisceau incident.
A.IV) La normale en M au cristal est MC; par réflexion, l’angle entre MP et MC est égal à l’angle entre MC et MP’; ils valent π2−α; l’angle entre MP et MP’ est constant et vautπ−α; le point M est sur le cercle de centre C et donc pratiquement sur le cercle de centre C’ au deuxième ordre près; de ce fait P étant fixé, P’ est à l’extrémité d’une corde fixe du cercle de centre C’; en fait P’ est symétrique de P par rapport à CC’.
B.I.1°) On fait un calcul approché voire faux en supposant que les coordonnées de M dépendent peu de celles de P (quasiment fixe); çe qui donne un résultat exact pour le champ magnétique mais pas pour le champ électrique! mais le calcul rigoureux est bien trop difficile pour les étudiants; visiblement, le texte imposait de faire ce calcul faux.
→B=→∇∧→A soit →B=μ04πq→∇∧→v(t−rc)r = μ0q4π(1r→∇∧→v(t−rc)+→∇1r∧→v(t−rc)); or →∇1r=−→rr3
(→∇∧→v(t−rc)).→ux=∂∂yvz(t−rc)−∂∂zvy(t−rc) d’où (→∇∧→v(t−rc)).→ux=∂∂rvz(t−rc)∂r∂y−∂∂rvy(t−rc)∂r∂z; soit x, y, z les coordonnées de M dans un repère cartésien fixe Oxyz et xP,yP,zP celles de la charge q, au point P; r2=(x−xP)2+(y−yP)2+(z−zP)2; par différentiation: ∂r∂x=x−xPr; idem en y et z; par ailleurs ∂f(t−rc)∂r=−1c∂f(t−rc)∂t; d’où (→∇∧→v(t−rc)).→ux=−1c(∂∂tvz(t−rc)(x−xP)r−∂∂tvy(t−rc)(y−yP)r); idem pour les composantes y et z; on introduit l’accélération retardée: →a(t−rc)=∂→v(t−rc)∂t et on en déduit: →∇∧→v(t−rc)=−1c→a(t−rc)∧→rr et →B=μ0q4π(1c→a(t−rc)∧→rr2−→rr3∧→v(t−rc)).
B.I.2°) Si M est à grande distance, le second terme en 1r2 est négligeable devant le premier en 1r; d’où →B=μ0q4πc→a(t−rc)∧→rr2; en fait l’approximation correspond à r>>cvretaret; la dépendance en 1r est prévisible car la puissance rayonnée dans toutes les directions est indépendante de la distance et est proportionnelle au carré de l’amplitude; l’amplitude est donc inversement proportionnelle à la distance r.
B.I.3°) L’onde étant quasi-plane: →E=→B∧→c d’où →E=μ0q4πc(→a(t−rc)∧→rr2)∧→c; avec →c=c→rr, on obtient:
→E=μ0q4πr3(→a(t−rc)∧→r)∧→r
B.I.4°) Le vecteur de Poynting est →R=1μ0→E∧→B; or →E=→B∧→c d’où en remplaçant le champ électrique par sa valeur et en développant le double produit vectoriel, on a: →R=B2μ0→c=μ0e216π2cr2a2retsin2θ→rr ; la puissance rayonnée à travers l’élément de surface (normal à PM) dS=r2dΩ est dP=→R.d→S; on en déduit:
dPdΩ=μ0e216π2ca2retsin2θ d’où la courbe ci-contre:
B.I.5°) dΩ=sinθdθdφ
P=μ0e2a2ret16π2c∬θ∈[0,π]φ∈[0,2π]sin3θdθdφ ; l’intégrale π∫0sin3θdθ=43 et ε0μ0c2=1; on en déduit
P=μ0e2a2ret6πc soit une forme plus classique: P=23e24πε0a2retc3
B.I.6°) →a2ret=ddt(→vret.→aret)−→vret.d→aretdt; on considère les valeurs moyennes sur une période;
⟨ddt(→vret.→aret)⟩=1TT∫0ddt(→vret.→aret)dt=1T[→vret.→aret]T0=0 du fait de la périodicité, d’où ⟨→a2ret⟩=−⟨→vret.ddt→aret⟩; la puissance perdue en moyenne se met sous la forme: Pperdue=+μ0e216πc→vret.d→aretdt
soit sous la forme: Pperdue=→Fret.→vret c’est-à-dire la puissance d’une force de freinage retardée →Fret=+μ0e216πcd→aretdt soit une force de freinage instantanée: →F=+μ0e216πcd→aPdt.
B.II.1°) Force de Lorentz: →f=−e(→E+→v∧→B); onde quasi-plane: →E=→B∧→c; ‖→v∧→B‖≈vB=vcE<<E car la charge n’est pas relativiste d’où →f≈−e→E.
B.II.2°) Théorème de la quantité de mouvement pour l’électron: md2→rdt2=−mω20→r−mΓ→v+μ0e216πcd→aPdt−e→E
B.II.3°) L’équation peut se mettre sous la forme: −μ0e216πcm+¨→r+Γ˙→r+ω20→r=−em→E
On a un mouvement sinusoïdal forcé de pulsation ω; de ce fait la dérivation par rapport au temps est la multiplication par -iω; on en déduit →r=−em→Eω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ω et l’accélération instantanée en multipliant par -ω2 soit →a=emω2→E0ei(→ki.→OP−ωt)ω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ω; l’accélération retardée s’en déduit en remplaçant t par t−PMc; attention! ne pas confondre OP et r=PM;
→aret=emω2→E0ei(→ki.→OP−ω(t−PMc))ω20−ω2−i(Γ+μ0e216πcmω2)ω soit en introduisant →kr=ωc→rr et →K=→ki−→kr
→aret=emω2→E0ei→K.→OPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt) et →B=−μ0e2ω24πr2cm→E0∧→r ei→K.→OPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt)
On a le champ magnétique d’une onde sphérique issue de O (en 1rei(krr−ωt)) d’amplitude proportionnelle à celle de l’onde plane primaire incidente soit →E0 et de même pulsation que l’onde primaire (diffusion sans changement de fréquence).
B.II.4°) →R=1μ0→E∧→B=(→E+→E∗)∧(→B+→B∗)4μ0
⟨→R⟩=⟨→E∧→B∗+→E∗∧→B⟩4μ0 avec →E=→B∧→c donne ⟨→R⟩=⟨→B.→B⟩→c2μ0=f(ω)μ0e432π2cm2sin2θr2‖→E0‖2→ur avec
f(ω)=ω4(ω20−ω2)2+(Γ+μ0e2ω216πcm)2ω2; dP1=⟨→R⟩.d→S=⟨R⟩r2dΩsoit dP1=f(ω)μ0e432π2cm2sin2θ‖→E0‖2dΩ
B.III.1°) dP1edP1p≈(mpme)2=18302=3,3.106
L’électron rayonne plusieurs millions de fois plus que le proton.
B.III.2°) →Bp=−μ0e2ω24πrcm→E0∧→uei→K.→rPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt)
B.III.3°) →B=Z∑1→Bp avec →ret donc →uquasiment indépendants du proton, du fait que la distance à l’atome est très supérieure aux dimensions de l’atome.
→Bp=−μ0e2ω24πrcm→E0∧→uZ∑1ei→K.→rPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt)
B.III.4°) On trouve dPZdΩ=dP1dΩ⟨‖S(→K)‖2⟩ avec S(→K)=Z∑1ei→K.→rP
B.III.5°) Le déplacement forcé de tous les électrons est le même mais les positions de départ ne sont pas forcément les mêmes: →rp=→r+→rop.
‖S(→K)‖2=Z∑p=1Z∑q=1ei→K.(→rp−→rq) avec →K=2πλ(→u−→uz)
‖S(→K)‖2=Z∑p=1Z∑q=1ei→K.(→r0p−→r0q).(→u−→uz)
→r0P−→r0Q est de l’ordre de a;
si λ>>a les exponentielles valent 1 et ‖S(→K)‖2=Z2; en fait tous les facteurs de phase sont nuls et les Z ondes sont en phase: il s’agit de diffusion cohérente dans ces conditions;
si λ<<a, on peut écrire ‖S(→K)‖2=Z+2Z∑p=1p<qZ∑q=1cos2πλ(→u−→uz).(→r0P−→r0Q) et si on admet que les valeurs de →r0P sont aléatoires et que Z est élévé la double somme est nulle; cette fois ‖S(→K)‖2=Z sauf si →u=→uz auquel cas ‖S(→K)‖2=Z2; en général, la diffusion est incohérente sauf dans la direction de z’z.
B.IV.1°) →Bp=−μ0e2ω24πrcm→E0∧→uN∑1Z∑1ei→K.→rnPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.(→r−→Rn)−ωt)ei→ki.→Rn; le dernier facteur exponentiel tient compte de la différence de placement des atomes quand ils reçoivent l’onde incidente; par ailleurs →r−→Rn représente le vecteur allant de l’atome considéré au point M considéré.
On en déduit: dPNdΩ=dP1dΩ⟨‖N∑n=1(Z∑p=1ei→K.→rnP)ei→K.→Rn‖2⟩
B.IV.2°) λ>>‖→rnP‖ et →K=2πλ(→u−→uz) d’où Z∑p=1ei→K.→rnP≅Z et S=ZSN(→K) avec SN(→K)=N∑n=1ei→K.→Rn.
B.IV.3°.a) l=20λ et →K≠→0; ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑q=1ei→K.(→Rn−→Rq)=N+2N∑n=1n<qN∑q=1cos(→K.(→Rn−→Rq)); la double somme est nulle car les vecteurs →Rn sont aléatoires; d’où ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N; on en déduit:
dPNdΩ=NZ2dP1dΩ.
B.IV.3°.b) On a la même dépendance que pour un seul électron; mais dans le visible on peut supposer ω≅ω0 et f(ω)≅ω4(ω20−ω2)2
B.IV.3°.c) On a le phénomène de résonance optique.
B.IV.4°.a) SN(→K)=N−1∑l=0N−1∑m=0N−1∑n=0ei→K.(l→a+m→b+n→c)
SN(→K)=N−1∑l=0ei→K.l→aN−1∑m=0ei→K.l→bN−1∑n=0ei→K.l→c
SN(→K)=ei→K.N→a−1ei→K.→a−1ei→K.N→b−1ei→K.→b−1ei→K.N→c−1ei→K.→c−1
SN(→K)=ei(N−1)2→K.(→a+→b+→c)sin(→K.N2→a)sin(→K.→a2)sin(→K.N2→b)sin(→K.→b2)sin(→K.N2→c)sin(→K.→c2)
B.IV.4°.b) dPNdΩ=Z2(sin(→K.N2→a)sin(→K.→a2)sin(→K.N2→b)sin(→K.→b2)sin(→K.N2→c)sin(→K.→c2))2dP1dΩ
Cette fonction est maximale si →K.→a=2πp,→K.→b=2πq,→K.→c=2πr ce qui est bien le résultat obtenu en A.
B.IV.4°.c)
B.IV.4°.d) dPNdΩ=Z2N4(sin(→K.N2→c)sin(→K.→c2))2dP1dΩ; la largeur angulaire est déterminée par les deux premières annulations de part et d’autre d’un pic principal soit par →K.N2→c=N2πr±π ou d→kr.→c=±2πN
soit Δ→kr.→c=4πN; or ‖→kr‖=2πλ et en plus, c’est un vecteur perpendiculaire à →kr; on en déduit:
Δθ=2λNdcosθ.
B.IV.5°.a) Au troisième ordre près, SN(→K)≅N∑n=1e→iK.→Rn0(1+i→K.→ρn(t)−12(→K.→ρn(t))2)
⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1+i→K.→ρn(t)−12(→K.→ρn(t))2)(1+i→K.→ρq(t)−12(→K.→ρq(t))2)⟩
⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1+i→K.(→ρn(t)−→ρq(t))−12(→K.→ρn(t))2)−12(→K.→ρq(t))2+(→K.→ρn(t))(→K.→ρq(t))⟩
or ⟨→K.(→ρn(t)−→ρq(t))⟩=0; il reste ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1−12(→K.→ρn(t))2−12(→K.→ρq(t))2+(→K.→ρn(t))(→K.→ρq(t))⟩
⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1−12(→K.(→ρn(t)−→ρq(t))2)⟩
Soit z’z la direction de →K; ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1−12(K2(ρnz(t)−ρqz(t))2)⟩; en développant le carré parfait, on fait apparaître le double produit de deux déplacements, sans corrélations entre eux; en moyenne, il est nul; on fait apparaître deux carrés de deplacement selon z’z; chaque terme quadratique indépendant représente un degré de liberté et est affecté d’une énergie moyenne kT/2 (k constante de Boltzmann); en appelant C la constante de rappel des atomes à leur position d’équilibre, l’énergie potentielle élastique liée à ce degré de liberté est donnée par 12C⟨ρ2⟩=32kT et donc ⟨ρ2nz⟩=kTC
⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)(1−K2kTC)
On en déduit dPNdΩ=Z2dP1dΩN∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)(1−K2kTC)
soit (dPNdΩ)T=(dPNdΩ)T=0(1−ε)+ξ avec ε=K2kTC et ξreprésentant le reste du développement.
En conséquence εest proportionnel à la température absolue.
B.IV.5°.b) (dPNdΩ)T et (dPNdΩ)T=0sont proportionnelles et de cefait les maximums et les annulations ont lieu pour les mêmes valeurs de θ; les pics ont donc la même largeur angulaire à T quelconque et au zéro absolu.
A.I.1°) Δφ=2πλδ avec δ=HM2H′=(→ui−→ut).→M1M2, →ki=2πλ→ui, →kt=2πλ→ut
⇒Δφ=→M1M2.(→ki−→kt)
Δφ=(→R2−→R1)(→ki−→kt)
A.I.2°) Δφ=2πn,n∈Z
A.I.3°) Δφ=[(l2−l1)→a+(m2−m1)→b+(n2−n1)→c].→K=2πn∀l1,l2,m1,m2,n1,n2
si l2−l1=1,m2−m1=0,n2−n1=0 soit →K.→a=2πp
et l2−l1=0,m2−m1=1,n2−n1=0 soit →K.→b=2πq
et l2−l1=0,m2−m1=0,n2−n1=1 soit →K.→c=2πr avec (p,q,r)∈Z3 et →K=→ki−→kt
On peut développer →K dans la base des vecteurs réciproques: →K=α→A+β→B+γ→C et tenir compte que →a.⇀A=2π, →a.→B=0 et →a.→C=0 d’où →K.→a=2πα=2πp et α=p et de même β=q, γ=r; on en déduit:
→K=p→A+q→B+r→C
Les deux vecteurs d’onde ont la même norme ‖→ki‖=‖→kt‖ et ont leurs extrémités sur un cercle dont le rayon est cette norme; en projetant ces deux vecteurs sur →K, on obtient: 2→ki.→KK=K2 soit 2→ki.→K=K2
A.II.2°) La relation démontrée en A.I.3° s’écrit 2kisinα=K; or →K=r→C implique K=r2πd; comme ki=2πλ on en déduit la relation cherchée: 2dsinα=rλ r∈Z (on peut toujours noter s à la place de r).
A.II.3°) La distance interatomique est de l’ordre de 0,1 nm; il faut sinα≤1 ce qui implique λ≤2d,domainedesrayonsX.
A.III.1°) Par réflexion sur la surface du cristal (parallèle aux plans atomiques équidistants de d), seules les radiations vérifiant la relation 2dsinα=rλont une amplitude non nulle ce qui sélectionne ces radiations; si on veut sélectionner une seule radiation, il faut λ>d ce qui correspond à une seule valeur possible de r égale à l’unité.
A.III.2°) Pour faire varier la longueur d’onde, il suffit de faire tourner le cristal; si on dispose de deux cristaux identiques à faces parallèles, le faisceau émergent est parallèle au faisceau incident.
A.IV) La normale en M au cristal est MC; par réflexion, l’angle entre MP et MC est égal à l’angle entre MC et MP’; ils valent π2−α; l’angle entre MP et MP’ est constant et vautπ−α; le point M est sur le cercle de centre C et donc pratiquement sur le cercle de centre C’ au deuxième ordre près; de ce fait P étant fixé, P’ est à l’extrémité d’une corde fixe du cercle de centre C’; en fait P’ est symétrique de P par rapport à CC’.
B.I.1°) On fait un calcul approché voire faux en supposant que les coordonnées de M dépendent peu de celles de P (quasiment fixe); çe qui donne un résultat exact pour le champ magnétique mais pas pour le champ électrique! mais le calcul rigoureux est bien trop difficile pour les étudiants; visiblement, le texte imposait de faire ce calcul faux.
→B=→∇∧→A soit →B=μ04πq→∇∧→v(t−rc)r = μ0q4π(1r→∇∧→v(t−rc)+→∇1r∧→v(t−rc)); or →∇1r=−→rr3
(→∇∧→v(t−rc)).→ux=∂∂yvz(t−rc)−∂∂zvy(t−rc) d’où (→∇∧→v(t−rc)).→ux=∂∂rvz(t−rc)∂r∂y−∂∂rvy(t−rc)∂r∂z; soit x, y, z les coordonnées de M dans un repère cartésien fixe Oxyz et xP,yP,zP celles de la charge q, au point P; r2=(x−xP)2+(y−yP)2+(z−zP)2; par différentiation: ∂r∂x=x−xPr; idem en y et z; par ailleurs ∂f(t−rc)∂r=−1c∂f(t−rc)∂t; d’où (→∇∧→v(t−rc)).→ux=−1c(∂∂tvz(t−rc)(x−xP)r−∂∂tvy(t−rc)(y−yP)r); idem pour les composantes y et z; on introduit l’accélération retardée: →a(t−rc)=∂→v(t−rc)∂t et on en déduit: →∇∧→v(t−rc)=−1c→a(t−rc)∧→rr et →B=μ0q4π(1c→a(t−rc)∧→rr2−→rr3∧→v(t−rc)).
B.I.3°) L’onde étant quasi-plane: →E=→B∧→c d’où →E=μ0q4πc(→a(t−rc)∧→rr2)∧→c; avec →c=c→rr, on obtient:
→E=μ0q4πr3(→a(t−rc)∧→r)∧→r
B.I.4°) Le vecteur de Poynting est →R=1μ0→E∧→B; or →E=→B∧→c d’où en remplaçant le champ électrique par sa valeur et en développant le double produit vectoriel, on a: →R=B2μ0→c=μ0e216π2cr2a2retsin2θ→rr ; la puissance rayonnée à travers l’élément de surface (normal à PM) dS=r2dΩ est dP=→R.d→S; on en déduit:
dPdΩ=μ0e216π2ca2retsin2θ d’où la courbe ci-contre:
B.I.5°) dΩ=sinθdθdφ
P=μ0e2a2ret16π2c∬θ∈[0,π]φ∈[0,2π]sin3θdθdφ ; l’intégrale π∫0sin3θdθ=43 et ε0μ0c2=1; on en déduit
P=μ0e2a2ret6πc soit une forme plus classique: P=23e24πε0a2retc3
B.I.6°) →a2ret=ddt(→vret.→aret)−→vret.d→aretdt; on considère les valeurs moyennes sur une période;
⟨ddt(→vret.→aret)⟩=1TT∫0ddt(→vret.→aret)dt=1T[→vret.→aret]T0=0 du fait de la périodicité, d’où ⟨→a2ret⟩=−⟨→vret.ddt→aret⟩; la puissance perdue en moyenne se met sous la forme: Pperdue=+μ0e216πc→vret.d→aretdt
soit sous la forme: Pperdue=→Fret.→vret c’est-à-dire la puissance d’une force de freinage retardée →Fret=+μ0e216πcd→aretdt soit une force de freinage instantanée: →F=+μ0e216πcd→aPdt.
B.II.1°) Force de Lorentz: →f=−e(→E+→v∧→B); onde quasi-plane: →E=→B∧→c; ‖→v∧→B‖≈vB=vcE<<E car la charge n’est pas relativiste d’où →f≈−e→E.
B.II.2°) Théorème de la quantité de mouvement pour l’électron: md2→rdt2=−mω20→r−mΓ→v+μ0e216πcd→aPdt−e→E
B.II.3°) L’équation peut se mettre sous la forme: −μ0e216πcm+¨→r+Γ˙→r+ω20→r=−em→E
On a un mouvement sinusoïdal forcé de pulsation ω; de ce fait la dérivation par rapport au temps est la multiplication par -iω; on en déduit →r=−em→Eω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ω et l’accélération instantanée en multipliant par -ω2 soit →a=emω2→E0ei(→ki.→OP−ωt)ω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ω; l’accélération retardée s’en déduit en remplaçant t par t−PMc; attention! ne pas confondre OP et r=PM;
→aret=emω2→E0ei(→ki.→OP−ω(t−PMc))ω20−ω2−i(Γ+μ0e216πcmω2)ω soit en introduisant →kr=ωc→rr et →K=→ki−→kr
→aret=emω2→E0ei→K.→OPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt) et →B=−μ0e2ω24πr2cm→E0∧→r ei→K.→OPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt)
On a le champ magnétique d’une onde sphérique issue de O (en 1rei(krr−ωt)) d’amplitude proportionnelle à celle de l’onde plane primaire incidente soit →E0 et de même pulsation que l’onde primaire (diffusion sans changement de fréquence).
B.II.4°) →R=1μ0→E∧→B=(→E+→E∗)∧(→B+→B∗)4μ0
⟨→R⟩=⟨→E∧→B∗+→E∗∧→B⟩4μ0 avec →E=→B∧→c donne ⟨→R⟩=⟨→B.→B⟩→c2μ0=f(ω)μ0e432π2cm2sin2θr2‖→E0‖2→ur avec
f(ω)=ω4(ω20−ω2)2+(Γ+μ0e2ω216πcm)2ω2; dP1=⟨→R⟩.d→S=⟨R⟩r2dΩsoit dP1=f(ω)μ0e432π2cm2sin2θ‖→E0‖2dΩ
B.II.6°) Avec les valeurs du texte: T=μ0e2ω216πcm<<Γ si ω<<6,5.1018s−1; on ne peut négliger le terme T dans le domaine des rayons X. Si ω → 0 f(ω)≈(ωω0)4→0 et si ω → ∞ f(ω)=(6πcmμ0e2)21ω2→0; pour ω=ω0, T est négligeable, d’où l’existence du maximum au voisinage de ω0 et la courbe. |
L’électron rayonne plusieurs millions de fois plus que le proton.
B.III.2°) →Bp=−μ0e2ω24πrcm→E0∧→uei→K.→rPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt)
B.III.3°) →B=Z∑1→Bp avec →ret donc →uquasiment indépendants du proton, du fait que la distance à l’atome est très supérieure aux dimensions de l’atome.
→Bp=−μ0e2ω24πrcm→E0∧→uZ∑1ei→K.→rPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.→r−ωt)
B.III.4°) On trouve dPZdΩ=dP1dΩ⟨‖S(→K)‖2⟩ avec S(→K)=Z∑1ei→K.→rP
B.III.5°) Le déplacement forcé de tous les électrons est le même mais les positions de départ ne sont pas forcément les mêmes: →rp=→r+→rop.
‖S(→K)‖2=Z∑p=1Z∑q=1ei→K.(→rp−→rq) avec →K=2πλ(→u−→uz)
‖S(→K)‖2=Z∑p=1Z∑q=1ei→K.(→r0p−→r0q).(→u−→uz)
→r0P−→r0Q est de l’ordre de a;
si λ>>a les exponentielles valent 1 et ‖S(→K)‖2=Z2; en fait tous les facteurs de phase sont nuls et les Z ondes sont en phase: il s’agit de diffusion cohérente dans ces conditions;
si λ<<a, on peut écrire ‖S(→K)‖2=Z+2Z∑p=1p<qZ∑q=1cos2πλ(→u−→uz).(→r0P−→r0Q) et si on admet que les valeurs de →r0P sont aléatoires et que Z est élévé la double somme est nulle; cette fois ‖S(→K)‖2=Z sauf si →u=→uz auquel cas ‖S(→K)‖2=Z2; en général, la diffusion est incohérente sauf dans la direction de z’z.
B.IV.1°) →Bp=−μ0e2ω24πrcm→E0∧→uN∑1Z∑1ei→K.→rnPω20−ω2+i(Γ+μ0e216πcmω2)ωei(→kr.(→r−→Rn)−ωt)ei→ki.→Rn; le dernier facteur exponentiel tient compte de la différence de placement des atomes quand ils reçoivent l’onde incidente; par ailleurs →r−→Rn représente le vecteur allant de l’atome considéré au point M considéré.
On en déduit: dPNdΩ=dP1dΩ⟨‖N∑n=1(Z∑p=1ei→K.→rnP)ei→K.→Rn‖2⟩
B.IV.2°) λ>>‖→rnP‖ et →K=2πλ(→u−→uz) d’où Z∑p=1ei→K.→rnP≅Z et S=ZSN(→K) avec SN(→K)=N∑n=1ei→K.→Rn.
B.IV.3°.a) l=20λ et →K≠→0; ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑q=1ei→K.(→Rn−→Rq)=N+2N∑n=1n<qN∑q=1cos(→K.(→Rn−→Rq)); la double somme est nulle car les vecteurs →Rn sont aléatoires; d’où ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N; on en déduit:
dPNdΩ=NZ2dP1dΩ.
B.IV.3°.c) On a le phénomène de résonance optique.
B.IV.4°.a) SN(→K)=N−1∑l=0N−1∑m=0N−1∑n=0ei→K.(l→a+m→b+n→c)
SN(→K)=N−1∑l=0ei→K.l→aN−1∑m=0ei→K.l→bN−1∑n=0ei→K.l→c
SN(→K)=ei→K.N→a−1ei→K.→a−1ei→K.N→b−1ei→K.→b−1ei→K.N→c−1ei→K.→c−1
SN(→K)=ei(N−1)2→K.(→a+→b+→c)sin(→K.N2→a)sin(→K.→a2)sin(→K.N2→b)sin(→K.→b2)sin(→K.N2→c)sin(→K.→c2)
B.IV.4°.b) dPNdΩ=Z2(sin(→K.N2→a)sin(→K.→a2)sin(→K.N2→b)sin(→K.→b2)sin(→K.N2→c)sin(→K.→c2))2dP1dΩ
Cette fonction est maximale si →K.→a=2πp,→K.→b=2πq,→K.→c=2πr ce qui est bien le résultat obtenu en A.
B.IV.4°.c)
soit Δ→kr.→c=4πN; or ‖→kr‖=2πλ et en plus, c’est un vecteur perpendiculaire à →kr; on en déduit:
Δθ=2λNdcosθ.
B.IV.5°.a) Au troisième ordre près, SN(→K)≅N∑n=1e→iK.→Rn0(1+i→K.→ρn(t)−12(→K.→ρn(t))2)
⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1+i→K.→ρn(t)−12(→K.→ρn(t))2)(1+i→K.→ρq(t)−12(→K.→ρq(t))2)⟩
⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1+i→K.(→ρn(t)−→ρq(t))−12(→K.→ρn(t))2)−12(→K.→ρq(t))2+(→K.→ρn(t))(→K.→ρq(t))⟩
or ⟨→K.(→ρn(t)−→ρq(t))⟩=0; il reste ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1−12(→K.→ρn(t))2−12(→K.→ρq(t))2+(→K.→ρn(t))(→K.→ρq(t))⟩
⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1−12(→K.(→ρn(t)−→ρq(t))2)⟩
Soit z’z la direction de →K; ⟨‖SN(→K)‖2⟩=N∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)⟨(1−12(K2(ρnz(t)−ρqz(t))2)⟩; en développant le carré parfait, on fait apparaître le double produit de deux déplacements, sans corrélations entre eux; en moyenne, il est nul; on fait apparaître deux carrés de deplacement selon z’z; chaque terme quadratique indépendant représente un degré de liberté et est affecté d’une énergie moyenne kT/2 (k constante de Boltzmann); en appelant C la constante de rappel des atomes à leur position d’équilibre, l’énergie potentielle élastique liée à ce degré de liberté est donnée par 12C⟨ρ2⟩=32kT et donc ⟨ρ2nz⟩=kTC
On en déduit dPNdΩ=Z2dP1dΩN∑n=1N∑n=qei→K.(→Rn0−→Rq0)(1−K2kTC)
soit (dPNdΩ)T=(dPNdΩ)T=0(1−ε)+ξ avec ε=K2kTC et ξreprésentant le reste du développement.
En conséquence εest proportionnel à la température absolue.
B.IV.5°.b) (dPNdΩ)T et (dPNdΩ)T=0sont proportionnelles et de cefait les maximums et les annulations ont lieu pour les mêmes valeurs de θ; les pics ont donc la même largeur angulaire à T quelconque et au zéro absolu.
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