ENSAM option T 1994: Corrigé de mécanique:
Etude d’un filtre mécanique à ressorts
Ce problème a pour finalité l’étude d’un filtre mécanique comportant un grand nombre de ressorts associés en série. Les analogies avec le régime forcé sinusoïdal sont nombreuses. Toutefois, il est regrettable que l’épreuve ait été tant calculatoire.
1. Préliminaires:
On veut approximer x = l . sinθ à l .θ avec une marge d’erreur de 0,5%.
Comme on est au voisinage de zéro, on utilise le D.L. de sinθ.
Il faut avoir: θ(1−5.10−3)<θ−θ36<θ(1+5.10−3) puisque le terme de degré 5 est négligeable.
On a donc: |θ|<0,173rad=9,9∘. On peut donc considérer que l’approximation reste valable tant que l’amplitude du mouvement ne dépasse pas 10°.
2. Etude du pendule simple:
2.1. On se place dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
Le point matériel O est donc soumis à quatre forces: son poids →P=m2→g=−m2g.→k, la tension de la tige →T=T(−sinθcosθ0), la force de frottement →Φ=−f.dxdt.(cosθsinθ0) et la force d’excitation: →F=FM.sinωt.→i.
Appliquons le théorème du moment cinétique en A pour le point matériel O.
On a ainsi: m2ℓ2¨θ→k=→AO∧(→T+→F+m2→g+→Φ). D’où, après calcul du produit vectoriel, simplification à l’aide des notations de l’énoncé et en tenant compte de l’approximation:
x = l θ (et même chose avec les dérivées): μ¨x+f˙x+λx=FM.sinωt
Comme on est en régime sinusoïdal forcé, on passe en notation complexe:
On a alors: x=Im(x_)=Im(X.ej(ωt−α))
De la même façon, en dérivant: ˙x=Im(˙x_)=Im(jωX.ej(ωt−α)) et: ¨x=Im(¨x_)=Im(−ω2.X.ej(ωt−α))
Et: FM=Im(FM_)=Im(FM.ejωt)
On obtient alors: X.e−jα=FMλ−μω2+jfω. On en déduit aisément le module et l’argument: X=FM√(λ−μω2)2+f2ω2 et: α=Arctan(fωλ−μω2).
2.2.1. A.N: X=FM√(0,981−0,1ω2)2+0,25ω2 et: α=Arctan(5ω9,81−ω2)
2.2.2. On obtient une courbe qu’il est facile de tracer à l’aide d’une calculatrice graphique ou d’un ordinateur. Cette courbe est décroissante et tend vers zéro avec une tangente horizontale lorsque ω = 0.
2.3.1. A l’aide de la relation obtenue à la question 2.1. il est très facile de trouver l’impédance complexe. On se rappelle cependant que: V_=˙x_=jωX.ej(ωt−α).
On obtient alors: Z_=f+j(μω−λω), soit: Z_=0,5+0,1j(ω−9,81ω).
2.3.2. En prenant le module et l’argument du complexe ci-dessus, on a:
|Z_|=√0,25+0,01(ω−9,81ω)2 et: Arg(Z_)=Arctan(ω2−9,815ω).
De la même façon que précédemment, on utilise un outil de calcul pour trouver l’allure des courbes.
La courbe du module de Z possède une asymptote verticale en ω = 0 (le module tend alors vers l’infini) et une autre asymptote mais cette fois oblique à l’infini. La courbe est donc décroissante puis croissante.
La phase est par contre une courbe toujours croissante. En ω = 0 elle vaut - π/2 et possède une tangente oblique, tandis qu’elle tend vers + π/2 à l’infini (asymptote horizontale).
3. Etude d’un système excité possédant un seul ressort:
3.1. Nous allons utiliser l ’une des deux relations constituant le principe fondamental de la dynamique: le théorème du moment cinétique (l’autre étant la relation fondamentale de la dynamique).
On est dans le même référentiel du laboratoire (toujours supposé galiléen). D’après les notations de l’énoncé (position des axes xa et xb et ressort non tendu lorsque xa = xb = 0), on en déduit l’expression de la tension du ressort qui s’exerce sur le système (A): →Q=−q(xa−xb).→i. Il s’exerce bien entendu une force opposée sur le système (B).
En appliquant le théorème du moment cinétique en A pour le système (A) on obtient alors: μ¨xa+f˙xa+(λ+q)xa−qxb=0. Et de même en utilisant le même théorème en B pour le système (B): μ¨xb+(λ+q)xb−qxa=FM.sinωt.
3.2. En procédant de la même façon que dans la question 2.1. (passage en notation complexe), on a: [−μω2+jωf+(λ+q)]Xa_=qXb_ et: [−μω2+(λ+q)]Xb_−qXa_=FM_.
Pour trouver les relations concernant les vitesses, on se rappelle que: V_=jωX_ d’où l’on tire:
[−μω2+jωf+(λ+q)]Va_=qVb_ et: [−μω2+(λ+q)]Vb_−qVa_=jω.FM_.
3.3. A l’aide des résultats de la question précédente, on reporte l’expression de Va_danscelledeVb_. On a alors l’impédance complexe d’entrée du système: Ze_=jμω+λ+qjω+q2jω1μω2−λ−q−jfω. A.N: Ze_=0,1jω+6,981jω+36jω10,1ω2−6,981−jfω.
3.4.1. On cherche maintenant fo pour que l’impédance soit réelle positive. Nous allons donc séparer l’impédance en sa partie réelle et sa partie imaginaire.
On trouve: Ze_=fq2(μω2−λ−q)2+f2ω2+jω[μω2−λ−q−q2(μω2−λ−q)(μω2−λ−q)2+f2ω2]
La partie imaginaire étant nulle lorsque f = fo, on en déduit après calculs: fo=+√q2−(μω2−λ−q)2ω2 puisque la racine négative est impossible (fo > 0).
On remarque qu’alors: Ze_=jμω+λ+qjω+q2jω1μω2−λ−q−jfoω=fo.
A.N: fo=1ω√36−(0,1ω2−6,981)2
3.4.2. Pour que fo existe, il faut que la racine carrée soit définie, c’est à dire que q2−(μω2−λ−q)2≥0 donc: √λμ≤ω≤√λ+2qμ. Ainsi: ω1=√λμet:ω2=√λ+2qμ
A.N: ω1 = 3,13 rad/s et: ω2 = 11,39 rad/s.
3.4.3. Lorsque f = fo, la relation entre les amplitudes complexes Xa_etXb_ devient: [−μω2+jωfo+(λ+q)]Xa_=qXb_ donc, en passant aux modules: XaM.√(μω2−λ−q)2+fo2ω2=q.XbM. Ainsi, quand on remplace fo par son expression, on trouve après simplification: XaM = XbM.
Soit β=Arg(Xa_)−Arg(Xb_)=Arg(Xa_Xb_)=Arctan(√q2−(μω2−λ−q)2μω2−λ−q). β est le déphasage entre les déplacements des systèmes (A) et (B).
3.4.4. Lorsque ω tend vers ω1 on trouve que β tend vers 0. Le résultat est le même lorsque ω tend vers ω2. On peut donc affirmer que les deux masses vibrent en phase avec la même amplitude quand ω tend vers ω1 ou vers ω2.
On peut interpréter cela en disant qu’il n’y a pas de retard dans la transmission de l’énergie de (B) vers (A). Le ressort n’est qu’un intermédiaire qui n’est jamais ni tendu ni comprimé.
4. Etude d’un système à masse double:
La seule différence avec le système précédent est la masse de (C1) qui est le double de la masse de (B). Les calculs sont donc encore valables à condition de remplacer, pour (B) µ par 2µ et λ par 2λ. Ainsi les équations entre grandeurs complexes deviennent (lorsque f = fo):
[−μω2+jωfo+(λ+q)]Va_=qVc_ et: [−2μω2+(2λ+q)]Vc_−qVa_=jω.FM_.
Alors, après calculs, on trouve que: Ze_=FM_Vc_=fo+j(μω−λω) qui est exactement l’expression obtenue pour l’impédance Z_ de la question 2.3.1.
5. Etude du filtre mécanique complet:
5.1. Etudions pour commencer le système simple composé uniquement de (B), (C1) et (A).
Par analogie avec les questions précédentes, les équations entre grandeurs complexes sont:
Pour (A): [−μω2+jωfo+(λ+q)]Va_=qV1_
Pour (C1): −2μω2V1_+2λV1_+q(V1_−Va_)+q(V1_−Vb_)=0
Pour (B): [−μω2+(λ+q)]Vb_−qV1_=jω.FM_
Par ailleurs, la remarque de la question 3.4.1. nous indique: 1jω[−μω2+λ+q+q2μω2−λ−q−jfoω]=fo
Ainsi, en reportant l’expression de Va_ obtenue avec l’équation de (A) dans l’équation de (C1), on trouve, en tenant compte de la remarque ci-dessus: [−μω2+jωfo+(λ+q)]V1_=qVb_ c’est à dire une relation en tout point similaire entre d’une part Va_ et V1_ et, d’autre part V1_ et Vb_.
Alors, le calcul de l’impédance d’entrée devient simple, et après des simplifications du type exprimé ci-dessus, on trouve: Ze_=FM_Vb_=fo.
Nous ferons donc l’hypothèse de récurrence suivante:
« On suppose que, jusqu’au rang k, [−μω2+jωfo+(λ+q)]Vi−1_=qVi_ ».
Démontrons maintenant que cette relation est vraie jusqu’au rang k+1.
En effet, le principe fondamental de la dynamique nous permet de dire, en étudiant le système (Ck): −2μω2Vk_+2λVk_+q(Vk_−Vk−1_)+q(Vk_−Vk+1_)=0. Soit, en utilisant la relation de récurrence ainsi que la remarque énoncée plus haut: [−μω2+jωfo+(λ+q)]Vk_=qVk+1_ qui permet d’énoncer l’hypothèse de récurrence au rang k+1.
Or, puisque cette relation est correcte au rang 1, on en déduit qu’elle est vraie jusqu’au rang n.
L’étude menée plus haut nous permet alors d’affirmer: Ze_=FM_Vb_=fo. Donc, quel que soit le nombre n de ressorts l’impédance d’entrée du système complet est fo.
5.2. On a vu que: 1jω[−μω2+λ+q+q2μω2−λ−q−jfoω]=fo.
Il en découle: (µω2 - λ - q - jfoω)2 = q2 , soit, en reportant dans la relation de récurrence: Vi−1_=±Vi_. On en déduit la relation entre les amplitudes complexes, puisque l’on sait que: V_=jωX_, Xi−1_=±Xi_
Donc, tous les pendules effectuent des oscillations de même amplitude.
5.3. Lorsqu’on est à l’extérieur de l’intervalle [ω1,ω2] il n’est plus possible d’avoir f = fo, donc les masses ne vibrent plus en phase. Par analogie avec un circuit RLC série, on n’est plus à la résonance et xa décroît rapidement.
Etude d’un filtre mécanique à ressorts
Ce problème a pour finalité l’étude d’un filtre mécanique comportant un grand nombre de ressorts associés en série. Les analogies avec le régime forcé sinusoïdal sont nombreuses. Toutefois, il est regrettable que l’épreuve ait été tant calculatoire.
1. Préliminaires:
On veut approximer x = l . sinθ à l .θ avec une marge d’erreur de 0,5%.
Comme on est au voisinage de zéro, on utilise le D.L. de sinθ.
Il faut avoir: θ(1−5.10−3)<θ−θ36<θ(1+5.10−3) puisque le terme de degré 5 est négligeable.
On a donc: |θ|<0,173rad=9,9∘. On peut donc considérer que l’approximation reste valable tant que l’amplitude du mouvement ne dépasse pas 10°.
2.1. On se place dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
Le point matériel O est donc soumis à quatre forces: son poids →P=m2→g=−m2g.→k, la tension de la tige →T=T(−sinθcosθ0), la force de frottement →Φ=−f.dxdt.(cosθsinθ0) et la force d’excitation: →F=FM.sinωt.→i.
Appliquons le théorème du moment cinétique en A pour le point matériel O.
On a ainsi: m2ℓ2¨θ→k=→AO∧(→T+→F+m2→g+→Φ). D’où, après calcul du produit vectoriel, simplification à l’aide des notations de l’énoncé et en tenant compte de l’approximation:
x = l θ (et même chose avec les dérivées): μ¨x+f˙x+λx=FM.sinωt
Comme on est en régime sinusoïdal forcé, on passe en notation complexe:
On a alors: x=Im(x_)=Im(X.ej(ωt−α))
De la même façon, en dérivant: ˙x=Im(˙x_)=Im(jωX.ej(ωt−α)) et: ¨x=Im(¨x_)=Im(−ω2.X.ej(ωt−α))
Et: FM=Im(FM_)=Im(FM.ejωt)
On obtient alors: X.e−jα=FMλ−μω2+jfω. On en déduit aisément le module et l’argument: X=FM√(λ−μω2)2+f2ω2 et: α=Arctan(fωλ−μω2).
2.2.1. A.N: X=FM√(0,981−0,1ω2)2+0,25ω2 et: α=Arctan(5ω9,81−ω2)
2.2.2. On obtient une courbe qu’il est facile de tracer à l’aide d’une calculatrice graphique ou d’un ordinateur. Cette courbe est décroissante et tend vers zéro avec une tangente horizontale lorsque ω = 0.
2.3.1. A l’aide de la relation obtenue à la question 2.1. il est très facile de trouver l’impédance complexe. On se rappelle cependant que: V_=˙x_=jωX.ej(ωt−α).
On obtient alors: Z_=f+j(μω−λω), soit: Z_=0,5+0,1j(ω−9,81ω).
2.3.2. En prenant le module et l’argument du complexe ci-dessus, on a:
|Z_|=√0,25+0,01(ω−9,81ω)2 et: Arg(Z_)=Arctan(ω2−9,815ω).
De la même façon que précédemment, on utilise un outil de calcul pour trouver l’allure des courbes.
La courbe du module de Z possède une asymptote verticale en ω = 0 (le module tend alors vers l’infini) et une autre asymptote mais cette fois oblique à l’infini. La courbe est donc décroissante puis croissante.
La phase est par contre une courbe toujours croissante. En ω = 0 elle vaut - π/2 et possède une tangente oblique, tandis qu’elle tend vers + π/2 à l’infini (asymptote horizontale).
3.1. Nous allons utiliser l ’une des deux relations constituant le principe fondamental de la dynamique: le théorème du moment cinétique (l’autre étant la relation fondamentale de la dynamique).
On est dans le même référentiel du laboratoire (toujours supposé galiléen). D’après les notations de l’énoncé (position des axes xa et xb et ressort non tendu lorsque xa = xb = 0), on en déduit l’expression de la tension du ressort qui s’exerce sur le système (A): →Q=−q(xa−xb).→i. Il s’exerce bien entendu une force opposée sur le système (B).
En appliquant le théorème du moment cinétique en A pour le système (A) on obtient alors: μ¨xa+f˙xa+(λ+q)xa−qxb=0. Et de même en utilisant le même théorème en B pour le système (B): μ¨xb+(λ+q)xb−qxa=FM.sinωt.
3.2. En procédant de la même façon que dans la question 2.1. (passage en notation complexe), on a: [−μω2+jωf+(λ+q)]Xa_=qXb_ et: [−μω2+(λ+q)]Xb_−qXa_=FM_.
Pour trouver les relations concernant les vitesses, on se rappelle que: V_=jωX_ d’où l’on tire:
[−μω2+jωf+(λ+q)]Va_=qVb_ et: [−μω2+(λ+q)]Vb_−qVa_=jω.FM_.
3.3. A l’aide des résultats de la question précédente, on reporte l’expression de Va_danscelledeVb_. On a alors l’impédance complexe d’entrée du système: Ze_=jμω+λ+qjω+q2jω1μω2−λ−q−jfω. A.N: Ze_=0,1jω+6,981jω+36jω10,1ω2−6,981−jfω.
3.4.1. On cherche maintenant fo pour que l’impédance soit réelle positive. Nous allons donc séparer l’impédance en sa partie réelle et sa partie imaginaire.
On trouve: Ze_=fq2(μω2−λ−q)2+f2ω2+jω[μω2−λ−q−q2(μω2−λ−q)(μω2−λ−q)2+f2ω2]
La partie imaginaire étant nulle lorsque f = fo, on en déduit après calculs: fo=+√q2−(μω2−λ−q)2ω2 puisque la racine négative est impossible (fo > 0).
On remarque qu’alors: Ze_=jμω+λ+qjω+q2jω1μω2−λ−q−jfoω=fo.
A.N: fo=1ω√36−(0,1ω2−6,981)2
3.4.2. Pour que fo existe, il faut que la racine carrée soit définie, c’est à dire que q2−(μω2−λ−q)2≥0 donc: √λμ≤ω≤√λ+2qμ. Ainsi: ω1=√λμet:ω2=√λ+2qμ
A.N: ω1 = 3,13 rad/s et: ω2 = 11,39 rad/s.
3.4.3. Lorsque f = fo, la relation entre les amplitudes complexes Xa_etXb_ devient: [−μω2+jωfo+(λ+q)]Xa_=qXb_ donc, en passant aux modules: XaM.√(μω2−λ−q)2+fo2ω2=q.XbM. Ainsi, quand on remplace fo par son expression, on trouve après simplification: XaM = XbM.
Soit β=Arg(Xa_)−Arg(Xb_)=Arg(Xa_Xb_)=Arctan(√q2−(μω2−λ−q)2μω2−λ−q). β est le déphasage entre les déplacements des systèmes (A) et (B).
3.4.4. Lorsque ω tend vers ω1 on trouve que β tend vers 0. Le résultat est le même lorsque ω tend vers ω2. On peut donc affirmer que les deux masses vibrent en phase avec la même amplitude quand ω tend vers ω1 ou vers ω2.
On peut interpréter cela en disant qu’il n’y a pas de retard dans la transmission de l’énergie de (B) vers (A). Le ressort n’est qu’un intermédiaire qui n’est jamais ni tendu ni comprimé.
4. Etude d’un système à masse double:
La seule différence avec le système précédent est la masse de (C1) qui est le double de la masse de (B). Les calculs sont donc encore valables à condition de remplacer, pour (B) µ par 2µ et λ par 2λ. Ainsi les équations entre grandeurs complexes deviennent (lorsque f = fo):
[−μω2+jωfo+(λ+q)]Va_=qVc_ et: [−2μω2+(2λ+q)]Vc_−qVa_=jω.FM_.
Alors, après calculs, on trouve que: Ze_=FM_Vc_=fo+j(μω−λω) qui est exactement l’expression obtenue pour l’impédance Z_ de la question 2.3.1.
5.1. Etudions pour commencer le système simple composé uniquement de (B), (C1) et (A).
Par analogie avec les questions précédentes, les équations entre grandeurs complexes sont:
Pour (A): [−μω2+jωfo+(λ+q)]Va_=qV1_
Pour (C1): −2μω2V1_+2λV1_+q(V1_−Va_)+q(V1_−Vb_)=0
Pour (B): [−μω2+(λ+q)]Vb_−qV1_=jω.FM_
Par ailleurs, la remarque de la question 3.4.1. nous indique: 1jω[−μω2+λ+q+q2μω2−λ−q−jfoω]=fo
Ainsi, en reportant l’expression de Va_ obtenue avec l’équation de (A) dans l’équation de (C1), on trouve, en tenant compte de la remarque ci-dessus: [−μω2+jωfo+(λ+q)]V1_=qVb_ c’est à dire une relation en tout point similaire entre d’une part Va_ et V1_ et, d’autre part V1_ et Vb_.
Alors, le calcul de l’impédance d’entrée devient simple, et après des simplifications du type exprimé ci-dessus, on trouve: Ze_=FM_Vb_=fo.
Nous ferons donc l’hypothèse de récurrence suivante:
« On suppose que, jusqu’au rang k, [−μω2+jωfo+(λ+q)]Vi−1_=qVi_ ».
Démontrons maintenant que cette relation est vraie jusqu’au rang k+1.
En effet, le principe fondamental de la dynamique nous permet de dire, en étudiant le système (Ck): −2μω2Vk_+2λVk_+q(Vk_−Vk−1_)+q(Vk_−Vk+1_)=0. Soit, en utilisant la relation de récurrence ainsi que la remarque énoncée plus haut: [−μω2+jωfo+(λ+q)]Vk_=qVk+1_ qui permet d’énoncer l’hypothèse de récurrence au rang k+1.
Or, puisque cette relation est correcte au rang 1, on en déduit qu’elle est vraie jusqu’au rang n.
L’étude menée plus haut nous permet alors d’affirmer: Ze_=FM_Vb_=fo. Donc, quel que soit le nombre n de ressorts l’impédance d’entrée du système complet est fo.
5.2. On a vu que: 1jω[−μω2+λ+q+q2μω2−λ−q−jfoω]=fo.
Il en découle: (µω2 - λ - q - jfoω)2 = q2 , soit, en reportant dans la relation de récurrence: Vi−1_=±Vi_. On en déduit la relation entre les amplitudes complexes, puisque l’on sait que: V_=jωX_, Xi−1_=±Xi_
Donc, tous les pendules effectuent des oscillations de même amplitude.
5.3. Lorsqu’on est à l’extérieur de l’intervalle [ω1,ω2] il n’est plus possible d’avoir f = fo, donc les masses ne vibrent plus en phase. Par analogie avec un circuit RLC série, on n’est plus à la résonance et xa décroît rapidement.
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